Archives de mot-clé : Chronique d’album Punk

(Chronique) Un retour bien orchestré pour Sum 41 !


TITRE : ORDER IN DECLINE /
GROUPE : SUM 41

LABEL : HOPELESS RECORDS /
VILLE : TORONTO / PAYS : CANADA
SORTIE : 19/07/2019


Sum 41 est un groupe qui se régénère d’album en album. Lorsque j’ai entendu dire qu’ils entraient en studio, j’espérais un retour au son plus lourd, comme sur mon album préféré de leur discographie, Chuck. Avec cet album-là, on était loin de la pop punk d’All Killer No Filler. Avant la sortie du premier simple, Deryck, le chanteur du groupe, avait mentionné que le prochain opus serait le plus heavy du groupe à ce jour. Dès cet instant, j’attendais impatiemment de pouvoir tendre l’oreille à ce nouvel effort.

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(Chronique) Escalating Quickly, un album rafraîchissant?


TITRE : TEN FOOT POLE /
GROUPE :
ESCALATING QUICKLY

LABEL : THOUSAND ISLANDS RECORDS /
VILLE : SANTA CRUZ / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 10/05/2019


Depuis plus d’un an, Dennis Jagard, leader de la formation Ten Foot Pole, nous disait travailler tranquillement sur un nouvel album. Nous avons eu le droit à des pièces en essai lors de sa tournée acoustique au Québec et par la suite avec le groupe complet. Don’t be a Dick, qui est super catchy, fait partie de la rotation du set list depuis un bon moment. Rapidement, elle est devenue une des préférées de la foule, qui peut participer activement au refrain en chantant haut et fort «  Dick Dick Dick ».

Lorsque le temps d’aller en studio est arrivé, il est annoncé que ce sera le réputé Ryan Green derrière la console. Dès le début, il est dit que cet album sera différent. Aucune barrière n’est mise pour Escalating Quickly. Les gars ont eu du plaisir à l’enregistrer, ça s’entend. En plus d’avoir recruté Ryan Green à la console, Sean Sellers de Good Riddance est derrière les tambours pour l’enregistrement et Lil Joe Raposo de Lagwagon à la basse. Dan Palmer (Zebrahead et Death By Stereo) et Dan Jacobs (Atreyu) ont eu carte blanche pour s’amuser à faire des solos. Le résultat est phénoménal.

Si tu t’attends à un Rev ou Unleashed 2, cet album n’est pas pour toi. Au premier son de synthé, tu vas décrocher. Pourtant, la beauté de cet album-là est dans son audace et sa différence. C’est un album qui arrive du champ gauche en amenant du même coup un vent de fraîcheur. Mais détrompez vous, ça reste du Ten Foot Pole. Certaines chansons sont rapides comme en 1997. The Jackals et Long Night en sont un parfait exemple.

Numb est un mélange du bon vieux Ten Foot Pole avec une touche funky. Les synthés surprennent à la première écoute mais on finit par s’y habituer et aimer ça. Le refrain est super accrocheur.

Un de mes coups de cœur est la pièce The Antidote. La production de cet album-là est hallucinante et en particulier sur cette chanson-là. La voix de Dennis n’a jamais été autant explosive et émotive.

Pour terminer Escalating Quickly, la pièce Goodbye Sunny Days se fait entendre. Impossible d’être indifférent à cette magnifique pièce interprétée à la guitare sèche. Ça donne espoir à un futur album acoustique.

J’étais déjà hâtif à la venue d’un nouvel album de Ten Foot Pole et je dois dire qu’ils ont dépassé mes attentes. Ça s’écoute super bien du début à la fin. Aucun temps mort et surtout une superbe production. Avec une ouverture d’esprit, vous tomberez dans le piège de cet album. Il est difficile de ne l’écouter qu’une seule fois. Il est également impossible de passer sous silence l’artwork. Gleb Sinyutkin et Konstantin Zotov y sont allés de mains de maîtres pour cette pochette. Un album bien ficelé qui vaut le détour. Il ne faut pas oublier que l’album est sorti sur Thousand Islands Records.

Mes coups de cœur : Goodbye Sunny Days,The Antidote, Don’t Be a Dick, Long Night

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1. Everything Dies
2. Don’t Be A Dick
3. Numb
4. Forever Road
5. Long Night
6. Victim Of Humility
7. The Jackals
8. The Antidote
9. I Hate The Night
10. Unbroken
11. Goodbye Sunny Days

ÉCRIT PAR : GAGNON

(Chronique) Dan Vapid & The Cheats ou les métaphores de la dépression ?


TITRE : DAN VAPID & THE CHEATS /
GROUPE :
THREE /

LABEL : ECCENTRIC POP RECORDS /
VILLE : CHICAGO / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 15/03/2019


J’attendais ce troisième album de Dan Vapid & The Cheats avec beaucoup d’excitation, considérant que l’album Two est littéralement l’album que j’ai le plus écouté des 5 dernières années. Pour des raisons personnelles, l’album de 2013 m’a en partie aidé à sortir d’une période un peu plus difficile. Traitant de rupture, de dépression et d’espoir, Cold and Rainy Days a été, et est encore, mon remède contre la grisaille. Bref, à mes yeux, Two avait mis la barre haute pour Three. D’ailleurs, l’escalier en spirale descendante de la pochette est une métaphore sur la dépression.

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(Chronique) Small Town Rivalries, l’album qui célèbre les 20 ans de Jeffrey Lost Control!


