Angry Youth Elite, retour réussi aux 90’s!


TITRE : READY! SET! NO!
GROUPE :
ANGRY YOUTH ELITE

LABEL : SPORTKLUB ROTTER DAMM
PAYS : ALLEMAGNE
SORTIE : 25/05/2018

Allez hop, on sort son skate des boules à mites et on enfile ses Vans pour écouter le tout premier album d’Angry Youth Elite, Ready! Set! No!. Alors oui c’est vrai, cet album a déjà un an, mais le fait est que je l’ai découvert cette année seulement, et putain c’que je regrette de pas être tombée dessus plus tôt. Alors si vous l’avez raté aussi, ça vaut le coup d’y jeter une oreille.

Angry Youth Elite, c’est André, Charlie et Markus, qui ont à cœur de faire (re)vivre le son punk rock des années 90 avec lequel ils ont grandi, et de manière « intelligente » face au déclin social, avec des textes empreints d’un souci d’unité, s’opposant au capitalisme ou encore au racisme.

Parmi leurs faits d’armes, outre ce premier album, on compte en mai 2019 un single, reprise de Say Anything (The Bouncing Souls) avec The Bombpops au profit de l’association caritative Skate-Aid, et depuis leurs débuts en 2017 de nombreux concerts avec entre autres Jaya The Cat, The Real Mc Kenzies, The Bombpops, Death By Stereo, The Penske File, Spanish Love Songs, Pears, Nothington, Snareset ou encore plus récemment No Fun At All. On précisera aussi que l’album a été masterisé par Jason Livermore aux légendaires Blasting Room Studios (Fort Collins, Colorado).

L’album démarre sur un morceau instrumental, Start, mais qui ouvre les hostilités et met bien en avant l’énergie qui va suivre tout au long de l’album. On enchaîne avec Pissed qui résume pas mal une des facettes de leur colère « The breaking news make me feel sick. Terrorism and fascism all this awful shit. I’m pissed. » Vient ensuite la très efficace Rebellion Cut to Fit avec les légendaires Burning Heads (!!) puis l’endiablée Anger Turns to Hate qui à mi-parcours évolue de façon plus hardcore en screaming vocal pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

On passe à Again & Again, à la mélodie un brin plus « joyeuse » qui offre sur les dernières notes à la basse seule une parfaite transition pour No Matter, Who Cares? qui débute à son tour sur une courte intro de basse, et dont le refrain est encore un aspect de leur colère « We know the winner takes it all and the loser gets the fall. Who the fuck cares of them at all ».
On notera la touche plus positive de Strong Company et The Pack, tant dans la musique et les mélodies que dans les thèmes abordés, hommages à l’unité, l’amitié, la solidarité, on sent alors leur sens du partage.

L’avant dernière, titre éponyme de l’album Ready! Set! No!, a été mon premier gros coup de cœur de cet album. Elle démarre sur les chapeaux de roues avec un riff de guitare acéré, un rythme effréné, on n’a pas l’temps de reprendre son souffle et elle tient en haleine du haut de ses 1’25. A Rebel Song pour clôturer l’album introduit une touche plus reggae, plus cool, mais tout en restant un appel à réagir et procure une forme d’espoir.
Je n’ai pas cité les autres morceaux, Keep Moving On, et Get up, Face up, Fight!, mais ils n’ont pas moins de mérite que les autres et sont tout autant appréciables.

Les mélodies soulèvent différentes émotions découlant du même constat de déclin actuel, entraînant une volonté d’agir, protester, un espoir, ou une colère, la nécessité de faire face, ensemble de préférence. On s’imprègne vite des refrains qui deviennent rapidement familiers, les sing-along ne sont pas en reste, puissants et entraînants, on ne résiste pas à les accompagner. Les harmonies vocales sont particulièrement bien pensées et exécutées. J’me suis pas mal immergée dans cet album ces derniers temps (vu que j’avais un an de retard sur sa parution, c’était pas du luxe), et franchement, j’y suis bien, il me donne une forme de courage.

Un album qui nous ramène dans les 90’s, au son punk rock Fat Wreck ou Epitaph, à l’énergie convaincante qui vous embarque et qu’on a envie de suivre loin, très loin. Angry Youth Elite fait partie de ces groupes prometteurs à suivre de très près.

