Archives de mot-clé : Chronique d’album punk rock

(Chronique) Escalating Quickly, un album rafraîchissant?


TITRE : TEN FOOT POLE /
GROUPE :
ESCALATING QUICKLY

LABEL : THOUSAND ISLANDS RECORDS /
VILLE : SANTA CRUZ / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 10/05/2019


Depuis plus d’un an, Dennis Jagard, leader de la formation Ten Foot Pole, nous disait travailler tranquillement sur un nouvel album. Nous avons eu le droit à des pièces en essai lors de sa tournée acoustique au Québec et par la suite avec le groupe complet. Don’t be a Dick, qui est super catchy, fait partie de la rotation du set list depuis un bon moment. Rapidement, elle est devenue une des préférées de la foule, qui peut participer activement au refrain en chantant haut et fort «  Dick Dick Dick ».

Lorsque le temps d’aller en studio est arrivé, il est annoncé que ce sera le réputé Ryan Green derrière la console. Dès le début, il est dit que cet album sera différent. Aucune barrière n’est mise pour Escalating Quickly. Les gars ont eu du plaisir à l’enregistrer, ça s’entend. En plus d’avoir recruté Ryan Green à la console, Sean Sellers de Good Riddance est derrière les tambours pour l’enregistrement et Lil Joe Raposo de Lagwagon à la basse. Dan Palmer (Zebrahead et Death By Stereo) et Dan Jacobs (Atreyu) ont eu carte blanche pour s’amuser à faire des solos. Le résultat est phénoménal.

Si tu t’attends à un Rev ou Unleashed 2, cet album n’est pas pour toi. Au premier son de synthé, tu vas décrocher. Pourtant, la beauté de cet album-là est dans son audace et sa différence. C’est un album qui arrive du champ gauche en amenant du même coup un vent de fraîcheur. Mais détrompez vous, ça reste du Ten Foot Pole. Certaines chansons sont rapides comme en 1997. The Jackals et Long Night en sont un parfait exemple.

Numb est un mélange du bon vieux Ten Foot Pole avec une touche funky. Les synthés surprennent à la première écoute mais on finit par s’y habituer et aimer ça. Le refrain est super accrocheur.

Un de mes coups de cœur est la pièce The Antidote. La production de cet album-là est hallucinante et en particulier sur cette chanson-là. La voix de Dennis n’a jamais été autant explosive et émotive.

Pour terminer Escalating Quickly, la pièce Goodbye Sunny Days se fait entendre. Impossible d’être indifférent à cette magnifique pièce interprétée à la guitare sèche. Ça donne espoir à un futur album acoustique.

J’étais déjà hâtif à la venue d’un nouvel album de Ten Foot Pole et je dois dire qu’ils ont dépassé mes attentes. Ça s’écoute super bien du début à la fin. Aucun temps mort et surtout une superbe production. Avec une ouverture d’esprit, vous tomberez dans le piège de cet album. Il est difficile de ne l’écouter qu’une seule fois. Il est également impossible de passer sous silence l’artwork. Gleb Sinyutkin et Konstantin Zotov y sont allés de mains de maîtres pour cette pochette. Un album bien ficelé qui vaut le détour. Il ne faut pas oublier que l’album est sorti sur Thousand Islands Records.

Mes coups de cœur : Goodbye Sunny Days,The Antidote, Don’t Be a Dick, Long Night

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1. Everything Dies
2. Don’t Be A Dick
3. Numb
4. Forever Road
5. Long Night
6. Victim Of Humility
7. The Jackals
8. The Antidote
9. I Hate The Night
10. Unbroken
11. Goodbye Sunny Days

ÉCRIT PAR : GAGNON

(Chronique) Small Town Rivalries, l’album qui célèbre les 20 ans de Jeffrey Lost Control!


TITRE : JEFFREY LOST CONTROL /
GROUPE :
SMALL TOWN RIVALRIES

LABEL : LIMONADE RECORDS /
VILLE : THETFORD MINES / PAYS : CANADA
SORTIE : 13/05/2019


Depuis maintenant vingt belles années, Jeffrey Lost Control se produit sur scène et nous partage avec passion un des plus beaux styles punk rock que je connaisse (beardpunk, orgcore, rendu là, c’est plutôt difficile à qualifier). Des gars qui ont bûché durant toutes ces années, mais malheureusement, ils restent méconnus. De là l’importance de lire ces quelques lignes (et d’écouter leurs albums bien sûr). La sortie du long-jeu Small Town Rivalries lundi 13 mai pourrait en convaincre plus d’un.

Avec plusieurs parutions par le passé, sous forme de splits ou EP, Jeffrey Lost Control avaient déjà établi un son bien à eux au Québec. Quoi qu’inspiré des vétérans Hot Water Music, je persiste à dire que par chez nous, ils ne sont pas beaucoup de cette gamme. La pression était forte car ça fait un certain temps que la formation de Thetford Mine nous promettait un LP. Vous pouvez maintenant relaxer, il est arrivé et il est excellent!

Ma première écoute ne fut pas la meilleure. Si on considère que la première écoute n’est que très rarement un coup de foudre et que le groupe a pris une maturité inattendue, je considère donc ma première approche comme un succès. Je peux aussi vous dire que je reconnaissais très bien l’univers de Jeffrey Lost Control; un des meilleurs points que l’on peut avoir quand on entend un album tant attendu. Neuf chansons qui sortent directement du cœur.

