Compte rendu du 77 Montréal | 26 juillet 2019

À mon arrivée à la station de métro Jean Drapeau, j’ai été agréablement surpris de voir que le site du festival était situé à une minute à pied de la station. Une fois sur place, j’ai pu constater l’ampleur des aménagements qui ont été faits pour accueillir des évènements de grande envergure. Je dois admettre que le site est impressionnant. Les deux ans d’attente en ont valu la peine.

J’ai écouté de loin les groupes Anti-Queens et The Dirty Nils, car pendant ce temps, j’explorais le site. J’en ai profité pendant qu’il n’y avait pas grand monde d’arrivée. Lorsque j’ai vu qu’il y avait un marché des punks, je m’attendais à voir plusieurs marchands, mais ce n’était pas le cas. Music 4 Cancer et Rock la Cauze y étaient pour promouvoir leurs événements, à ne pas manquer. J’aimerais bien voir plus de kiosques les prochaines années.

Les organisateurs ont compris comment bien accueillir des festivaliers. Plusieurs toilettes étaient disponibles, avec peu ou pas d’attente et des abreuvoirs pour remplir nos bouteilles un peu partout sur le site. Avec la chaleur qui nous tombaient dessus, ce n’était pas un luxe. J’ai particulièrement apprécié toute la sensibilisation faite pour les bouteilles de plastique entre autres.

Pour ce qui est des concessions, il y en avait plusieurs éparpillés sur le site. Hot-dog, Poutine, Burritos, Smoked Meat, Popsicles, bières, boissons énergisantes, etc. Il y en avait pour tous les goûts et le choix de food truck a été bien fait. La qualité était au rendez-vous. Cependant, j’ai trouvé les prix plutôt élevés. On ne s’en sort pas en bas de 15 $ pour une poutine de taille ordinaire et 5,25$ pour un hot-dog sans parler des prix pour la bière.

Il est 14h15 et The Menzingers embarque sur scène, c’est un groupe que je connais mais sans plus. Je sais que j’apprécie leur musique, mais je ne pourrais pas nommer le nom de leurs chansons. Le son est bon et les gars semblent heureux de jouer. La foule, de plus en plus nombreuse sur le site, apprécie le spectacle. Rendu à la dernière chanson, je me suis dirigé vers l’autre scène pour être certain d’avoir une place de choix pour le groupe que j’attends, Pulley.

À 15 hrs, Scott Radinsky et sa gang embarquent sur scène. Je ne suis pas le seul à être content de voir les Californiens. Malgré la chaleur suffocante, les gens applaudissent et forment un pit. L’intensité grimpe d’un coup lorsque le groupe nous fait la surprise de jouer Never Look Back et My Wall de l’album Rev de Ten Foot Pole. Quoique le son ne fût pas à son meilleur, les gars de Pulley nous ont offert une solide performance.

J’étais surpris et heureux de voir les gars du Massachusetts, Four Year Strong. Avec un style sonore, un peu différent des autres groupes, ils ont donné une excellente prestation. Les fans du groupe y étaient en grand nombre. Je trouve que les chansons bûchaient plus qu’en version studio et c’est bien comme ça. La foule a semblé apprécier la performance y allant d’un « Mosh pit » et de « sing along ».

Avant la pause « Poutine », je suis allé voir les gars de Québec, Mute. Prestation impeccable, comme à l’habitude. Beaucoup d’énergie sur scène. On a même eu le droit à un beau « wall of death ». Les gars en profitent pour inviter les gens le 24 août au Club Soda pour un spectacle GRATUIT. Un rendez-vous à ne pas manquer.

C’était maintenant l’heure de manger un peu et d’aller chercher de l’ombre question de prendre une petite pause du soleil plombant. Pour la Poutine, j’ai opté pour le Food Truck Mi Corazón. Très bonne poutine mexicaine, mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est la grande variété de sauces fortes offerte pour agrémenter nos mets. Tout en mangeant, de loin, j’ai pu apercevoir et entendre une partie de la prestation de The Exploited. Incroyable l’énergie que le chanteur dégage encore à 63 ans. Pour Sex and Violence, il a fait monter les gens sur scène. Le public a apprécié le moment.

En début de soirée, les gars du New Jersey, Bigwig, ont donné un spectacle à la hauteur de mes attentes. J’ai rarement été déçu par ce groupe. Sur la chanson The Girl with The Green Jacket, la foule s’est permis de chanter avec les gars. À leur sortie de scène, ils sont applaudis chaudement. Pendant ce temps, plusieurs personnes se déplaçaient déjà vers l’autre scène pour accueillir Pennywise.

Pour moi, le spectacle de la journée a été sans aucun doute Pennywise. Les gars étaient en grande forme et nous ont offert un setlist parfaite. Fletcher a chanté, bonne fête au chanteur, Jim, avec l’aide de la foule. La femme et les filles de Lindberg sont venues lui porter un gâteau pour célébrer l’évènement. Lorsque Fletcher s’est approché de Jim Lindberg avec le gâteau, ce dernier lui a dit que « s’il lui lance le gâteau au visage, il arrête le show à l’instant. Fletcher a donc décidé de le lancer dans la foule à la place, mais a totalement manqué son tire. Le gâteau s’est donc ramassé au sol, à côté des gars de la sécurité. Jim en a profité pour se faire plaisir le jour de sa fête et a joué une reprise des Beastie Boys, Fight For Your Right et Nervous Breakdown de Black Flag. Pennywise a terminé leur solide performance avec Fuck Authority, Society, Stand By Me et Bro Hymn.

Streetlight Manifesto était tout sourire sur scène pour partager leur ska punk avec la foule montréalaise. Les gens chantent et dansent sous les mélodies de Watch It Crash, We Will Fall Together et As the Footsteps Die Out Forever. Avec un brin de sarcasme, Toh Kay, chanteur de la formation, a crié à la foule : vous êtes les meilleurs Toronto. Les festivaliers ont répondu en huant, sachant bien que ce n’était pas sérieux. D’ailleurs, à quelques reprises dans la soirée, il y est allé de remerciement en français.

Pour conclure cette superbe édition du 77, les légendaires Bad Religion embarquaient sur la scène. Je dois admettre que pour moi, ils ont été une des rares déceptions de la journée. Premièrement parce que le son de Greg Graffin était moins fort que le reste du groupe et j’ai trouvé leur prestation sur le pilote automatique. Ils ont tout de même fait plaisir aux gens en jouant Suffer, Generator, You, Amercican Jesus, etc. J’aurais sûrement plus apprécié leur performance avec un son mieux ajusté. Ça reste tout de même toujours impressionnant de voir ces gars-là sur scène. On va se le dire, ils ne rajeunissent pas et ça paraît de plus en plus.

Bravo aux organisateurs du 77 pour cette édition sans failles. L’édition de 2020 est déjà attendue impatiemment.