Compte-rendu Music 4 Cancer | Jour 2, partie finale 2/2 !

Et comme je poursuis sur m’a lancé du précédent compte rendu de cette superbe deuxième journée du festival. Je disais donc que vivait pour la première fois un conflit d’horaire au Music 4 Cancer. Je n’avais vraiment pas envie de manquer deux groupes à l’affiche, Fifty Nutz parce que je ne les ai pas vues assez souvent et parce qu’il ne reste pas beaucoup de spectacles comme nous l’avons appris dans notre entrevue pré-Music 4 Cancer. Il y avait aussi les gars de Sudden Waves qui allait bombarder le Local 41, chose que je n’allais pas non plus manquer ! J’ai donc pilé sur mon cœur et séparer la poire en deux, pour voir que la moitié de la prestation des deux formations québécoises.

J’étais déjà sur place pour voir Fifty Nutz nous jouer leur meilleur plus sur le plus beau des plateaux que Solotech aies montés dans ce festival. Pas déçu sur le coup d’être là et d’entendre Muffin en me risquant de mettre le malaise autour de moi en chantant trop fort et surtout très mal avec mon accent de québécois qui a du mal à prononcer correctement les paroles… Mais qu’à cela ne tienne, j’avais du plaisir et c’est ce qui compte. Si on revient au Montréalais, la scène semble peut-être trop grande pour les cinq musiciens. Ils ont toutefois donné un très bon spectacle, agréable à voir aller, une bonne sélection des titres pigés dans les deux albums du groupe. Le temps était au rendez-vous pour du bon temps en compagnie des gars qui se sont tout de même bien donné. On sentait qu’il avait du cœur à être présent, à pousser leurs chansons pour une foule attentive, mais sans plus. Je devais donc à la mi-chemin de la performance, prendre le sentier du petit parcourt, d’à peine trois minutes de marche entre la cour de l’église et le Local 41.

En ce qui concerne les Montréalais. À mon arrivée, j’ai constaté qu’à ma grande surprise qu’il y avait du monde à messe en s’il vous plaît. Ça brassait un peu dans le pit, les gens avait l’air d’être très captivés pour leur performance, ce qui ne présageait rien de cela quand je me dirigeais vers la bâtisse à l’extérieur avec le son muté que l’on entendait. Ce fut une prestation avec du caractère, de l’adrénaline à revendre, une dévotion spontanée a alimenté les gens devant la scène. Tu le vois dans leur musique et dans l’incarnation totale de chacune des pièces que les gars sont à leur place avec chacun de leur rôle pris au sérieux et du très gros professionnalisme. Sudden Waves donne un spectacle qui épuise jusqu’à moindre goûte de sueur des gens présents. Tout un sens du spectacle. Un élément qui marquera l’histoire du groupe sans doute, est le fait que c’était le dernier spectacle de leur bassiste qui sera remplacé par la suite par Miguel Lepage (ex-Blind Withness, Obey The Brave). Nous en avons parlé d’ailleurs dans l’entrevue que j’ai réalisée avec le guitariste Dave Tremblay, juste avant qu’ils aillent mettre le feu aux poudres. Ce que je retiens, c’est que la prochaine fois, je veux voir leur set au complet. Car ce que j’ai vu était au-dessus des attentes.

Je suis donc retourné sur mes pas de tortues aussi rapidement que celle dans la fable pour aller voir ceux que j’attendais vraiment de voir dans cette belle après-midi extérieure, d’ailleurs, nous avons été chanceux, il annonçait de la plus, nous avons eu du beau temps. Je disais donc que j’avais bien hâte de voir United Defiance. J’aurais bien aimé voir leur prouesse au Red Bridge Fest, mais ça n’a pas adonné. J’avais donc enfin les Californiens dans la face et ce qui m’a sauté au yeux en premier. C’est de voir à de nombreuses reprises, le chanteur Noless se promener d’un bout à l’autre de la grande scène et allait au bout de la petite passerelle pour prendre contact directement avec le public. Il n’avait pas peur et avait de l’audace d’y être souvent. Ce que le peuple sur le bord de la clôture, semblait très apprécié et entrain à voir les musiciens se démener sur scène.

