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(Revue) Teenage Bottlerocket à guichet fermé, tout un party!

Méchante soirée de malade! Jeudi le 13 juin dernier, je suis sorti de chez moi en direction de L’Anti Bar et Spectacles pour une soirée inoubliable. Je m’en doutais un peu, puisque j’allais voir Teenage Bottlerocket à guichet fermé. Ramona, qui les suivait en tournée et Jeffrey Lost Control, de Thetford Mines, assuraient la première partie. Beau travail d’équipe!

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(Revue) Le Red Bridge Fest, une première édition parfaite?

redbridge

Sur un site paradisiaque, dans un boisé longeant une rivière, au cœur de la municipalité de Pont-Rouge, dans le comté de Portneuf, se tenait le tout premier festival Red Bridge les 7 et 8 juin dernier. L’événement, qui se spécialise dans le skate punk, a reçu un bel accueil du public et une belle participation avec des festivaliers venant des quatre coins du Québec. Bien viser son public et lui offrir une expérience complète dès la première année n’est pas une tâche facile. Pourtant, l’équipe derrière cette fin de semaine magique a relevé le défi avec brio. Allons voir ma fin de semaine plus en détail.

La fin de semaine s’annonçait belle et la programmation à Pont-Rouge était parfaite. Une seule scène dans la petite clairière, nous laissant dans une intimité quasi totale. Reset casse la glace en ce vendredi soir estival et me surprend du même coup. Mes dernières expériences avec le groupe étaient plus que décevantes. L’arrivée de Gilbert Vallerand au sein du groupe a bien amélioré leur performance à mon avis. Le chanteur avait le vent dans le toupet (ventilateur au sol devant lui) tellement ça y allait!

Par la suite, Ten Foot Pole a bien entretenu la foule qui devenait de plus en plus festive et active. Beaucoup de classiques de la formation, le tout joué avec entrain. Sans oublier des morceaux récents qui me sont malheureusement inconnus. Je dois mentionner ma fierté de voir un confrère québécois à la batterie, Guillaume Fortin (Our Darkest Days, Bigwig) qui joue avec un groupe qui a marqué notre jeunesse. Bref, l’ambiance du show est placée, les bouteilles ont commencé à voler et l’audience grandissante chante et danse davantage.

La pénombre s’est installée dans le parc, Face to Face est sur le point d’entamer son album Big Choice dans l’ordre. Cet album n’était pas mon plus gros choix, mais à voir la foule maintenant à son apogée, je pouvais comprendre la décision. J’étais bien content de les voir jouer sans même connaitre un seul morceau (avant les quelques classiques vers la fin du spectacle). L’atmosphère au RBF était magnifique. Amplement de gens pour vivre une expérience de show et pour laisser une bonne impression aux groupes présents, mais aussi, il était aisé de se déplacer comme bon nous semblait. C’est cette même énergie qui a fait que mon show de F2F était très bien. Ah oui, les gars sont bons en chien, droits comme une barre!

Le samedi s’annonçait chaud et ensoleillé. Les conditions parfaites pour retourner au Red Bridge Fest se désaltérer avec de la bonne Trou du Diable. Un ajout pour la journée, la lutte nous accompagnera entre chaque groupe. Persistence montait sur scène pour nous remettre vers le droit chemin festivalier. Bonne performance entraînante, ils ont un son bien travaillé et portent le lourd fardeau d’ouvrir les festivités fièrement. On hoche la tête tout en cherchant nos amis. Ça sent la crème solaire à plein nez!

Le groupe de la relève que j’attendais avec impatience jouera juste après un premier combat de lutte amateur. Combat un peu lourdaud, mais ça fait tellement du bien crier après du monde et les envoyer chier sans se faire regarder de travers. Revenons à Exhibition. Connaissant seulement les pièces du dernier EP, je me considère chanceux. Mes chansons ont été les meilleures du set. La voix du guitariste Denis Robitaille est tout simplement malade. Un beau rauque parfaitement ajusté au punk. Petit bémol, le chanteur principal manquait de voix et de souffle, ça casse un peu la magie dans la foule.

Ce qui est des plus agréable dans les événements, passer du temps entre amis. J’ai donc apprécié Crane de plus loin en jasant avec mes amis. La bière est bonne, la musique est bonne, ma journée est donc bonne. On peut observer les quelques ballons qui virevoltent avec les nombreux enfants jouant en avant scène, ce qui donne tout son sens au festival se voulant familial.