1. Start
2. Pissed
3. Rebellion Cut to Fit
4. Anger Turns to Hate
5. Again & Again
6. No Matter, Who Cares?
7. Get Up, Face Up, Fight!
8. Strong Company
9. The Pack
10. Keep Moving On
11. Ready! Set! No!
12. A Rebel Song?

ÉCRIT PAR : ALICE

Mon épopée au Pouzza 2019 | Partie 2/2

pouzza2019

Jour 3: Encore une belle journée égayée par les groupes ska de l’après-midi. Mais c’est officiellement à The Human Project aux Foufs que toute mon énergie est ressortie. Quel groupe fascinant! Comment peut-on être aussi intense et technique sans l’échapper une note? Les voix et les cris étaient si parfaits et justes, j’en avais des frissons. Le chanteur pousse tellement haut, ce n’est pas croyable tant qu’on ne le vit pas en spectacle. Leur entrée en scène a désorienté tout le monde.

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Mon épopée au Pouzza 2019 | Partie 1/2

J’aimerais dédier cette 9e édition du Pouzza à mon amie Marie-Pier Lavigne qui malheureusement, ne pourra plus jamais participer à ce grand party de la famille Punk Rock. – Marcan

 

Jour 1 :
L’arrivée aux Katacombes, pour Jeffrey Lost Control après une course contre la montre, fut un commencement plutôt stressant. Travail à Québec, le trafic, le trajet, trafic à Montréal, l’hôtel, la billetterie… bref, je suis arrivé cinq minutes avant le show qui allait ouvrir mon Pouzza9. Une excellente prestation des gars de Thetford Mines devant une foule bien nombreuse pour cette heure vendredi soir. Bien content d’avoir entendu les nouveaux morceaux du long-jeu sorti la semaine dernière.

Le temps frais n’a pas arrêté les nombreux festivaliers à la scène extérieure. Lost Love a encore réussi à m’injecter ses refrains accrocheurs pour le reste de la fin de semaine. Encore une belle prestation énergique de Guilhem et sa bande. Par la suite, Bad Cop/Bad Cop m’a, encore une fois, accompagné vers un autre spectacle. Pas un mauvais punk rock, mais un peu générique. Un groupe que je ne peux pas imaginer ailleurs qu’en première partie. Je ne vais quand même pas enlever aux filles qu’elles ont une belle énergie.

Par contre, Against Me, la tête d’affiche au Jardin des Bières, a su choisir un répertoire qui plait à toutes les générations de fans. Laura Jane Grace, qui reste une des meilleures leaders de la scène, a accompli sa job une fois de plus. Le problème avec les shows gratuits, il y a beaucoup de monde qui sont juste là en touristes, ce qui a pour effet de diluer l’intensité des connaisseurs. Peut-être est-ce un bon moyen de faire connaitre les artistes? Un spectacle rempli de succès et de passion.

Nous sommes maintenant rendus à la partie de la soirée qui m’intéresse le plus: Fire Next Time aux Foufs. Le chanteur acoustique, supporté par l’intensité électrique du reste du groupe, la voix aussi rauque que sur album, les gens qui chantent bras dessus, bras dessous. Même si mes attentes n’ont pas été comblées à 100%, j’ai adoré! 

War on Women qui pète la baraque! Outre les textes extrêmement engagés et la rudesse de leurs chansons, on peut dire que Shawna Potter possède un immense charisme et une présence sur scène démesurée. Tellement content d’avoir assisté à cette prestation à l’intérieur, l’an passé j’avais dû les voir dehors et comme vous le savez, ce n’est pas mon meilleur spot en ville. Elle bouge beaucoup, nous aussi alors.

Je ne le savais pas encore, mais mon choix ici aurait dû se diriger vers les Katacombes pour voir Spanish Love Songs. J’ai perdu la loterie des shows secrets cette année. Une chance pour moi que Joe McMahon et Smoke or Fire sont parfaits en show. Sa voix incroyable a enchanté les Foufounes Électriques. Pas un trash violent, vu que nous sommes rendus vieux, mais la réponse était là! Mon moment préféré va à la pièce Monsters Among Us qui a viré la salle à l’envers. Mes amis et moi-même avons chanté notre vie, la fusion complète avec la foule et le groupe sur scène.