Côté musical, c’était du bon et du gros punk rock solide comme le rock, ils ont une bonne constance dans la musique, qui est évidente lorsque qu’on reste attentifs à ce qui se passe sur scène et non dans un cellulaire. Et de voir que je n’étais pas le seul à apprécier ce que je voyais créait un moment de qualité dans la programmation. Et le bassiste est tout un colosse, il a de l’entrain, décoche de belles notes, semble alaise sur scène comme les deux guitaristes qu’ils avaient l’air d’apprécier cette foule québécoise. Ils m’ont vraiment donné une très bonne première impression. J’avais déjà entendu leur potentiel sur l’album Safe At Home quelques fois pour les avoir mis sur Punkrockradio.ca, alors qu’en personne ça là son même pesant d’or. Des groupes dans cette trempe, il y en a beaucoup, mais ils ne se donnent pas toute comme United Defiance. C’est là, la différence. Savoir capter son public avec une bonne facilité à véhiculer ses émotions transmises lors des chansons et pendant un premier contact dans la Rive-Nord. Ça, c’est un gros plus. Compter sur moi pour les revoir et je ne serais pas le seul !

Chaser est ensuite entrain comme un train sur scène. Mike Ledone est toujours un meneur de front plaisant à voir et carbure avec l’adrénaline au maximum. Lui aussi la petite passerelle, il l’utilise, même qu’il va dans la foule pour démarrer le pit avec insistance. Ça n’a pas passé dans le vide, ça plutôt fait soulevé la fête à un niveau supérieur. Ils ont donné pour une deuxième année de suite, un énorme spectacle qui n’est vraiment pas passer inaperçu. D’ailleurs, c’était bondé de gens très alerte pour une fin d’après-midi, il est vrai qu’ils ont fait quelques spectacles dans notre province et les gens adorent les groupes avec un grand dynamisme dans leur prestation sur scène comme Chaser. Leur punk rock explosif et très typique du son Californien accessible, est très favorable dans un festival comme celui-ci. Et le public en redemande parce que 30 minutes pour une formation qui est omniprésente sur scène et qui se donne à fond.

C’est à ce moment que j’ai pris une pause pour mon être. J’avais faim et quoi de mieux qu’une excellente poutine du camion des généreux et sympathiques gens du Poutine Fest. La caissière a de l’entregent à revendre facilement et son mari est une personne très souriant, accueillant et surtout bon cuisinier. Il y en a du choix au-delà de la simple poutine classique, mais au combien délicieux, c’est très bon ! J’ai ensuite jasé avec mon acolyte Gagnon de BP et un certains Marco Labelle. J’ai regardé la lutte, pris du bon temps. Parce qu’outre que la musique, Music 4 Cancer ont d’autres divertissements aussi attrayants. Je regrette par contre de ne pas avoir arrêté au kiosque où nous pouvions confronter des anciens Canadiens parce que c’était toujours rempli à craquer. Les gens semblent avoir eu du plaisir. Et autre regret, je n’ai pas pris mon verre du festival quand il y en avait, tant pis pour moi, han ?

J’ai entendu de loin les prestations de Pépé et de 88 Fingers Louie, car mon corps demandait plus de repos. Et j’avous avoir voulu me réserver pour Subb qui a donné tout un spectacle. Classiques par-dessus classiques, que veux-tu demander mieux ? C’était bon de se dégourdir le postérieur sur Tattoo, L.A. Beach Bum, Mr Guns, All About Shane, We Can Rest When We’re Dead, Don’t Be Gone, un set assez semblable à celui du Pouzza Fest. Du bon ska, reggae combiner avec du bon punk rock, c’est toujours gagnant et de mise pour un spectacle en plein air. C’est pour cela qu’on aime Subb !

Good Riddance était en feu ce soir-là. Les membres de la formation de Santa Cruz aussi étaient là pour une deuxième année d’affilée. Et les gens semble tout simplement apprécier ce que les légendes ont balancé à la foule ce soir-là, un set bien ordonner et bondé de belle surprise classique parmi les quelques nouvelles pièces du dernier opus. Un Russ Rankin en grande forme pour nous balancer One For The Braves, Letter Home, Mother Supperior, Yesterday’s Headlines, bref des titres classiques ont été jouer. Il était intéressant qu’ils démarrent avec Weight Of The World pour donner le ton à leur performance, c’était bien vue, certains ont bien aimer ! Chuck, Luke et Sean ont assurés avec brio l’attrait musical, Une bonne prestation des Californien, nous aimons ça!

