Mon épopée au Pouzza 2019 | Partie 1/2

J’aimerais dédier cette 9e édition du Pouzza à mon amie Marie-Pier Lavigne qui malheureusement, ne pourra plus jamais participer à ce grand party de la famille Punk Rock. – Marcan

 

Jour 1 :
L’arrivée aux Katacombes, pour Jeffrey Lost Control après une course contre la montre, fut un commencement plutôt stressant. Travail à Québec, le trafic, le trajet, trafic à Montréal, l’hôtel, la billetterie… bref, je suis arrivé cinq minutes avant le show qui allait ouvrir mon Pouzza9. Une excellente prestation des gars de Thetford Mines devant une foule bien nombreuse pour cette heure vendredi soir. Bien content d’avoir entendu les nouveaux morceaux du long-jeu sorti la semaine dernière.

Le temps frais n’a pas arrêté les nombreux festivaliers à la scène extérieure. Lost Love a encore réussi à m’injecter ses refrains accrocheurs pour le reste de la fin de semaine. Encore une belle prestation énergique de Guilhem et sa bande. Par la suite, Bad Cop/Bad Cop m’a, encore une fois, accompagné vers un autre spectacle. Pas un mauvais punk rock, mais un peu générique. Un groupe que je ne peux pas imaginer ailleurs qu’en première partie. Je ne vais quand même pas enlever aux filles qu’elles ont une belle énergie.

Par contre, Against Me, la tête d’affiche au Jardin des Bières, a su choisir un répertoire qui plait à toutes les générations de fans. Laura Jane Grace, qui reste une des meilleures leaders de la scène, a accompli sa job une fois de plus. Le problème avec les shows gratuits, il y a beaucoup de monde qui sont juste là en touristes, ce qui a pour effet de diluer l’intensité des connaisseurs. Peut-être est-ce un bon moyen de faire connaitre les artistes? Un spectacle rempli de succès et de passion.

Nous sommes maintenant rendus à la partie de la soirée qui m’intéresse le plus: Fire Next Time aux Foufs. Le chanteur acoustique, supporté par l’intensité électrique du reste du groupe, la voix aussi rauque que sur album, les gens qui chantent bras dessus, bras dessous. Même si mes attentes n’ont pas été comblées à 100%, j’ai adoré! 

War on Women qui pète la baraque! Outre les textes extrêmement engagés et la rudesse de leurs chansons, on peut dire que Shawna Potter possède un immense charisme et une présence sur scène démesurée. Tellement content d’avoir assisté à cette prestation à l’intérieur, l’an passé j’avais dû les voir dehors et comme vous le savez, ce n’est pas mon meilleur spot en ville. Elle bouge beaucoup, nous aussi alors.

Je ne le savais pas encore, mais mon choix ici aurait dû se diriger vers les Katacombes pour voir Spanish Love Songs. J’ai perdu la loterie des shows secrets cette année. Une chance pour moi que Joe McMahon et Smoke or Fire sont parfaits en show. Sa voix incroyable a enchanté les Foufounes Électriques. Pas un trash violent, vu que nous sommes rendus vieux, mais la réponse était là! Mon moment préféré va à la pièce Monsters Among Us qui a viré la salle à l’envers. Mes amis et moi-même avons chanté notre vie, la fusion complète avec la foule et le groupe sur scène.

Toujours à la même place, Bong Mountain (que je vais voir le lendemain) et Bike Tuff nous ont laissé avec une prestation secrète. Drôle de concept où les deux groupes s’alternent à chaque chanson. J’avais encore plus hâte à BM et j’ai découvert pour vrai Bike Tuff.

Jour 2

Quoi de mieux que de commencer la 2e journée avec The Anti-Queens? Quatre jolies punks qui rayonnent de bonheur. Je suis encore sous le charme des voix des deux chanteuses. À voir les têtes se faire aller au rythme entraînant d’après-midi, je crois ne pas être le seul à avoir apprécié mon après-midi. Deux ou trois autres groupes pour agrémenter les moments entre amis au site gratuit puis, me voilà rendu à Direct Hit

Je ne m’attendais à rien, ils ont tout donné! Sachant que le drummer et le bassiste avaient quitté le groupe quelques semaines auparavant, je suis encore surpris d’avoir eu droit à une telle prestation. Le chanteur toujours aussi intense, il a réussi à en rajouter davantage quand il a lâché sa guitare à la toute fin. Sans oublier l’autre guitariste en body surfing dans la foule au même moment. Beaucoup de l’album Crown of Nothing paru l’année passé, à ma plus grande satisfaction. Le tout, sans oublier leurs plus grands classiques.

J’ai survolé le début de Strung Out, trop court et trop loin pour même donner mon avis sur leur présence au Pouzza. La seule chose que je peux dire, c’est que les amateurs étaient au rendez-vous. Moi, j’allais voir un de mes coups de cœur cette année, Smoking Popes. Tellement de passions, d’amours et une précision exemplaire chez ces vétérans du emo pop-punk. Ils n’étaient pas venus depuis les années 90, ils nous ont servi comme il faut. C’est juste dommage pour ceux qui les attendaient depuis longtemps, une grande proportion des chansons était dédiée à leur dernier opus (que j’adore particulièrement). Ce n’est pas un groupe qui bouge beaucoup, mais quand le monde chante en fermant les yeux et en serrant le poing, tu fais ta job comme il faut.

On passe au Théatre Sainte-Catherine pour voir Cuddlefish. On change d’ambiance drastiquement, quelques vingt personnes sont là. Le groupe criard venu de Georgie pour délivrer à peu près huit chansons en 20 minutes. Parfait! Le chanteur-guitariste qui pousse le mur de briques et le batteur qui joue avec des cymbales complètement démesurées ont volé le show.

Grosse soirée aux Katacombes en vue. Bong Mountain, que je vois officiellement cette fois, donne une solide prestation mélodieuse. Le sing along est fort et la place est remplie. Personne ne manque au festival du sourire, l’atmosphère est tout simplement réjouissante. Par contre, Timeshares est le groupe qui m’a fait perdre mon temps (la pognes-tu?). Ce n’est pas qu’ils ne sont pas bons, mais je n’en écoute pas donc, j’attends, trop longtemps.

Quand The Dopamines embarque sur scène, un groupe que j’attendais fortement cette année, la fête décolle. Le feu devait être pogné parce que les bières revolaient de partout, même du balcon. La foule chantait, dansait, crachait. Le band a donné son 110%, tout était tellement punk rock. Le meilleur show de la fin de semaine, j’en rêve encore. Après, show secret de Direct Hit!, le genre que j’attendais puisque il n’y a rien de mieux qu’un show aux Katacombes. Similaire avec celui de dehors, mais avec plus d’intensité et de rapprochement. Sans oublier que tout le monde étaient plus festifs, même le bassiste!

ÉCRIT PAR : MARCAN