(Revue) Teenage Bottlerocket à guichet fermé, tout un party!

Méchante soirée de malade! Jeudi le 13 juin dernier, je suis sorti de chez moi en direction de L’Anti Bar et Spectacles pour une soirée inoubliable. Je m’en doutais un peu, puisque j’allais voir Teenage Bottlerocket à guichet fermé. Ramona, qui les suivait en tournée et Jeffrey Lost Control, de Thetford Mines, assuraient la première partie. Beau travail d’équipe!


À mon arrivée sur place, je pouvais palper l’électricité dans l’air. Que très rarement, on peut voir une salle au trois quart pleine pour une première partie locale. Pourtant, Jeffrey Lost Control a eu la chance de performer devant une belle audience. Vous commencez probablement à vous douter de mon amour pour ce groupe punk rock aux voix rauques et passionnées. Avec beaucoup de cœur au ventre, ils ont encore réussi à me faire passer un bon moment. Cependant, on ne peut pas dire qu’ils sont très loquaces entre les chansons, le public avait pourtant l’air des plus attentif. Une liste de chansons tirant sur les quelques Eps et Splits de la formation mais, majoritairement de leur dernier opus sorti il y a de cela quelques semaine. S’il en dépendait que de moi, je leur aurais alloué davantage de temps de scène, mais bon, satisfaction atteinte. De plus, ils ont fini avec ma pièce favorite, Falling Down, qui ne se retrouvait pas sur la liste au sol, j’en étais bien surpris et ma soirée était déjà complète.

La chaleur humaine s’installe avec Ramona sur les planches. Le bar L’Anti est à pleine capacité et le groupe originaire de Philadelphie nous enchaine ses meilleures chansons pop punks. Un groupe que je connaissais de nom seulement avant de m’y jeter quelques jours auparavant. Ce que j’aime le plus avec eux, c’est l’échange entre la voix masculine et la voix féminine. Très bon spectacle, même si on était que très peu à les connaitre, et ce, que trois ou quatre morceaux pour ma part. Ce qui fut amplement suffisant pour une première expérience en show. La foule n’était pas encore active, mais on sentait que ça ne tarderait pas, tout le monde n’attendait que le groupe pour qui ils se sont déplacés.

Quand Teenage Bottlerocket a envoyé son premier 1-2-3-4, j’ai eu un grand frisson. Les wohohoho de You don’t Get the Joke, la première pièce sur leur plus récent album, étaient très entrainants. La foule chantante qui commence à se pousser le point levant, on est officiellement dans un show punk rock. Meilleur prélude pour un spectacle époustouflant. Suivit directement par ce que je crois être leur plus grand classique, Skate or Die. Elle a reçu la plus grande participation en avant scène de toute la soirée. Mon seul regret fût de ne pas entendre suffisamment le chanteur pour pouvoir le suivre comme dans mes pratiques dans le salon chez moi. Je plains mes voisins.

Je ne sais pas pour les gens en arrière, mais en avant, tout le monde était trempe. Le groupe enchainait chacun des morceaux sans relâche, comblant un peu tout le monde avec un setlist touchant à chacun de leurs albums. Ray Carlisle était particulièrement en forme. Le toupet mouillé et collé dans la face, moins une dent en avant, nous faisant des faces et chantant directement avec les premières lignes, on aurait dit un petit garnement en plein mauvais coup.

Les guitares derrière la tête, les bières renversées (et lancées), l’enthousiasme général tout au long de la soirée et les nombreuses chansons toutes plus plaisantes à chanter les unes que les autres (sans farce, aucune mauvaise chanson ce soir là, ma vessie ne m’aimait pas) ont fait de ma troisième expérience avec TBR la meilleure de toutes. Mention spéciale à Wild Hair (Across my Ass) qui fut l’apogée du concert. Je l’attendais celle là!

ÉCRIT PAR : MARCAN