Retour sur mon Pouzza 2019 | Partie 1/3

youvandal
YOU VANDAL / FOUFOUNES ÉLECTRIQUES – 17 mai 2019

J’avais tellement hâte d’être au Pouzza après presque 2 ans d’absence due à des problèmes de santé. Cette année, j’avais tout mis en place pour que ça soit une belle expérience! Comme tout le monde, j’ai eu le cœur déchiré à faire l’horaire des groupes auxquels je voulais assister vraiment pendant les festivités Pouzzanesque, mais de toute façon, qui la suit vraiment à la lettre son horaire?

Je suis donc arrivé, enfin j’avais les pieds dans la métropole, fin prêt pour le Jardin des Bières, non pas pour me prendre des breuvages et finir saoul mort sur le sol. Une grosse Eska pour bien savourer le moment présent, j’ai rien contre l’alcool. Je récupère ma passe, rencontre quelques artisans du milieu que je connais déjà et je rencontre même deux français, dont l’un avec une hélice sur son chapeau coloré – Topsy Turvy’s – et je me dirige pour écouter un petit bout de la table ronde sur les femmes de la scène et à ma grande surprise, c’était dehors sous un chapiteau. J’avais imaginé que ce serait dans une salle, mais peu importe ça change rien au fait que c’était bien intéressant et que vraiment il y avait beaucoup de gens. J’ai bien aimé les quelques témoignages et vraiment, il est temps que ça change pour ces femmes du milieu!

Le Pouzza est magique pour faire des découvertes sur le pouce, si on peut dire ainsi. Et dans ce sens j’ai vu Cold Wrecks, la première formation qui n’était pas prévue à mon horaire. Alors, sur le coup de l’impulsion après des moments de jasette ici et là, je me suis laissé emporter et je suis allé voir Cold Wrecks. Honnêtement la prestation donnait une belle ambiance de départ, c’était bondé de gens, les new-yorkais sur scène étaient habiles, en forme et menaient le bal, d’une façon qui m’a séduit. Très diversifiés musicalement passant d’un pop punk mélodique à l’indie rock avec une touche quelque peu emo en plus de garder quelques formes assez punk rock. Le spectacle en soi était très favorable pour bien débuter les festivités.

Par la suite, j’attends de pied ferme You Vandal dans la place! J’avais adoré la fois où ils étaient venus jouer aussi au garage des Foufounes Électriques en 2017, encore à l’occasion du Pouzza et ce fut l’un de mes coups de cœur du festival cette année là, alors vous comprenez que j’avais mis la barre haut cette année. La formation floridienne de Gainesville, a donné une belle prestation, rien de décousus à mon avis, il y avait de quoi se réjouir avec quelques pièces de l’album I Just Want to Go Back to Hell, le plus récent album qui à mon humble avis, fait beaucoup plus de sens et d’impact à mon être en spectacle que sur disque. Pas qu’il est mauvais, mais disons que j’avais mieux accroché au précédent. Pour en revenir à leur prestation, c’était très bon, même belle vibration énergique ressentie lors de 2017. Une bonne présence dégourdi sur scène, de courtes interactions, pas trop longues, direct au but et sans fla-fla tout au long des pièces déversées sur le public qui semblait apprécier les musiciens de You Vandal.

L’Affaire Pélican enfin sur scène après un long moment sans prestations, mis à part la veille qui fut un concert en plein air et pour des étudiants. Enfin, je les voyais sur une belle scène, au Foufounes Électriques et dans un festival! Les premiers instants du spectacle ne présageait pas une foule nombreuse et après l’excellente introduction – Children de Robert Miles – à la sauce des Pélicans, les gens commencèrent à arriver. Et boom, surprise, c’était bondé de gens après la deuxième pièce. Des bombardements  de leurs titres habituels. C’était le fun des voir sur scène et ils semblaient avoir du plaisir autant que les gens présents sur place..

J’ai tellement eu de plaisir que le temps est passé trop vite avant que je me rende compte que j’allais manquer Jeffrey Lost Control… Et ça, ça va laisser un petit côté décevant et déchirant parce que c’était à mon horaire et j’avais surtout pas envie de les manquer. J’ai donc rebroussé chemin et je suis allé voir Super Punk avec les Noé Talbot, Torsh, Stevo Rock et le très direct et adorable français Ken Mallard. Tout un spectacle que les gars nous ont offert avec les pièces totalement disjonctées et remplies d’humour bien vu. Les nombreuses interactions du bassiste français – connu pour avoir été entre autre à la basse de Guerilla Poubelle – il était vraiment quelque chose à voir.  Du génie amusant! Le quatuor est vraiment plaisant à voir sur scène, c’est accrocheur, ça jette carrément la fête à un niveau qui semblait charmer les gens de la place et fait éclater les festivités spontanément et avec beaucoup d’audace.

J’ai ensuite entendu quelques pièces de Theses Fast Times une formation de Thousand Islands Records qui précédait Super Punk au même endroit, le Théâtre Sainte-Catherine, du bonbon pour les oreilles pour deux pièces parmi le répertoire du groupe. J’aurais aimer entendre quelques pièces de plus, et approfondir le sens du spectacle qu’ils ont, car l’instant fut court de ma part.

Quelques temps après, sur la terrasse extérieure, Il y a même une personne assez âgée qui nous a accostés proche du théâtre Sainte-Catherine, en nous disant qu’il trouvait que la musique était forte. De l’extérieur nous l’entendons pas trop, mais une fois la porte ouverte, Il ne savait pas qu’il se déroulait le Pouzza Fest, nous lui avons expliqué avec politesse tout ce qui encadrait l’événement et je crois que le monsieur a très apprécié. On calcule ça comme une bonne béatitude ? Enfin, je voulais aller voir d’autres formations par la suite, mais vu l’heure avancée, je ne voulais pas manquer le dernier train comme on dit et surtout pas avoir à être un sans-abri à Montmorency la station à Laval. Je respecte clairement ces personnes, ce sont de braves gens.

Sérieusement c’était une belle journée et soirée, mais le lendemain allait être chargé.

ÉCRIT PAR : DESLO