Partir avec Die for the Government assurait déjà que la fête lève d’un cran. Et ensuite Broken Bones, Racists, Cities Burn, Fuck Police Brutality, The Bright Lights Of America, Trouble Follows Me, Turncoat, All Of The Poison All Of The Pain, The Criminals, 1 Trillion Dollar$, This Is The End (For You My Friend), American Attraction, The Press Corpse, Drink Drank Punk et Brandenburg Gate ont été jouer dans l’ordre. Tout un set grandement apprécié des festivaliers réunis pour une cause ! Toujours avec leur discours politique, mais moins long qu’à la coutume, Anti-Flag à littéralement enflammé Music 4 Cancer avec un passage survolté, un spectacle grandiose qui valait le détour à 100%. Chris #2 qui est un homme de front incroyable a su mener le bal en allant même jusque dans la foule avec son batteur pour alimenter encore plus les festoiements. Mais où était Chris Head? C’est plutôt une femme dont nous ignorons le nom. Elle avait l’air d’être, un peu plus timide dans son coin de la grande scène, mais a tout de même très bien remplacer le rôle que Chris Head joue habituellement. Just Insane et les autres ont donné une leçon punk rock au gens présents. Sans doute, l’une des meilleures performances du festival, si ce n’est pas la meilleure !

Et le clou du spectacle est arrivé. La barre était déjà placé haute avec la performance de la formation de Pittsburgh, Anti-Flag. Connaissant le potentiel de Me First And The Gimme Gimmes, nous savions que le groupe débrancherait aussi une énorme vague plaisir à la grandeur du stationnement de l’Église. Accoutré de complets bleu ciel, chemises et manches blanches, si nous étions au loin, nous aurions crue qu’ils étaient dans le fond d’un aquarium puisque les lumières qui rajoutaient une autre teinte bleue par-dessus le reflet de leurs tenues élégantes et scintillantes. Et Spike Slawson avec son micro revêtue de longues guirlandes dorées qui va jusqu’à la moitié du pied, est toujours aussi drôle avec ses petits pas de danses décousus amusants et ses blagues qui parfois dépassent la folie!

Surprise, c’était Joe Rasposo à la basse ce qui fessait trois membres sur cinq qui étaient de Lagwagon. La dernière fois que j’avais vu Me First sa remonte à 2012, alors que Melvin était à ce poste. Ce fut un set qui a dépasser les attentes. Pour ma part, ils n’ont pas volé le spectacle, mais c’est sans doute dans les quatre meilleures performances du festival. Tant que j’entends I Believe I Can Fly, le reste est un complément de bonheur instantané, un sourire spontanée, fendu jusqu’aux oreilles et un plaisir d’être dans un spectacle grandiose ! Une belle fin pour ce festival.

Ce que je retiens de cette édition est que l’ambiance qui règne là démontre toute la force d’un peuple, de s’unir pour une cause qui apporte trop souvent le malheur dans notre entourage. La quelques seconde de silence où tous les gens allumaient leur chandelle à la mode de 2019 – brandir la lumière de son cellulaire comme nous le fessions avec un briquet – c’était magique, un moment de silence unique qui j’espère deviendras, un rituel chaque année. Je retiens que la nouvelle planification du site est une belle réussite. Il fait bon d’être dans un événement comme celui-ci. C’était aussi le fun de voir notre ancien collaborateur Jeff Drouin se faire raser les cheveux directement sur la grande scène, lui qu’il en rêvait d’être sur la même scène qu’Anti-Flag. Il a travaillé fort aussi, il a ramassé un joli montant pour être là, c’est pleinement mérité et nous le félicitons encore une fois. Je crois que cette édition est dans le top 3 des meilleures années et je suis sans crainte pour l’an prochain. 10e anniversaire, ça promet!

Merci Music 4 Cancer de nous permettre de couvrir vos événements, années après années. Nous sommes choyées ! Et surtout, nous attendons avec impatience le 10e anniversaire l’an prochain ! Arrive viiiiiite septembre 2020.

ÉCRIT PAR : DESLO