TITRE : JEFFREY LOST CONTROL /
GROUPE :
SMALL TOWN RIVALRIES

LABEL : LIMONADE RECORDS /
VILLE : THETFORD MINES / PAYS : CANADA
SORTIE : 13/05/2019


Depuis maintenant vingt belles années, Jeffrey Lost Control se produit sur scène et nous partage avec passion un des plus beaux styles punk rock que je connaisse (beardpunk, orgcore, rendu là, c’est plutôt difficile à qualifier). Des gars qui ont bûché durant toutes ces années, mais malheureusement, ils restent méconnus. De là l’importance de lire ces quelques lignes (et d’écouter leurs albums bien sûr). La sortie du long-jeu Small Town Rivalries lundi 13 mai pourrait en convaincre plus d’un.

Avec plusieurs parutions par le passé, sous forme de splits ou EP, Jeffrey Lost Control avaient déjà établi un son bien à eux au Québec. Quoi qu’inspiré des vétérans Hot Water Music, je persiste à dire que par chez nous, ils ne sont pas beaucoup de cette gamme. La pression était forte car ça fait un certain temps que la formation de Thetford Mine nous promettait un LP. Vous pouvez maintenant relaxer, il est arrivé et il est excellent!

Ma première écoute ne fut pas la meilleure. Si on considère que la première écoute n’est que très rarement un coup de foudre et que le groupe a pris une maturité inattendue, je considère donc ma première approche comme un succès. Je peux aussi vous dire que je reconnaissais très bien l’univers de Jeffrey Lost Control; un des meilleurs points que l’on peut avoir quand on entend un album tant attendu. Neuf chansons qui sortent directement du cœur.

Rythmiques de guitares ultra mélodieuses et sans superflu, simplement envoûtantes. Un quatuor égal à lui-même où chaque instrument est aussi bien exécuté que les autres et sans maillon faible. Dans l’ensemble, on reconnait le travail d’un groupe qui joue depuis longtemps, ce qui donne un son professionnel. C’est pour cette raison que je ne m’inquiétais pas si au départ je n’avais pas eu de coup de foudre, une telle émotion est éphémère, mon amour pour Small Town Rivalries est pur et est là pour rester. À la deuxième écoute, j’étais déjà accro!

Tapage de pied, hochements de la tête tout en chantant de notre voix la plus rauque, voilà à quoi ressemble quelqu’un qui écoute le nouveau Jeffrey Lost Control et se laisse imprégner par cette énergie chaleureuse. Encore énormément de moments pour chanter en chœur et participer à la richesse des vocaux qui a fait de Jeffrey le groupe aimé et respecté que l’on connait aujourd’hui.

Au risque de me faire lapider, je tiens à souligner la ressemblance avec Taking Back Sunday sur Hopeless Case. La partie avec les deux chanteurs vers la fin plus précisément. Un moment que j’adore! Tant qu’à être dans les comparaisons, Anxiety (Everything’s Fine) me fait penser à du bon Iron Chic. Même le nom pourrait être tiré d’un de leurs albums. Ceci étant dit, ressemblance ne rime pas avec plagiat et il y a probablement juste moi qui aura remarqué ces détails.

Mon coup de cœur va à la pièce éponyme qui a été la première à sortir du lot. Ainsi qu’à What Are We After All pour commencer l’œuvre en coup de pied dans la porte et Coffee, Records and Sleeping Pills pour bien conclure en refermant la porte doucement derrière elle.

ÉCRIT PAR : MARCAN

(Chronique) Give You Nothing sur les traces de Good Riddance…


TITRE : GIVE YOU NOTHING /
GROUPE :
GIVE YOU NOTHING

LABEL : UMLAUT RECORDS|SNUBBED RECORDS /
VILLE : SANTA CRUZ / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 01/05/2019


Santa Cruz en Californie, quel bel endroit de rêve avec ses plages chaudes, mais là n’est pas le sujet. Cette région américaine popularisée par la connaissance d’une formation pionnière du millieu punk, Good Riddance, nous aurait donné droit à la pousse active d’une formation dont la principale influence sort directement de la troupe de Russ Rankin. Même que ce dernier figure sur la nouvelle pièce Clean Slate, comme artiste invité!

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(Chronique) Charge 69… au front avec un concert endisqué!


TITRE : DÉCHARGE PUBLIC / GROUPE : CHARGE 69
LABEL : COMBAT ROCK / VILLE : METZ / PAYS : FRANCE
SORTIE : 19/03/2019


Si Tagada Jones avait su rehausser l’an dernier l’immense plaisir sauvage d’entendre sur disque un concert déchaîné, survolté, la barre est placée bien haut pour les formations françaises révoltées. Est-ce que Charge 69 a su tirer son épingle du jeu et nous servir un remarquable disque, et démontrer qu’ils en mènent du bruit, eux aussi? Je crois qu’ils s’en sortent pas trop mal, sans explosion révoltante, mais quand même sans dentelle, c’est normal, c’est du punk rock tirant sur la oi, pas de la pop!

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(Chronique) Punk rock mathématique, Qualia and the Five Ancestors of the Great Maryland Kingdom


  • QUALIA AND THE FIVE ANCESTORS OF THE GREAT MARYLAND KINGDOM

  • QUALIA OVER QUANTIA
  • [INDÉPENDANT]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK TECHNIQUE

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Je suis peut-être superficiel, mais je porte beaucoup d’importance aux noms de groupes. D’après moi, on peut visualiser la musique, le type de paroles et bien plus en lisant seulement l’empreint nominal auquel les artistes s’identifient. L’âme des groupes est palpable dans le choix du nom de leur création. Qualia and the Five Ancestors of the Great Maryland Kingdom pourrait paraître exagéré pour un nom de groupe. Pourtant, ce que je perçois, c’est un groupe qui va mettre le paquet et nous offrir des œuvres complexes et des morceaux qui vont dépasser la barre du trois minutes (souvent un exploit dans le punk). C’est peut-être un album de 2018, cependant, mon année 2019 ne trouvera probablement pas plus majestueux.

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