Toujours à la même place, Bong Mountain (que je vais voir le lendemain) et Bike Tuff nous ont laissé avec une prestation secrète. Drôle de concept où les deux groupes s’alternent à chaque chanson. J’avais encore plus hâte à BM et j’ai découvert pour vrai Bike Tuff.

Jour 2

Quoi de mieux que de commencer la 2e journée avec The Anti-Queens? Quatre jolies punks qui rayonnent de bonheur. Je suis encore sous le charme des voix des deux chanteuses. À voir les têtes se faire aller au rythme entraînant d’après-midi, je crois ne pas être le seul à avoir apprécié mon après-midi. Deux ou trois autres groupes pour agrémenter les moments entre amis au site gratuit puis, me voilà rendu à Direct Hit

Je ne m’attendais à rien, ils ont tout donné! Sachant que le drummer et le bassiste avaient quitté le groupe quelques semaines auparavant, je suis encore surpris d’avoir eu droit à une telle prestation. Le chanteur toujours aussi intense, il a réussi à en rajouter davantage quand il a lâché sa guitare à la toute fin. Sans oublier l’autre guitariste en body surfing dans la foule au même moment. Beaucoup de l’album Crown of Nothing paru l’année passé, à ma plus grande satisfaction. Le tout, sans oublier leurs plus grands classiques.

J’ai survolé le début de Strung Out, trop court et trop loin pour même donner mon avis sur leur présence au Pouzza. La seule chose que je peux dire, c’est que les amateurs étaient au rendez-vous. Moi, j’allais voir un de mes coups de cœur cette année, Smoking Popes. Tellement de passions, d’amours et une précision exemplaire chez ces vétérans du emo pop-punk. Ils n’étaient pas venus depuis les années 90, ils nous ont servi comme il faut. C’est juste dommage pour ceux qui les attendaient depuis longtemps, une grande proportion des chansons était dédiée à leur dernier opus (que j’adore particulièrement). Ce n’est pas un groupe qui bouge beaucoup, mais quand le monde chante en fermant les yeux et en serrant le poing, tu fais ta job comme il faut.

On passe au Théatre Sainte-Catherine pour voir Cuddlefish. On change d’ambiance drastiquement, quelques vingt personnes sont là. Le groupe criard venu de Georgie pour délivrer à peu près huit chansons en 20 minutes. Parfait! Le chanteur-guitariste qui pousse le mur de briques et le batteur qui joue avec des cymbales complètement démesurées ont volé le show.

Grosse soirée aux Katacombes en vue. Bong Mountain, que je vois officiellement cette fois, donne une solide prestation mélodieuse. Le sing along est fort et la place est remplie. Personne ne manque au festival du sourire, l’atmosphère est tout simplement réjouissante. Par contre, Timeshares est le groupe qui m’a fait perdre mon temps (la pognes-tu?). Ce n’est pas qu’ils ne sont pas bons, mais je n’en écoute pas donc, j’attends, trop longtemps.

Quand The Dopamines embarque sur scène, un groupe que j’attendais fortement cette année, la fête décolle. Le feu devait être pogné parce que les bières revolaient de partout, même du balcon. La foule chantait, dansait, crachait. Le band a donné son 110%, tout était tellement punk rock. Le meilleur show de la fin de semaine, j’en rêve encore. Après, show secret de Direct Hit!, le genre que j’attendais puisque il n’y a rien de mieux qu’un show aux Katacombes. Similaire avec celui de dehors, mais avec plus d’intensité et de rapprochement. Sans oublier que tout le monde étaient plus festifs, même le bassiste!

ÉCRIT PAR : MARCAN

Photos du Pouzza Fest : Jour 2 – 18 mai 2019

pouzza2019

Le dévoué Dominic était présent lors du samedi 18 mai dernier à l’occasion de la superbe deuxième journée du très enchanteur festival, Pouzza Fest. Il a donc visité le Jardins des Bières et quelques endroits où se déroulaient les festivités montréalaises.

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(Chronique) Escalating Quickly, un album rafraîchissant?


