(Revue) Marmottes Aplaties à St-Jean – 3 novembre 2018

Le lendemain d’un spectacle à guichet fermé à Montréal, Les Marmottes Aplaties jouaient devant une foule conquise d’avance dans leur patelin de St-Jean-sur-Richelieu. Un concert d’artistes très prometteur : Capable!, The Translaters et Barrasso accompagnaient Les Marmottes jouant chez eux. Ce spectacle était l’avant-dernier (dernière date le 16 novembre à l’Anti Bar de Québec) d’une courte série de spectacles qui débuta en trombe au Rockfest, marquant la sortie sur vinyle de leurs trois opus, ainsi que Difficultés Techniques, une compilation de démos.

Pour ouvrir le bal, Capable! était visiblement excité de jouer sur la même affiche qu’un groupe qui a marqué son adolescence. Le groupe au son punk rock simple, pur et honnête, mélangeant paroles sur des tranches de vie, des états d’esprit et des commentaires politiques, débute la soirée en force avec Béquille, pièce d’ouverture de leur dernier EP Hot-dog Chicane. D’ailleurs cet album est nommé pour l’album ou EP punk de l’année aux prix GAMIQ, un coup de cœur sans équivoque qui nous ramène à la base de l’esprit punk.

Pour la suite des choses, on a eu droit à un mélange de chansons des EP Société Problème et Un Peu Crust Un Peu Emo : Continue De Rêver, Le Punk Est Mort Vivant, Adulescent, Société Problème, Papier Panier Piano et Crass Avait Raison. Mentionnons aussi Caller Malade, pour laquelle vous pouvez visionner un vidéoclip et vous familiariser avec cet excellent groupe.

Suivait ensuite The Translaters, une autre formation de la place, composée entre autres d’anciens membres de Subb. Dans les prochains jours ils vont sortir un nouvel EP appelé Action sur l’étiquette de People of Punk Rock Records; pour plus d’informations sur ce EP, allez écouter l’entrevue de Deslo avec Marc-André sur Barricade Punk. Malheureusement, je n’ai pu entendre que les 2 dernières pièces… Une chose est certaine, The Translaters infusèrent de la vie au parterre qui commençait à se remplir et connaître ses premiers soubresauts.

Avant l’arrivée de la tête d’affiche, Barrasso vint frapper dans le tas. Une succession fluide, puissante et hypnotisante de pièces principalement tirées de leur album sorti en août dernier Colada, agrémentée de quelques pièces de l’album Des X, Des Croix, Des Pointillés : Argenterie, Coup, Colada, Sandale, Scalpel, Menthe poivrée, Solage, T-Shirt jaune, Pacha Grenatou, 7021, Gagrange. Pour reprendre les mots de Louis-Simon Bastien, bassiste du groupe : « quand on part, c’est comme un train qui n’arrête pas ».

Le set de Barrasso a saisi les spectateurs d’une distorsion envoûtante. Les guitares étaient prises d’assaut par un rythme effréné et machinal; l’attaque des cordes du haut vers le bas favorisa une atmosphère sombre, hypnotique et énergisante. C’est quand les dernières notes finissaient de résonner que l’on prit conscience que l’on était dans une quasi-transe; j’en avais presque oublié que j’étais venu voir Les Marmottes. Très hâte de les revoir en spectacle, en attendant je vais assouvir mes oreilles avec l’excellent Colada, fraîchement disponible sur vinyle.

Finalement, après une interminable absence de près de 15 ans dans leur ville, Les Marmottes Aplaties foulent les planches de « La Boîte » tout de rouge vêtus. Sans nous laisser le temps d’assimiler leur arrivée, l’agressive et rapide Pédophilie Intraveineuse démarre le spectacle. Malgré cette chanson intense, enchaînée de Vie Rangée, la foule absorbe encore le fait qu’elle assiste à une réunion magique, jusqu’à ce que, sans avertir, Bagnole délie les jambes; le « moshpit », la danse et les chants s’arrêteront seulement à la fin du spectacle.

Le groupe défile les plus grandes pièces de leurs trois albums : Caroline, Trop tard, Papa, J’entends Tes Cris, Texas, Non jamais, J’aime Ce Procédé, Je Bave, Les Pas Fins, Vanille, Gagner, Boîte à Lunch, Bonheur’s Song. Nous avons même droit à un intermède bonus avec Champ de Mars interprété par Martin et son ukulélé. Les gars ont du fun, ils sont drôles, les fans reconnaissent le groupe qu’ils ont patiemment attendu pendant de trop longues années.

Ils poursuivent en beauté en faisant se succéder Guylaine, Jean, Tu Vas Danser et Détruire, pour terminer avec Cendrier et Sébastien qui chute gracieusement dans une flaque de bière. Certes beaucoup de personnes assistaient au spectacle par nostalgie, mais Les Marmottes n’ont pas pris de temps pour nous rappeler à quel point leur musique n’avait pas vieilli d’un poil.

Au parterre, comme au balcon, on pouvait y voir des visages remplis de bonheur; Martin, Sébastien et Bruno ont plus que livré la marchandise… SVP, prenez moins de temps pour revenir la prochaine fois!

ÉCRIT PAR : PHIL VAI

 

Publié le novembre 7, 2018, dans Événement, Musique, Punk, Punk Francophone, Punk Rock, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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