Trois albums hors zone de confort !

Nous avons eu souvent une zone de confort habituel sur notre site et souvent, nous avons négligé certaines sphères musicales qui nous rejoignent. Vous ne trouverez donc pas de skate punk, ni de punk avec des vrilles de rapidités hallucinantes. Nous avons donc cru entamer une nouvelle direction avec ce petit texte sur trois titres d’albums avec une légère sortie calculée de notre ligne de direction coutumier. Ce sont donc de petites chroniques d’albums, moins longuement élaborer que nos gros textes habituels, ce petit format va aller directement au but sans s’accrocher dans les longs détails et vous laissant le goût d’y tendre une oreille. En espérant que vous dénicherez du nouveau qui ne va pas trop vous faire bourdonner les tympans. Aucune modération n’est de mise si vous êtes capable d’ouvrir vos horizons. Faites place à cette légère lecture!

Lone Wolf – que vous avez sans doute vu au Pouzza Fest 2019 – est très alternative comme formation. Souvent sur un ton pop punk, tantôt rock garage et indie rock, mélanger le tout avec une belle voix légèrement émotive, très clair et d’un tantinet mielleux. Ce n’est pas un disque pour tout le monde, surtout si vous n’aimez pas les albums qui dégagent une telle douceur et que vous n’êtes pas favorable au pop, que vous préférez que ça vous rentre dedans avec plus de conviction. Il se pourrait donc qu’il repousse certaines personnes. En revanche, si vous aimez sortir de votre zone de confort et savez apprécier l’effort des musiciens, que vous aimez les disques plus calmes que prévu, vous serez sans doute tenté d’y donner une chance. Des titres comme Way Out, Falling Apart, Bottom Of The Hill et Tonight sont sans équivoque, les points forts du lot des 12 titres d’un album qui a fêté son premier anniversaire en septembre 2019. Ces titres susmentionnés, sont les pièces qui bougent le plus. Ce sont de bonnes compositions mélodiques, bien pousser. Et il faut leur accorder ce point, Lone Wolf sont de très bons paroliers. À la fin, le disque éponyme de Lone Wolf est un disque a écouté avec de l’ouverture d’esprit, si vous êtes du genre à adorer des trucs plus skate punk. Il faudra peut-être passer votre tour, avant d’être désagréable sur ce groupe !

Movin In Stereo est le genre de groupe qui s’écouterait bien lors d’une balade en voiture le dimanche après-midi, comme dans tout autre moment de la journée. Un léger punk rock intégrant une certaine mélodie surprenante qui se situe entre le pop punk et le pop rock mélodique dans la même veine que le récent Red City Radio, les premiers disques de Timeshare, Western Sitting. Cet EP New Blood, ce sont donc six titres qui s’écoutent très bien rapidement, et comme c’est bien entraînant, cette musique tombe à point. Si vous êtes attentifs, vous constaterez que l’ensemble de l’album est très dynamique avec une belle souplesse mélodique. Quatre instruments très distincts avec une ligne de basse qui fait son propre chemin et qui se glisse quelques petites variantes de doigtés, c’est gagnant. Intéressant le fait que Chazz Valentine (The Rambles) est l’invité sur la pièce Flicker In Flamme, l’introduction contient une petite touche de country rock très appréciable. New Blood EP est disponible depuis le 25 octobre dernier. La sortie est faite de façon indépendante. C’est un disque de six titres qui ne devraient pas passer hors de votre radar surtout si vous appréciez les références de groupes mentionnés dans ce texte, sinon, tentez la découverte !

How We Feel de Drawbacks est une belle grosse dose rapide d’hardcore mélodique dégageant une agressivité constante et sans repos. C’est aussi une voix émotive, éprouvée et changeante, mais rien qui ne vous fera pleurer, rien de mou. Elle ne perd pas souvent son lustre rauque écrasant, celle qui écorche au travers des guitares déchaîner à garder le rythme, devant une batterie efficace et soutenue. Mais la basse elle est où? Ancestors, Nature, Movement, Rebuild, Reach Point sont les cinq titres qui ressortent du lot, dans ce cas. Il y a un bémol sur l’album, What We Leave est une splendide pièce instrumentale, planante et très mélodique, détaillé, c’est un solide titre. Là où il y a un petit accro, la pièce aurait dû être mieux placé dans la liste pour nous permettre une pause entre les coléreux morceaux des Français Drawbacks, au lieu de terminer l’album comme le calme après la tempête. Peut-être pas un incontournable album, cependant, c’est un disque qui va sans doute aller chercher chacun des amateurs de groupe post-hardcore. Mais il n’y a pas besoin de plusieurs écoutes pour savoir apprécier la valeur d’un excellent disque comme How We Feel.

En conclusion, si vous ne trouvez pas votre compte dans les trois disques mentionnés dans ce petit, essaie de descriptions musicales, vous avez sans doute besoin d’élargir vos horizons autrement. Sinon, il y aura toujours d’autres chroniques d’albums à venir pour satisfaire votre appétit recherché d’un son diversifié !

ÉCRIT PAR : DESLO