TITRE : TEN FOOT POLE /
GROUPE :
ESCALATING QUICKLY

LABEL : THOUSAND ISLANDS RECORDS /
VILLE : SANTA CRUZ / PAYS : ÉTATS-UNIS
SORTIE : 10/05/2019


Depuis plus d’un an, Dennis Jagard, leader de la formation Ten Foot Pole, nous disait travailler tranquillement sur un nouvel album. Nous avons eu le droit à des pièces en essai lors de sa tournée acoustique au Québec et par la suite avec le groupe complet. Don’t be a Dick, qui est super catchy, fait partie de la rotation du set list depuis un bon moment. Rapidement, elle est devenue une des préférées de la foule, qui peut participer activement au refrain en chantant haut et fort «  Dick Dick Dick ».

Lorsque le temps d’aller en studio est arrivé, il est annoncé que ce sera le réputé Ryan Green derrière la console. Dès le début, il est dit que cet album sera différent. Aucune barrière n’est mise pour Escalating Quickly. Les gars ont eu du plaisir à l’enregistrer, ça s’entend. En plus d’avoir recruté Ryan Green à la console, Sean Sellers de Good Riddance est derrière les tambours pour l’enregistrement et Lil Joe Raposo de Lagwagon à la basse. Dan Palmer (Zebrahead et Death By Stereo) et Dan Jacobs (Atreyu) ont eu carte blanche pour s’amuser à faire des solos. Le résultat est phénoménal.

Si tu t’attends à un Rev ou Unleashed 2, cet album n’est pas pour toi. Au premier son de synthé, tu vas décrocher. Pourtant, la beauté de cet album-là est dans son audace et sa différence. C’est un album qui arrive du champ gauche en amenant du même coup un vent de fraîcheur. Mais détrompez vous, ça reste du Ten Foot Pole. Certaines chansons sont rapides comme en 1997. The Jackals et Long Night en sont un parfait exemple.

Numb est un mélange du bon vieux Ten Foot Pole avec une touche funky. Les synthés surprennent à la première écoute mais on finit par s’y habituer et aimer ça. Le refrain est super accrocheur.

Un de mes coups de cœur est la pièce The Antidote. La production de cet album-là est hallucinante et en particulier sur cette chanson-là. La voix de Dennis n’a jamais été autant explosive et émotive.

Pour terminer Escalating Quickly, la pièce Goodbye Sunny Days se fait entendre. Impossible d’être indifférent à cette magnifique pièce interprétée à la guitare sèche. Ça donne espoir à un futur album acoustique.

J’étais déjà hâtif à la venue d’un nouvel album de Ten Foot Pole et je dois dire qu’ils ont dépassé mes attentes. Ça s’écoute super bien du début à la fin. Aucun temps mort et surtout une superbe production. Avec une ouverture d’esprit, vous tomberez dans le piège de cet album. Il est difficile de ne l’écouter qu’une seule fois. Il est également impossible de passer sous silence l’artwork. Gleb Sinyutkin et Konstantin Zotov y sont allés de mains de maîtres pour cette pochette. Un album bien ficelé qui vaut le détour. Il ne faut pas oublier que l’album est sorti sur Thousand Islands Records.

Mes coups de cœur : Goodbye Sunny Days,The Antidote, Don’t Be a Dick, Long Night

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1. Everything Dies
2. Don’t Be A Dick
3. Numb
4. Forever Road
5. Long Night
6. Victim Of Humility
7. The Jackals
8. The Antidote
9. I Hate The Night
10. Unbroken
11. Goodbye Sunny Days

ÉCRIT PAR : GAGNON

(Chronique) Weatherstate, un album à entendre sur la champ!


TITRE : BORN A CYNIC /
GROUPE :
WEATHERSTATE

LABEL : FAILLURE BY DESIGN | WIRETAP /
VILLE : BRISTOL / PAYS : ROYAUME-UNI
SORTIE : 10/05/2019


Sortis de nulle part dans mon registre musical, les musiciens Britanniques de Weatherstate balancent un album ayant une énorme aptitude dangereusement pigée de la cour des grands de ce monde. Les compétences talentueuses revivifiant le genre pop punk est poussé à fond la caisse. L’expérience transpire la maturité d’un groupe méconnu pour certains, mais qui n’en est pas à son premier album. Est-ce que ce nouvel album s’imprègne d’un parfum très réputé des Nord Américains bénéficiant des chaleurs rayonnantes?

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