Compte rendu du Festival Music 4 Cancer IX | Jour 1

Années après années, Music 4 Cancer c’est le moment fort de cette année, celui que nous attendons tous de pied ferme sur la Rive-Nord. Le moment de côtoyer les amis de longue date, les connaissances du milieu punk indépendant, les survivants ou combattant de cette épreuve de vie qu’amène le cancer, l’instant de deux superbes soirées, incluant une belle après-midi punk rock. C’était enfin cette période de temps que nous attendons avec impatience où les festivités sont au maximum, là où qu’il fait bon d’y être, là où le bonheur s’installe paisiblement. C’était les 13 et 14 septembre derniers à Santa Theresa ou si vous préférez, Sainte-Thérèse. C’était bondé de gens à perte de vue ! Croyez-nous, le cancer a reçu plusieurs coups à la mâchoire dans cette fin de semaine de malade !

À l’arrivé sur le site dans le stationnement de l’église, là où, il y a 5 ans, ce n’était qu’un désert d’asphalte remplis de véhicules. Nous avons constaté un léger changement dans la configuration de la neuvième édition du festival Music 4 Cancer. Premier constat, il y a deux sorties, ce qui est nouveau et l’ajout d’un espace fumeur, ce qui est un très bon coup pour le festival tout comme le petit air de repos sur des tables de pique-nique où déguster, soit une superbe et généreuse poutine du camion Poutine Fest, une Sainte Saucisse ou le fameux macaroni du Mec & Cheese, dans lequel tu choisi toi-même ta garniture. Contrairement à l’édition précédente, nous avons observé qu’il y avait qu’une seule scène, mais toute une scène ! Nous avons aussi remarqué l’ajout de fontaine d’eau pour se désaltérer, plusieurs kiosques de rafraîchissements alcoolisés et non alcoolisés, bref tous les éléments requis et réunis pour satisfaire chacune des personnes sur place.

Le compte de 17h00 sonne à notre cellulaire et No Real Hero à la tâche ingrate de débuter cette neuvième édition devant une bonne foule. Une première pour ce groupe de la Rive-Nord, d’être sur une immense scène, il y avait quand même beaucoup de gens qui était attentifs à leur prestation, ce qui augurait bien. Les quatre membres de No Real Hero ont donné un très bon spectacle à un public quand même assez discret, une belle et grosse présence sur scène, peu d’interaction avec le monde, mais quand même quelques courtes et brèves jasettes. Le son était très bon, mais dommage qu’ils n’ont pas joué plus de 30 minutes, un petit bonus de 15 minutes aurais bien l’affaire, mais comme le set avait été très bien étalé, nous n’en rajouterons pas plus. Toujours intéressant d’entendre les titres du dernier EP The Forest comme Comfort In Sorrow, Red And Black, This Is Home!

Petite entre parenthèses, la face de Max Brochu (Hitch & Go) sur le devant de la scène sur un gros carton imprimer est vraiment drôle à voir. Ça rajoute un petit sourire gratuit à quiconque connaît la petite rivalité humoristique entre lui et Anthony de People Of Punk Rock, même ceux qui ne le savent pas. C’est Doowy de Thousand Islands qui se cache derrière cette idée originalement farfelue de mettre ceci sur le devant de la scène, ça rajoute à l’ambiance une petite touche bien le fun.

Et justement, quand Down Memory Lane est sur scène, les gens sont très captivés et s’activent à la fête, car ils savent donner le meilleur d’eux même, ils ont le sens du spectacle et surtout, ils ont les pièces pour nous bombarder toute au long d’un set qui dure 30 minutes, mais comme No Real Hero, un petit supplément, de l’extra, n’aurais vraiment pas fait du tors à notre plaisir de voir les gars de St-Eustache avec un léger petit changement à la guitare. Temporairement, Max Leblanc (l’Affaire Pélican, No Real Hero) a remplacé Benoit, le guitariste habituel, pour le set au Music 4 Cancer. Est-ce qu’il a assuré ? Très bien, il n’y avait pas d’inquiétude à ce sujet, il s’en est très bien tiré. Les Productions J, Angel Without Wings, Déjà Brew et compagnies, ont résonné dans une très belle prestation du groupe, ça découle dans les oreilles aussi vite que l’on déguste leur deux délicieuses bières ! Down Memory Lane est constamment agréable de voir sur scène de spectacle en spectacle et ce ne sera pas cette prestation qui gâchera cette habitude hautement appréciée.

