Retour sur mon Pouzza | Partie finale 3/3

Même vieux trajet depuis deux jours, la routine embarquée pour ce dernier segment du Pouzza Fest. Le sentiment entre le bonheur et le regret de certains moments embarque juste avant d’arriver sur le terrain. Direction Foufounes Électriques pour une grosse soirée de décibels et de mélodies enjôleuses. Une soirée impliquant une superbe programmation quasi impensable, sans ce contexte du Pouzza. Je me suis perdu entre le garage et la salle principal, tout ça parce que ma tête était préoccupée ailleurs.

Bussieres fut le premier groupe à me faire oublier quelques instants mon état. Le chanteur n’était pas celui que j’avais vu lors des fois précédentes, celui-ci provenait d’une formation qui n’est plus active, Sideline. J’ai apprécié son interprétation des chansons de l’album Sunny Side Up, par contre je n’ai point remarqué s’il ont joué des pièces du précédent EP Orange Glow, ça reste un gros point d’interrogation. La prestation était bien, leur présence divertissante comme celle que j’avais vue la dernière fois qu’ils étaient dans ma face. Il y avait de quoi à savourer le moment présent et s’évader de l’affliction des dernières semaines. Un set digne d’une ovation dès la première pièce… pour ceux qui étaient là, vous aurez deviné le petit clin d’oeil au chanteur avec le mot  »Standing Ovation ».

J’ai écouté quelques pièces des musiciens d’une extrême habilité hors pair de la formation The Human Project, ce fut une expérience inoubliable qui aurait dû se prolonger, car j’aurais aimé voir la prestation au complet, parce qu’on va se le dire, ce groupe bombardait sans relâche la foule avec leurs pièces hautement structurées d’une qualité hallucinante de technique à haute voltige. J’aurais dû rester, cependant, j’avais encore envie de voir Capable, une formation francophone de punk rock que eux seul se traitent de groupe crust-emo ? J’étais curieux de les revoir pour seulement titiller mon être à savoir s’ils allaient faire le même effet musicale qu’en 2017, puisqu’ils étaient un coup de cœur solide. Un bon set encore une fois, quelques atomes crochus lyriques avec la foule qui semblait, elle aussi apprécier la musique des quatre gaillards. J’adore leur musique.

Ensuite, s’est enchaîné Stone Leek vers le garage des Foufs. Les gars sont tout de même de très bons musiciens et semblent être inébranlables au niveau technique, ils savent aller chercher la juste tonalité à point pour nous faire lever le poing en l’air. Une prestation directe, des choix de pièces convaincantes. J’ai vraiment aimé les 4-5 premières chansons avant que j’entame le retour dans la grande salle principale, toujours au même endroit, pour voir Hate It Too.

Jolie prestation, des vrilles techniques impeccables. Il faut dire que le bassiste Stéphane Simard est un très grand atout pour le groupe de Québec. Il détient une dextérité d’un très haut niveau, il prend de la place sur la scène comme sur un disque et rien ne semble l’importuner lorsque vient le temps de prendre les devants avec ses habiletés à transposer ses notes en premier plan. L’ensemble des pièces que j’ai entendues ce soir-là sont tirées de l’album Purple Mountain et elles étaient explosives. Toujours bon à voir ce groupe s’émerveiller sur scène d’autant plus qu’ils gagnent de la maturité musicale sur scène. Rien n’est comparable et surtout l’évolution est une réussite pour ce groupe.

Un bout de No Matter au garage des Foufs, était aussi très intéressant. Je n’ai cependant pas poussé plus loin dans leur prestation pour prêter l’oreille adéquatement. Honnêtement, je ne saurais quoi dire de leur prestation de plus, ils m’ont rendu heureux l’instant de fractions des cordes musicales.

Viendra le tour où j’ai enfin la grande chance de voir Downway, ces Canadiens connus pour avoir fait entre autres ce célèbre split Hometown Advantage avec Belverdere. C’est un retour pour eux en sol montréalais, les visites sont rares et donc je voulais les voir, comme bien d’autres formations, mais ils étaient dans le haut de ma liste. J’appréhendais l’occasion depuis quelques semaines et franchement ça en valait la peine. Pendant que dehors l’ambiance était à la pluie. Les pièces sorties des musiciens ont été des choix appréciés de la foule qui semblait être nombreuse à savourer leur prestation. Personne ne semblait indifférent, même très captivé. Par contre, je dois avouer avoir imaginé que ce serait plus intense comme prestation, un peu plus de punch, d’interactions aurait été bien accueilli de ma part. Mais c’est mon opinion et c’est un détail pas important pour certains et j’en conviens. Same Sky fut la pièce que je voulais entendre et quelle pièce solide, les paroles et la musique pendant la prestation étaient presque une révélation, sincèrement c’est la meilleure pièce du lot, pour moi.

La pluie cesse sur Montréal et le temps pour moi était venu de sécuriser ma personne en allant rejoindre un ami. Cependant, j’ai dû faire un choix plus que déchirant, celui de manquer les plus qu’admirables gentlemen de Our Darkest Days. Solides musiciens qui chaque fois que je les vois sur scène, on dirait qu’ils montent une coche au dessus des précédentes prestations, dommage que celle-ci ne sera pas dans mes meilleurs souvenirs du Pouzza, tout ça parce que 2017 m’a hanté tout au long de mon festival.

Ce fut donc Subb qui s’est donné à fond devant mes yeux, classique par dessus classique, Tattoo, Mr. Gun, The Motions, Brad Nowell, Don’t Be Gone, L.A. Beach Bum, I Love MTL et j’en passe. Un setlist à faire rêver les puristes de la formation de Saint-Jean-Sur-Le-Richelieu. La joie intense et l’adrénaline que déverse gratuitement et directement dans la foule fut quelque chose de hautement apprécié et je n’étais sûrement pas le seul à me délecter du moment vu la mer immense de gens présents.

Entre temps j’ai eu des occasions en or de jaser avec certaines personnalités musicales que j’admire comme un certain chanteur de l’autre côté de l’océan ou encore des vétérans qui ont su me transporter sans doute sans le savoir, dans mes actes d’aides musicales et en m’inspirant certaines grattouilles de ma plume.

Bref du bon temps parmi les coups sauvages de certains qui ont tenté de me pendre publiquement en se moquant de mon être, de mes formes et de fausses accusation à mon égard tiré d’une stupide vidéo filmé le 11 mai dernier, avec l’intention clair de me nuire. Mais comme c’est Deslo On va dire, ben non personne ne t’en veux !

Sur ces derniers mots sur l’un des meilleurs festivals punk du Québec. Je ne regrette pas d’y avoir été pendant 3 jours. Ce n’est pas le festival qui a créé cette ambiance, mais bien les gens qui y étaient. J’ai surtout beaucoup de regret de ne pas avoir regarder certaines formations et finir ma soirée au Foufs comme prévu. Oh, je ne blâme personne… Le Pouzza est magique. Il sera toujours parmi les meilleurs, point final.

ÉCRIT PAR : DESLO