Archives de mot-clé : Critique d’album Punk Rock

(Chronique) Un retour bien orchestré pour Sum 41 !


TITRE : ORDER IN DECLINE /
GROUPE : SUM 41

LABEL : HOPELESS RECORDS /
VILLE : TORONTO / PAYS : CANADA
SORTIE : 19/07/2019


Sum 41 est un groupe qui se régénère d’album en album. Lorsque j’ai entendu dire qu’ils entraient en studio, j’espérais un retour au son plus lourd, comme sur mon album préféré de leur discographie, Chuck. Avec cet album-là, on était loin de la pop punk d’All Killer No Filler. Avant la sortie du premier simple, Deryck, le chanteur du groupe, avait mentionné que le prochain opus serait le plus heavy du groupe à ce jour. Dès cet instant, j’attendais impatiemment de pouvoir tendre l’oreille à ce nouvel effort.

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(Chronique) Dan Vapid & The Cheats ou les métaphores de la dépression ?


TITRE : DAN VAPID & THE CHEATS /
GROUPE :
THREE /

LABEL : ECCENTRIC POP RECORDS /
VILLE : CHICAGO / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 15/03/2019


J’attendais ce troisième album de Dan Vapid & The Cheats avec beaucoup d’excitation, considérant que l’album Two est littéralement l’album que j’ai le plus écouté des 5 dernières années. Pour des raisons personnelles, l’album de 2013 m’a en partie aidé à sortir d’une période un peu plus difficile. Traitant de rupture, de dépression et d’espoir, Cold and Rainy Days a été, et est encore, mon remède contre la grisaille. Bref, à mes yeux, Two avait mis la barre haute pour Three. D’ailleurs, l’escalier en spirale descendante de la pochette est une métaphore sur la dépression.

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(Chronique) Small Town Rivalries, l’album qui célèbre les 20 ans de Jeffrey Lost Control!


TITRE : JEFFREY LOST CONTROL /
GROUPE :
SMALL TOWN RIVALRIES

LABEL : LIMONADE RECORDS /
VILLE : THETFORD MINES / PAYS : CANADA
SORTIE : 13/05/2019


Depuis maintenant vingt belles années, Jeffrey Lost Control se produit sur scène et nous partage avec passion un des plus beaux styles punk rock que je connaisse (beardpunk, orgcore, rendu là, c’est plutôt difficile à qualifier). Des gars qui ont bûché durant toutes ces années, mais malheureusement, ils restent méconnus. De là l’importance de lire ces quelques lignes (et d’écouter leurs albums bien sûr). La sortie du long-jeu Small Town Rivalries lundi 13 mai pourrait en convaincre plus d’un.

Avec plusieurs parutions par le passé, sous forme de splits ou EP, Jeffrey Lost Control avaient déjà établi un son bien à eux au Québec. Quoi qu’inspiré des vétérans Hot Water Music, je persiste à dire que par chez nous, ils ne sont pas beaucoup de cette gamme. La pression était forte car ça fait un certain temps que la formation de Thetford Mine nous promettait un LP. Vous pouvez maintenant relaxer, il est arrivé et il est excellent!

Ma première écoute ne fut pas la meilleure. Si on considère que la première écoute n’est que très rarement un coup de foudre et que le groupe a pris une maturité inattendue, je considère donc ma première approche comme un succès. Je peux aussi vous dire que je reconnaissais très bien l’univers de Jeffrey Lost Control; un des meilleurs points que l’on peut avoir quand on entend un album tant attendu. Neuf chansons qui sortent directement du cœur.

Rythmiques de guitares ultra mélodieuses et sans superflu, simplement envoûtantes. Un quatuor égal à lui-même où chaque instrument est aussi bien exécuté que les autres et sans maillon faible. Dans l’ensemble, on reconnait le travail d’un groupe qui joue depuis longtemps, ce qui donne un son professionnel. C’est pour cette raison que je ne m’inquiétais pas si au départ je n’avais pas eu de coup de foudre, une telle émotion est éphémère, mon amour pour Small Town Rivalries est pur et est là pour rester. À la deuxième écoute, j’étais déjà accro!

Tapage de pied, hochements de la tête tout en chantant de notre voix la plus rauque, voilà à quoi ressemble quelqu’un qui écoute le nouveau Jeffrey Lost Control et se laisse imprégner par cette énergie chaleureuse. Encore énormément de moments pour chanter en chœur et participer à la richesse des vocaux qui a fait de Jeffrey le groupe aimé et respecté que l’on connait aujourd’hui.

