(Revue) No Fun At All enflamme les Foufounes Électriques | 20 septembre

En 2019, nous avons eu droit à la crème de la Suède. Avec Satanic Surfers , Millencolin et No fun at All qui ont donné des spectacles en sol québécois, la province de Québec a prouvé une fois de plus son amour pour le skate punk scandinave.


Grit, le dernier album des gars de No fun At All, avait terminé dans mon top 5 des meilleurs disques de 2018. Ils avaient donné une prestation sans faille lors du Music 4 Cancer 2018, mais j’avais hâte de les voir dans une plus petite salle. Quoi de mieux qu’un bon spectacle aux Foufounes électriques. La première partie était assurée par Brand New Lungs et Wolfrik. Malheureusement, avec mon horaire de job et le trafic de Montréal, j’ai manqué Brand New lungs. Un groupe que j’aime bien et que j’aurais aimé voir sur scène.

Je connaissais peu les gars de Wolfrik. De ce que j’avais entendu sur le bandcamp de Thousand Islande Records, je me doutais que le spectacle serait solide. La guitare sonne comme une tonne de brique. Lors de leur prestation, la foule semblait connaître les gars d’Edmonton. Le band nous garoche un mélange parfait de punk, hardcore et trash métal. Belle découverte pour moi. Le lendemain, leur dernier album jouait dans mes speakers de char.

La foule était nombreuse aux Foufounes électriques. Je ne peux dire si c’était à guichet fermé, mais l’ambiance était présente. Il est rare que nous ayons la chance de voir No Fun At All se produire sur scène à Montréal, autre que dans des festivals.

Sous les applaudissements chaleureux, les gars ont frappé fort en partant. Les notes de Spirit sortent des haut-parleurs. Une de mes chansons préférées de leur dernier album Grit. Sans attendre, ils ont poursuivi avec l’excellente pièce Wow and i say Wow de l’album No Straight Angle. Le party a commencé et n’a pas arrêté jusqu’aux dernières notes du groupe sur scène.

Malgré qu’ils ne sont pas le groupe le plus actif sur la scène punk,depuis les années 2000 ( 3 albums en 19 ans), c’est incroyable le nombre de classiques qu’ils ont écrit, pour moi, ils sont le parfait exemple de groupe ayant gardé la même formule tout en évoluant avec le temps. Les gars ne sont clairement pu dans la vingtaine, mais ils ont encore l’énergie de leur début sur scène. Ingemar, chanteur de la formation, semble s’amuser à voir les gens monter sur scène pour se jeter en «  stage dive » par la suite.

À plusieurs reprises, ils y sont allés de remerciement en français, geste qui est toujours bien accueilli par la foule montréalaise. En retour, la foule s’est montrée impliquée tout au long du spectacle. Les gars de No fun At All semblaient agréablement surpris de voir leurs fans chanter leurs paroles avec eux.

Avec une prestation d’environ 1h30, le groupe a fait un survol de toute sa discographie. Les chansons de No straight Angle et Out of Bounds ont semblé être les préférées de la foule. I Can’t believe Its true, Perfectrion, Growing old, Growing Cold, BeachParty, Out of Bonds et Master Celebrator ont fait monter l’intensité du parterre.

Lorsque les Suédois ont annoncé leur dernière pièce, les spectateurs semblaient en vouloir encore. Il est tellement rare de voir le groupe au Québec, qu’on aurait voulu que ça ne se termine jamais. No fun At All sont venus avec comme mission de divertir à son public montréalais et se fut une réussite sur toute la ligne. Ils ont offert un excellent choix de chansons entremêlé d’une belle interaction avec les gens dans la salle. À les voir sur scène, ils semblent encore s’amuser à faire ce qu’ils font depuis plus de 30 ans, du bon punk rock.

Le seul petit point négatif de la soirée a été le son. J’ai déjà vu pire, mais il était peut être un peu trop fort. Rien pour nuire à la prestation du groupe par contre.

Avec une prestation aussi solide que vendredi soir aux Foufounes Électriques et deux spectacles à guichet fermé à Québec, j’espère que les gars ont compris le message. Les fans de punk rock du Québec veulent les voir plus souvent.

ÉCRIT PAR : GAGNON