Mute, le groupe qui me déçoit jamais, a encore une fois servi tout un spectacle. Les maîtres du skate punk de la ville de Québec se donnent comme s’il n’y avait pas de lendemain. Aucune mauvaise chanson au programme. Au même moment les enfants présents ont dû se partager les ballons de plage avec nous. Une vraie foire de jonglerie (les ballons sont omniprésents) au soleil dans la foule. Un de ces groupes qui fait chanter tout le monde.

Un des artistes les plus précis de la journée n’a déçu personne. Le trio Cigar et sa précision exemplaire était de la partie. Encore une fois, avec un seul album à son actif depuis 1999, tous les amateurs présents ont dû en perdre la voix. Tranquillement pas vite, mon énergie se faisait rare. J’ai eu droit à Mr. Hurtado assis plus loin avec de la pizza de food truck plein la bouche, de toute beauté!

Mes attentes pour Ignite étaient trop grandes. Bien que j’aie beaucoup apprécié leur présence, la voix haute et poussée que j’attendais n’était pas à la hauteur. Le groupe a donné un spectacle plaisant avec beaucoup de morceaux de leur opus majeur: Our Darkest Days.

Toutefois, Authority Zero et son charismatique chanteur, Jason Devore, ont démoli toutes mes attentes, de beaucoup. Leur présence sur scène a commencé raide avec une de leur plus rapide, A Passage in Time. L’intensité de ma fin de semaine est dans le tapis, ce que je peux dire, ils ont volé le show! Jason chante bien, vite et gesticule en animateur de foule punk rock exemplaire. Son aisance et son charme ne font que rehausser ce qui est déjà trop bon. Et je n’ai pas encore parlé du guitariste manchot, avec un bout de bois en guise de main, qui n’a pas fait faux pas. Deux fois bravo à Authority Zero.

Les enfants sont plus loin ou partis complètement, place à la tête d’affiche, Face to Face… encore. Je ne suis pas un fan comme vous avez pu lire plus haut, je peux quand même vous avouer qu’ils font bien ce pourquoi ils sont venus faire. Un spectacle plus près des normes. Ce qui m’a tué ce soir là, le show de Punkrock High en formule salle. Après F2F, nous avons marché cinq minutes pour arriver au Moulin. Le deux heures de classiques punk rock 90’s a planté le dernier clou dans mon cercueil. Chanter, cracher de la bière, se pousser et perdre la voix, je sais que vous savez de quoi je parle.

Moments Marcan: La quinzaine d’enfants qui engueulaient les lutteurs avec acharnement entre chaque groupe, j’ai rarement vu une aussi belle foule de petits … garnements. Mention spéciale au moment où ils sont tous allés poker le lutteur sur le sol, en dehors du ring, en lui demandant s’il était correct.

Le lutteur qui a démoli un ballon se trouvant dans le ring et sautant assis dessus, ainsi que le gars qui présentait le Rock la Cauze qui s’est fait lutter la face dans une mise en scène surprise. Bref la lutte en mode festival, ça torche solide!

ÉCRIT PAR : MARCAN

Mon épopée au Pouzza 2019 | Partie 2/2

pouzza2019

Jour 3: Encore une belle journée égayée par les groupes ska de l’après-midi. Mais c’est officiellement à The Human Project aux Foufs que toute mon énergie est ressortie. Quel groupe fascinant! Comment peut-on être aussi intense et technique sans l’échapper une note? Les voix et les cris étaient si parfaits et justes, j’en avais des frissons. Le chanteur pousse tellement haut, ce n’est pas croyable tant qu’on ne le vit pas en spectacle. Leur entrée en scène a désorienté tout le monde.

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(Spécial Pouzza Fest) Les choix de Marcan!

Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite en direction du Pouzza Fest 9, un marathon que plusieurs d’entre nous tenons depuis l’annonce des premiers groupes en décembre dernier. J’ai pour vous aujourd’hui, une petite sélection de coups de cœur de cette 9e édition. Dix formations, d’ici et d’ailleurs que je prise particulièrement. Dix groupes que vous devez voir en fin de semaine d’après moi.

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(Chronique) Small Town Rivalries, l’album qui célèbre les 20 ans de Jeffrey Lost Control!