Rythmiques de guitares ultra mélodieuses et sans superflu, simplement envoûtantes. Un quatuor égal à lui-même où chaque instrument est aussi bien exécuté que les autres et sans maillon faible. Dans l’ensemble, on reconnait le travail d’un groupe qui joue depuis longtemps, ce qui donne un son professionnel. C’est pour cette raison que je ne m’inquiétais pas si au départ je n’avais pas eu de coup de foudre, une telle émotion est éphémère, mon amour pour Small Town Rivalries est pur et est là pour rester. À la deuxième écoute, j’étais déjà accro!

Tapage de pied, hochements de la tête tout en chantant de notre voix la plus rauque, voilà à quoi ressemble quelqu’un qui écoute le nouveau Jeffrey Lost Control et se laisse imprégner par cette énergie chaleureuse. Encore énormément de moments pour chanter en chœur et participer à la richesse des vocaux qui a fait de Jeffrey le groupe aimé et respecté que l’on connait aujourd’hui.

Au risque de me faire lapider, je tiens à souligner la ressemblance avec Taking Back Sunday sur Hopeless Case. La partie avec les deux chanteurs vers la fin plus précisément. Un moment que j’adore! Tant qu’à être dans les comparaisons, Anxiety (Everything’s Fine) me fait penser à du bon Iron Chic. Même le nom pourrait être tiré d’un de leurs albums. Ceci étant dit, ressemblance ne rime pas avec plagiat et il y a probablement juste moi qui aura remarqué ces détails.

Mon coup de cœur va à la pièce éponyme qui a été la première à sortir du lot. Ainsi qu’à What Are We After All pour commencer l’œuvre en coup de pied dans la porte et Coffee, Records and Sleeping Pills pour bien conclure en refermant la porte doucement derrière elle.

ÉCRIT PAR : MARCAN

(Chronique) Downway, un retour sans reproche pour les Canadiens !


TITRE : LAST CHANCE FOR MORE REGRETS /
GROUPE :
DOWNWAY

LABEL : THOUSAND ISLANDS RECORDS /
VILLE : CALGARY / PAYS : CANADA
SORTIE PRÉVU : 01/05/2019


Pour ceux qui ne connaissent pas l’excellente formation albertaine Downway, vous vous devez d’aller faire un survol de leur discographie. J’ai découvert la formation avec l’album Never be Clever Again. À l’époque, j’écoutais 1-2-3 Punk religieusement. Dès les premières notes, j’ai accroché sur le vidéoclip de la chanson One of us. Le lendemain, j’achetais tous leurs disques, sans déception. Leur dernier enregistrement date de 2003, ils ont fait un split avec Belvedere, autre excellente formation canadienne. 16 ans d’attente avant d’avoir la joie de voir un nouvel opus naître.

Je dois admettre que j’étais fébrile à l’idée d’écouter Last Chance For More Regrets, un album que j’attends depuis très longtemps. Je dois mentionner que c’est une belle prise de la part des gens de Thousand Island Records, un des labels des plus actifs en ce moment sur la scène punk mondiale.

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(Chronique) Charge 69… au front avec un concert endisqué!


TITRE : DÉCHARGE PUBLIC / GROUPE : CHARGE 69
LABEL : COMBAT ROCK / VILLE : METZ / PAYS : FRANCE
SORTIE : 19/03/2019


Si Tagada Jones avait su rehausser l’an dernier l’immense plaisir sauvage d’entendre sur disque un concert déchaîné, survolté, la barre est placée bien haut pour les formations françaises révoltées. Est-ce que Charge 69 a su tirer son épingle du jeu et nous servir un remarquable disque, et démontrer qu’ils en mènent du bruit, eux aussi? Je crois qu’ils s’en sortent pas trop mal, sans explosion révoltante, mais quand même sans dentelle, c’est normal, c’est du punk rock tirant sur la oi, pas de la pop!

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(Chronique) Direct Hit, l’art de l’être entre l’ange et le démon!


  • DIRECT HIT!

  • CROWN OF NOTHING
  • [FAT WRECK]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK ROCK

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Quatrième album du groupe de Milwaukee, un deuxième en 3 ans, sans compter le split avec Pears. L’opus souligne que le paradis et l’enfer sont peut-être le même endroit. Racontant l’histoire d’une femme (l’ange) obtenant le cadeau divin de tourmenter son tueur (le démon) pour l’éternité… mais la récompense en vaut-elle la peine? Le groupe a peu dévoilé publiquement sur la création de cet album; Nick Woods explique qu’il préférait laisser parler la musique, car à notre époque, les artistes parlent souvent trop de leur art au lieu d’y mettre les mains à la pâte.

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(Chronique) Worlds Scariest Police Chases, se réinventer et se dépasser!


  • WORLDS SCARIEST POLICE CHASES

  • ABLUM 3
  • [LOCK & KEY]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK ROCK

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Près de 5 ans après la sortie de NOFX and Out Come the Wolves Dookie, Worlds Scariest Police Chases (WSPC) revient en force avec son 3e album… Ablum 3. Prononcer «Ablum» fait sonner n’importe qui un peu stupide, clairement le but du groupe à l’humour particulier.

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(Chronique) Carotté, réanimer la flamme traditionnelle


  • CAROTTÉ

  • DANSONS DONC UN QUADRILLE AVANT DE PASSER AU CASH
  • [SLAM DISQUES]
  • Année: 2018 // Genre: PUNKLORE

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La tradition folklorique est parfois échouée ou désuète face aux nouvelles générations, c’est normal pour avoir entendu toujours les mêmes cantiques parfois démodés, nous avons besoin de changer ou de réanimer la flamme de cette tradition autrement. C’est ce que Carotté tente de faire avec ce nouvel album comme ils l’avaient si bien fait avec le précédent album Punklore et Trashdition.

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