Le changement des groupes se fait sur scène, les techniciens s’agitent dans l’urgence du moment. Et pendant ce temps, les festivaliers dégustent quelques mets, quelques bonbons jujubes et jasent tout simplement. D’autres s’amusent dans la belle zone prévue pour des lancers de rondelle sur des cibles d’un filet de hockey avec quelques anciens Canadiens de Montréal dont Pierre Dagenais et Jocelyn Lemieux, les jeunes et moins jeunes ont eu bien du plaisir. Tout comme nous, lorsque les moments de théâtres combatifs, la lutte de la NCW, les lutteurs donnent tout un spectacle pour les gens présents. Un excellent divertissement qui depuis deux-trois éditions, attire son lot d’amateur de ce sport et n’est surtout pas à ignorer. C’est un bon atout pour ce festival.

Enfin, Hitch & Go montent sur scène. Nous avions hâte de voir ce groupe de Québec. Il fut agréable de voir pour ma part de les voir sur une grosse scène, puisque leur dernière venue à Sainte-Thérèse était dans un bar dont nous ne mentionnerons pas. Nous étions donc heureux d’entendre les pièces des quatre musiciens. Une prestation rapide, propre, sans détour interminable et sans compromis, droit au but. Au niveau musical, Hitch & Go sert un très bon pop punk avec quelques touches easycore, c’est pas mal le seul groupe qui jouait ce genre en fin de semaine. Home et Glory Days fut nos deux titres favoris du set qui était à la hauteur du moment, les gens semblent avoir apprécié leur dévotion dans notre face. Hitch & Go se donne beaucoup sur scène, les messages passent bien avec la foule bien qu’elles sont peu nombreuses, mais l’important, c’est d’avoir à dire des choses pertinentes à une foule. Sans doute l’une de leur meilleure prestation et peut-être même, l’incontournable de la soirée.

Après cette prestation des gars de Québec qui n’est surtout pas passer inaperçu aux yeux des gens sur place. Ce fut l’intervalle entre Hitch & Go et les Marmottes Aplaties, celle où les groupes d’hommage jouait sur scène. Nous avons pris une petite pause du festival pour aller faire des rencontres, prendre du bon temps, nous étions éloignés et donc moins attentif à ce qui se passait sur scène à l’exception de l’hommage à Tony Sly et No Use For A Name. Comment ne veux-tu pas être sensible à ceci, contenu de ce qu’il était, ce qu’il représentait pour ce festival, pour le gens en général et sûrement le fait que nous, les gens de la Rive-Nord, connaissons bien ceux qui étaient sur scène. Ils ont relevé avec brio de transmettre une gamme d’émotion forte à tous les gens présents sur scène et pour cela, nous leur levons notre chapeau. Ça valait ce détour sur le bord de la clôture de cette belle grande scène. Ils peuvent être fiers d’avoir accompli, une deuxième fois – ils l’avaient fait au Rockfest – l’exploit de jouer les pièces de Tony Sly à la perfection devant une énorme foule, prête à chantonner les hymnes de ce grand punk rocker disparu trop tôt !

Ce fut cependant la fin de cette première soirée pour Deslo, petit empoisonnement alimentaire, déshydratation et autres problèmes d’ordre médical qui a mis fin à cette soirée de son côté. Mais heureusement, Music 4 Cancer diffusait pour la première fois de son histoire, l’intégralité du festival sur YouTube. Une diffusion avec un son de haute qualité et des belles images, fixe, mais assez cool pour ne rien manquer de la prestation des Marmottes Aplaties et de Mononc Serge. De ce que nous avons vue les Marmottes Aplaties se sont amusé sur scène et Mononc Serge était déchaîné, pas juste dans son interprétation, même dans ses commentaires. Il a martelé les gens présents d’une grosse leçon de spectacle. Ce qui a clos une formidable soirée qui ne s’arrêtait là que pour certains d’entre-nous, tandis que d’autres braves sont aller prolonger et festoyer dans ce qu’on appelle des « après-soirée ». Music 4 Cancer t’était vraiment beau ce vendredi 13 septembre !

La suite du festival, bientôt sur BP ! En attendant, racontez-nous votre expérience au festival dans les commentaires.

ÉCRIT PAR : DESLO

Photo : Gagnon