Au risque de me faire lapider, je tiens à souligner la ressemblance avec Taking Back Sunday sur Hopeless Case. La partie avec les deux chanteurs vers la fin plus précisément. Un moment que j’adore! Tant qu’à être dans les comparaisons, Anxiety (Everything’s Fine) me fait penser à du bon Iron Chic. Même le nom pourrait être tiré d’un de leurs albums. Ceci étant dit, ressemblance ne rime pas avec plagiat et il y a probablement juste moi qui aura remarqué ces détails.

Mon coup de cœur va à la pièce éponyme qui a été la première à sortir du lot. Ainsi qu’à What Are We After All pour commencer l’œuvre en coup de pied dans la porte et Coffee, Records and Sleeping Pills pour bien conclure en refermant la porte doucement derrière elle.

ÉCRIT PAR : MARCAN

(Chronique) Give You Nothing sur les traces de Good Riddance…


TITRE : GIVE YOU NOTHING /
GROUPE :
GIVE YOU NOTHING

LABEL : UMLAUT RECORDS|SNUBBED RECORDS /
VILLE : SANTA CRUZ / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 01/05/2019


Santa Cruz en Californie, quel bel endroit de rêve avec ses plages chaudes, mais là n’est pas le sujet. Cette région américaine popularisée par la connaissance d’une formation pionnière du millieu punk, Good Riddance, nous aurait donné droit à la pousse active d’une formation dont la principale influence sort directement de la troupe de Russ Rankin. Même que ce dernier figure sur la nouvelle pièce Clean Slate, comme artiste invité!

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(Chronique) Downway, un retour sans reproche pour les Canadiens !


TITRE : LAST CHANCE FOR MORE REGRETS /
GROUPE :
DOWNWAY

LABEL : THOUSAND ISLANDS RECORDS /
VILLE : CALGARY / PAYS : CANADA
SORTIE PRÉVU : 01/05/2019


Pour ceux qui ne connaissent pas l’excellente formation albertaine Downway, vous vous devez d’aller faire un survol de leur discographie. J’ai découvert la formation avec l’album Never be Clever Again. À l’époque, j’écoutais 1-2-3 Punk religieusement. Dès les premières notes, j’ai accroché sur le vidéoclip de la chanson One of us. Le lendemain, j’achetais tous leurs disques, sans déception. Leur dernier enregistrement date de 2003, ils ont fait un split avec Belvedere, autre excellente formation canadienne. 16 ans d’attente avant d’avoir la joie de voir un nouvel opus naître.

Je dois admettre que j’étais fébrile à l’idée d’écouter Last Chance For More Regrets, un album que j’attends depuis très longtemps. Je dois mentionner que c’est une belle prise de la part des gens de Thousand Island Records, un des labels des plus actifs en ce moment sur la scène punk mondiale.

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(Chronique) Cloud Nothings retourne à ce qu’ils font de mieux!


  • CLOUD NOTHINGS

  • LAST BUILDING BURNING
  • [CARPARK RECORDS]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK

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Pour ce cinquième long jeu, le groupe a enregistré au Sonic Ranch, isolé sur une terre agricole près des lignes mexicaines, bien loin de leur Cleveland d’origine. Produit par Randall Dunn, surtout connu pour son travail avec des groupes drone et métal (Sunn O))), Myrkur), l’album fut enregistré le plus simplement possible, en minimisant l’utilisation de la technologie pour un son en spectacle. Le groupe désirait transmettre l’énergie pure du moment; c’est un retour à la base axé sur la composition en sessions de pratique. Baldi précise aussi rechercher une sonorité unique et plus lourde :

I wrote this because I feel like there aren’t too many rock bands doing this right now. A lot of the popular bands with guitars are light. They sound good, but it’s missing the heaviness I like.

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(Chronique) Direct Hit, l’art de l’être entre l’ange et le démon!


  • DIRECT HIT!

  • CROWN OF NOTHING
  • [FAT WRECK]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK ROCK

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Quatrième album du groupe de Milwaukee, un deuxième en 3 ans, sans compter le split avec Pears. L’opus souligne que le paradis et l’enfer sont peut-être le même endroit. Racontant l’histoire d’une femme (l’ange) obtenant le cadeau divin de tourmenter son tueur (le démon) pour l’éternité… mais la récompense en vaut-elle la peine? Le groupe a peu dévoilé publiquement sur la création de cet album; Nick Woods explique qu’il préférait laisser parler la musique, car à notre époque, les artistes parlent souvent trop de leur art au lieu d’y mettre les mains à la pâte.

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