Yoda Rising l’entrevue !

Le groupe m’avait proposé de faire une entrevue avec eux, après avoir lu ma chronique sur leur album. J’avais envie d’approfondir sur le groupe et ainsi faire cette entrevue avec trois des membres de la formation française, j’ai donc subitement accepté l’idée et je leur ai envoyé mes questions. Yoda Rising est une formation hardcore très intéressante et vous le verrez dans cette nouvelle entrevue. Je les remercie donc d’avoir pris le temps de bien vouloir répondre aux questions ! Espérons qu’un jour nos chemins se croisent.

1- Aussi évident que cela puisse laisser sous-entendre, est-ce que votre nom de groupe à un lien avec le personnage de Star War ?

Damz : alors… En fait oui et non. Quand on cherchait un nom pour le projet, j’ai griffonné à peu près tout ce qui me venait par la tête. Je venais de regarder un star wars, le 3, je crois, celui où Yoda se fait mater et part en exil après ! Yoda Rising m’a fait marrer alors je l’ai proposé aux autres au milieu d’une liste. C’est le seul nom qui nous mettait à peu près d’accord alors on l’a gardé. Logique. Et puis il est facile à retenir, je trouve parce qu’il y a un personnage culte dedans.

2- Vous exister depuis 4 ans et donc l’an prochain ce sera votre 5e année d’existence, que représente-t’il se chiffre pour vous ?

François : mortel ! Encore une année!!!
Will : et voilà, une année de plus en moins. J’peux vous dire que musicien, ce n’est pas une sinécure.
Damz : pour moi, rien de plus qu’une année à développer Yoda Rising. J’espère que ça sera celle ou on fera le plus de concert depuis les débuts de groupe, et ainsi de suite chaque année.

3- Vous nommez Sick Of It All, Madball, Raised Fist, et même Get The Shot comme influence. Est-ce que leur carrière qu’ils ont vous motive à pousser la machine plus loin que ce que vous aviez comme vision au début du groupe ?

Damz : voir que des groupes de hardcore avec une longévité et une carrière comme celles-là, ouais ça motive à bosser dur. De constater que ce genre de musique possède un vrai public, ça encourage encore plus. Mais tout ça n’a pas changé ma vision de faire de la musique. Personnellement, je vise toujours la case d’après. Une fois qu’on a fait un truc, c’est cool, mais dans ma tête, on passe à l’étape suivante rapidement. On verra ou ça nous mène. Nous ne regardons jamais derrière, toujours devant. Le, « c’était mieux avant »… Ce n’est pas pour nous !

4- Mise à part les groupes que vous nommez dans vos influences, est-ce qu’il y en a d’autre qui sont primordial à vos yeux dans votre entourage qui vous inspires ?

Damz : A titre personnel plein d’autres ouais, Comeback Kid, Strife, Antiflag ou Billy Talent par exemple, Les influences qu’on cite dans les présentations, c’est aussi beaucoup pour aiguiller l’auditeur / public pour qu’il sache un peu à quoi s’attendre. En fait ça serait plus au public de nous dire à quoi ça leur fait penser. Mais ça donnerait sûrement une liste longue comme le bras.
Pierre : plein d’autres groupes nous influencent musicalement, et pas que du hardcore d’ailleurs.

5- Vous êtes tout issu de groupes comme Doberman Crew, Edge Of The Fall, All Of You Down et Klozecore. En quoi Yoda Rising est différent pour vous sur le plan personnel comparativement à vos projets précédent ?

Damz : vaste question… De toute façon un groupe ce n’est pas comparable du moment que les individus sont différents de l’un à l’autre. J’ai expérimenté pas mal de cas de figure, un groupe avec des amis d’enfance ou en tant que simple exécutant musicien et plein d’autres versions. Y’a jamais rien de pareil. Avec Yoda, c’est ni mieux ni pire, c’est une autre aventure. Mais une belle aventure ! Je crois quand même que c’est le groupe avec lequel je m’éclate le plus sur scène. Y a vraiment une bonne cohésion, ça défonce. Ah si, c’est le premier groupe dans lequel un des membres ce mari et où on finit complètement saouls à faire un concert d’anthologie au milieu de l’assistance ! Grand moment ou grande détresse, je ne sais plus trop !

6- Pour ceux qui n’ont jamais entendu Yoda Rising, comment décririez-vous votre groupe au niveau des textes ?

François: revendicatif, engagé, en colère, mais en même temps reconnaissant de ce que nous avons.

7- Lies And Greed est votre nouvel album, quel était à la base l’idée, les thèmes au moment de l’enregistrement.

Pierre: on a choisi ce titre, car il résume bien notre vision de la société actuelle, pleine de mensonges des gouvernants et d’avarice de ceux qui détiennent l’argent.

8- Sur ce récent disque, avez-vous lors de l’enregistrement mis de côté certaines compositions qui était destiné à être sur l’album en vous disant, non ça ne va pas sur ce disque ?

Damz : oui, 1 ou 2, mais plus par manque de temps. On n’a pas eu le temps de les finaliser avant d’enregistrer. Un truc vite fait, pas abouti, ça n’avait pas de sens.

