(Revue) Soirée de feu avec Satanic Surfers, Belvedere et cie…

Il y a des shows que nous attendons avec impatience, et ce, pendant plusieurs mois. Ce fut le cas pour la tournée Satanic Surfers, Belvedere et La Armada, qui était de passage à Québec jeudi dernier avec Our Darkest Days. Mes attentes étaient extrêmement élevées. Néanmoins, je suis sorti de la salle Méduse détrempé et complètement satisfait.

Un spectacle qui commence à l’heure (une chance, je me lève quand même à 4h30 pour aller travailler le lendemain) avec Our Darkest Days. Présents sur scène pour casser la glace entre nous et les groupes de la tournée, ils nous ont bien réchauffés! La foule était un peu timide et éloignée de la scène, mais je crois que c’est normal et commun pour les premières parties locales avant les plus grosses têtes d’affiche. Excellente performance, surtout quand on apprend par après que Vince Fournier, le chanteur de la formation, avait une grippe. Ok oui, il ne sautait pas autant qu’il nous a habitué par le passé, mais la voix et la présence sur scène étaient impeccables. Les quelques connaisseurs chantaient avec cœur les meilleurs morceaux de A Common Agony.

La salle se remplit pourtant, les gens restent timides. La Armada, qui fait plutôt dans le hardcore saccadé et décousu, n’était pas très attendu par la communauté de la ville de Québec. Selon moi, ils n’étaient pas dans la bonne tournée pour se faire connaitre. Un mouton noir dans un troupeau de skate punkeurs. Pourtant, ils ont offert la prestation la plus énergique de la soirée. Constamment en mouvement (et pas toujours des mouvements traditionnels de scène), les cinq gars de la formation de Chicago (auparavant de la République Dominicaine) nous en ont mis plein la vue. On pourrait dire qu’ils avaient au moins un supporteur, à voir sa façon de danser, on pouvait présumer qu’il était un initié. Je vous cacherai pas que j’ai bien ri (pas de lui, mais avec lui). Musique intéressante et surtout intrigante, je crois bien aller approfondir mon écoute éventuellement.

On est maintenant au plat principal. Belvedere a malheureusement dû faire son sound check devant la salle pratiquement pleine. Un malaise autant pour nous que pour eux, ça se sentait. De plus, le son a pris quelques chansons pour se placer. Pour ce qui est de la suite, tout était parfait. J’aime toujours les voir en spectacle, et je ne crois pas être le seul, puisque à ce moment là, la foule était bel et bien réveillée. Un choix de chanson très classique, le même depuis quelques années avec les trois derniers opus en avant plan.

Définitivement un groupe qui fait chanter, du moins, les quelques personnes autour de moi qui s’en sont donné à cœur joie. Steve Rawles est toujours aussi souriant, on ne peut s’empêcher d’être heureux avec lui. Tout aussi rapide et technique, le groupe nous a offert quelques surprises musicales tel qu’un changement de tempo inhabituel dans Two Minutes for Looking so Good. La performance se termine avec Brandy Wine, un pur délice pour chanter à pleins poumons et s’arracher les cordes vocales. Le petit moment semi a cappella de la fin me donne des frissons à chaque fois!

Voilà, c’est au tour de Satanic Surfers de monter sur scène. L’an passé au 77MTL, nous avions eu droit à toute une performance avec Rodrigo derrière la batterie, comme en 1994. Cependant, ils n’avaient joué que des pièces de cette époque, une période que j’adore, mais j’aime beaucoup le dernier venu aussi; Back from Hell. Donc, j’étais très content de voir une liste de pistes modernes.

…And the Cheese Fell Down pour bien nous mettre la table, ce soir nous allons avoir beaucoup de Hero of our Time. Rodrigo est très énergique et donne son 110%, autant en voix qu’en attitude de scène. Ils enchaînent tous les classiques un après l’autre avec belle précision et un enthousiasme contagieux. J’ai eu droit à trois morceaux de Back from Hell (ceux que j’aurais choisi aussi), pratiquement l’entièreté de Hero of Our Time et plusieurs autres. Malheureusement, pas assez de Going Nowhere Fast, mon album préféré de la formation suédoise.

Le show se termine avec Head Under Water, une des plus attendues, pour ensuite faire place au rappel avec Armless Skater. Personnellement, je la trouve moyenne, mais à voir les faces de l’assistance, ils ont bien fait de la jouer. Surtout que bien des fans étaient déçus parce qu’elle n’était pas sur la liste au 77MTL 2018. Mon coup de cœur de la soirée va au 2e rappel, oui oui, un 2e rappel pour m’envoyer Good Morning en pleine gueule. Si je me souviens bien, j’ai sauté sur place comme un gamin avant de me lancer tibias sur scène pour chanter avec les plus motivés. Vers la fin de la chanson, Rodrigo se lance en body surfing pour faire le tour de la place et nous laisser sur une finale grandiose.

ÉCRIT PAR : MARCAN

 

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