TITRE : JEFFREY LOST CONTROL /
GROUPE :
SMALL TOWN RIVALRIES

LABEL : LIMONADE RECORDS /
VILLE : THETFORD MINES / PAYS : CANADA
SORTIE : 13/05/2019


Depuis maintenant vingt belles années, Jeffrey Lost Control se produit sur scène et nous partage avec passion un des plus beaux styles punk rock que je connaisse (beardpunk, orgcore, rendu là, c’est plutôt difficile à qualifier). Des gars qui ont bûché durant toutes ces années, mais malheureusement, ils restent méconnus. De là l’importance de lire ces quelques lignes (et d’écouter leurs albums bien sûr). La sortie du long-jeu Small Town Rivalries lundi 13 mai pourrait en convaincre plus d’un.

Avec plusieurs parutions par le passé, sous forme de splits ou EP, Jeffrey Lost Control avaient déjà établi un son bien à eux au Québec. Quoi qu’inspiré des vétérans Hot Water Music, je persiste à dire que par chez nous, ils ne sont pas beaucoup de cette gamme. La pression était forte car ça fait un certain temps que la formation de Thetford Mine nous promettait un LP. Vous pouvez maintenant relaxer, il est arrivé et il est excellent!

Ma première écoute ne fut pas la meilleure. Si on considère que la première écoute n’est que très rarement un coup de foudre et que le groupe a pris une maturité inattendue, je considère donc ma première approche comme un succès. Je peux aussi vous dire que je reconnaissais très bien l’univers de Jeffrey Lost Control; un des meilleurs points que l’on peut avoir quand on entend un album tant attendu. Neuf chansons qui sortent directement du cœur.

Rythmiques de guitares ultra mélodieuses et sans superflu, simplement envoûtantes. Un quatuor égal à lui-même où chaque instrument est aussi bien exécuté que les autres et sans maillon faible. Dans l’ensemble, on reconnait le travail d’un groupe qui joue depuis longtemps, ce qui donne un son professionnel. C’est pour cette raison que je ne m’inquiétais pas si au départ je n’avais pas eu de coup de foudre, une telle émotion est éphémère, mon amour pour Small Town Rivalries est pur et est là pour rester. À la deuxième écoute, j’étais déjà accro!

Tapage de pied, hochements de la tête tout en chantant de notre voix la plus rauque, voilà à quoi ressemble quelqu’un qui écoute le nouveau Jeffrey Lost Control et se laisse imprégner par cette énergie chaleureuse. Encore énormément de moments pour chanter en chœur et participer à la richesse des vocaux qui a fait de Jeffrey le groupe aimé et respecté que l’on connait aujourd’hui.

Au risque de me faire lapider, je tiens à souligner la ressemblance avec Taking Back Sunday sur Hopeless Case. La partie avec les deux chanteurs vers la fin plus précisément. Un moment que j’adore! Tant qu’à être dans les comparaisons, Anxiety (Everything’s Fine) me fait penser à du bon Iron Chic. Même le nom pourrait être tiré d’un de leurs albums. Ceci étant dit, ressemblance ne rime pas avec plagiat et il y a probablement juste moi qui aura remarqué ces détails.

Mon coup de cœur va à la pièce éponyme qui a été la première à sortir du lot. Ainsi qu’à What Are We After All pour commencer l’œuvre en coup de pied dans la porte et Coffee, Records and Sleeping Pills pour bien conclure en refermant la porte doucement derrière elle.

ÉCRIT PAR : MARCAN

(Entrevue Pré-Pouzza) L’univers de DeeCracks…

GROUPE : DEECRACKS
LABEL : PIRATE PRESS / VILLE : KLAGENFURT /
PAYS
: AUTRICHE

RÉSEAUX SOCIAUX DU GROUPE : fb | bandcamp | bandcamp


Le trio DeeCracks, sera en tournée dans l’est du Canada dans les prochains jours avec Steve Adamyk Band. Trois villes québécoises de prévues; Québec, Shawinigan et Pouzza Fest de Montréal. J’en ai donc profité pour leur poser quelques questions, histoire de se mettre dans l’ambiance et de mieux les connaitre avant d’aller les voir. C’est à lire, que vous connaissiez ou non la formation autrichienne.

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(Chronique) Ça Sent le Gaz, ça sonne Varlope!


TITRE : ÇA SENT LE GAZ / GROUPE : VARLOPE
LABEL : INDÉPENDANT/ VILLE : QUÉBEC / PAYS : CANADA
SORTIE : 03/04/2019


La formation Varlope de Québec sortira dans les prochains jours, un nouveau EP intitulé Ça Sent le Gaz. J’ai eu la chance de pouvoir l’écouter en primeur. Je ne peux pas dire que je suis surpris, puisqu’il est à la hauteur de mes attentes, je peux tout de même vous dire que je suis agréablement satisfait! Un quatre-pistes d’une grande efficacité.

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