9- Selon vos propres préférences, quelle est la pièce ultime de Lies And Greed qui se doit d’être entendu pour bien faire découvrir Yoda Rising ?

Damz : hum… Empty Your Mind ou Lies And Greed peut-être.
Pierre: Empty your Mind est bien représentative

10- Quel est la pièce que vous êtes le plus fière d’avoir écrite dans vos deux opus ?

Damz : Ohlala.. je dirais Empty Your Mind qui ouvre l’album ou Wasted Destiny.
François: Nothing is lost et Empty your Mind!

11- En quelques mots, comment décririez-vous votre récent album ?

François: puissant.
Pierre: abouti 🙂
Damz: du hardcore bien vénère en plein dans ta tronche.

12- Certains textes semble dresser un portrait sombres sur plusieur sujet, est-ce que cela fait partie de votre quotidien ?

François: Je dirais pas qu’ils soient sombres, plus qu’ils reflètent une triste réalité de ce qu’il ce passe en ce moment un peu de partout sur terre, donc oui en quelque sorte cela fait partie de notre quotidien! Mais d’autre texte sont plus positif comme “Empty Your Mind” ou “I’m Ok”.

13- Est-ce que ce sont des faits vécu dans votre entourage ?

François: j’ai écrit LBD40 en revenant d’une Manif où on s’en était pris plein la gueule par les flics. Donc oui certains titres sont du vécu et d’autres non mais malheureusement réels comme “Not the love boat”.

14- Quel est l’endroit le plus loin que Yoda Rising est jouer ?

François: Montpellier, Paris ahahah
Damz: mais c’est que le début ! L’année prochaine, on aimerait bien se frotter à l’étranger. Un petit tour en Europe histoire de voir comment les gens réagissent à notre musique ailleurs.

15- Nous en sommes à la moitié de l’année 2019, qu’est-ce qui s’envient à court terme pour Yoda Rising ?

Damz: on en a fini avec l’album et la charge de trucs pas fun qui va avec… Se mettre d’accord sur une pochette, le mix, les visuels du merch, etc. Maintenant place à la partie fun: la tournée!!! Et retour à la composition aussi.
François: tournée, tournée, tournée, tournée !

16- Est-ce que pour vous le support des webzines indépendant est essentiel à la scène selon Yoda Rising ?

Damz: primordial. Sans webzine spécialisé la scène indépendante serait quasiment transparente. Pas de chronique de disque, pas de review de concert, etc. On ne peut pas compter sur les gros médias pour tout ça. Sans vous, on est mort les gars!
Pierre: c’est essentiel ! La scène hardcore/alternative est basée sur ces principes de DIY. Et puis on a connu les fanzines papier donc les webzines d’aujourd’hui font vachement “pro” ! Vidéo report, interview, vidéo de live, etc. Tout est accessible en 2 clics.

17- Selon vos propres visions, qu’est-ce qu’il manque aux groupes comme support pour mieux évoluer dans la scène ?

Damz: en priorité un tourneur. Un label aussi pour faciliter la diffusion de notre musique. Pour l’instant, comme la majorité des groupes en développement, ont fait tout nous-même. On ne s’en sort pas si mal, je trouve. On essaie de se structurer au maximum pour gagner en efficacité parce que c’est extrêmement chronophage. Mais je vous apprends rien, c’est la même chose pour tous les acteurs indépendants : Asso de concerts, média, labels, etc.

18- Est-ce important pour vous d’être indépendant plutôt que d’évoluer dans une maison de disque ?

Damz: oui ! C’est pour ça que le label indé est la meilleure alternative. Tout le monde travaille dans un but commun et non pas uniquement pour gagner de la thune. Et pis t’as vu nos gueules et notre musique ? Tu crois vraiment qu’une “vraie” maison de disques voudrait de nous ! On est trop vieux et cons pour se laisser dicter la marche à suivre. On les ferait beaucoup trop chier. On dégagerait direct !

19- Vous êtes issu de Lyon, comment se comporte la scène hardcore dans votre ville?

Damz: Y a une multitude de groupes dans notre région. Il y a vraiment du très très bon et pas qu’en hardcore… Jette une oreille à The Amsterdam Red Light District et Eight Sins par exemple, tu vas voir que ça rigoles pas chez nous ! Y a aussi quelques Assos qui se bougent vraiment le cul pour faire les choses bien, je pense notamment à Chaos Project et Lyon Hardcore en premier lieu. Il y aussi des salles qui se battent pour exister et soutenir la scène locale comme le Warmaudio, Rock N Eat ou Farmer entre autres.

Faut vraiment soutenir ces démarches parce qu’en France, avec toutes les nouvelles lois sur les niveaux sonores et les plaintes de voisinages, organiser des concerts en ville, deviennent de plus en plus compliqués. Il faut vraiment être motivé alors bravo les gars !

20- Avez-vous déjà eu l’envie de venir faire une tournée québécoise ?

Damz: mais carrément ! Tu nous paies les billets d’avion ?
François: oh oui ! Avec grand plaisir!!

21- Je vous laisse le mot de la fin.

Damz: Hardcore Everyday Keeps The Doctor Away!
Will: et viens nous voir en concert, on paie un shot au merch!
François: amusez-vous bordel de merde ! Longue vie.