(Revue) Ten Foot Pole à Montréal

Contrairement à bien des gens, j’ai découvert Ten Foot Pole avec Insider donc, avec le chant de Dennis. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai été introduit à l’album Rev et son chanteur Scott. Ceci étant dit, Dennis a toujours été un de mes chanteurs préférés des années 90. Que ce soit Scott ou Dennis, ils sont des vocalistes qui se démarquent des autres chanteurs de la scène Punk, avec leurs voix uniques. Pour moi, le départ de Scott a été une bonne chose car cette décision a mené à la naissance de deux excellents groupes ( Pulley et Ten Foot Pole) au lieu d’un.

Même si Ten Foot Pole a toujours été dans mon top 20 de mes groupes préférés, j’avais jamais réussi à les voir performer. J’avais toujours un empêchement ou j’étais en voyage au même moment. Je les ai finalement vus il y a 3 ans (je crois) au Rockfest et cet été au Music 4 cancer. Même si les shows de festivals sont plaisants, l’expérience en salle n’est pas la même. Je me devais de les voir dans une formule plus intime.

J’étais donc très content de savoir qu’ils s’arrêtaient à Montréal pour leur tournée. À la dernière minute, leur spectacle du vendredi 19 octobre a été annulé à Guelph. Un spectacle secret a été organisé par Jay de Music 4 Cancer et Cynthia de Thousand Islands Records pour remplacer cette date. En plus d’avoir mes billets du spectacle de Montréal, j’ai eu le privilège d’assister à leur spectacle intime, à Boisbriand. J’étais impressionné de voir à quel point les gars du groupe se donnaient autant devant une poignée de gens que devant des milliers de fans lors des festivals. Lors de ce spectacle surprise, Dennis s’est chargé lui-même de la technique de son. Je dois admettre que le son était impeccable.

Revenons au sujet principal, le spectacle de Ten Foot Pole au Piranha Bar de Montréal. C’était ma première expérience dans cette salle. Je m’étais fait dire par quelques amis comme quoi le son laissait à désirer. Lors des premières parties assurées par No Way Out, The Whiskey Chase (une belle découverte pour moi) et These Fast Times, j’ai pu confirmer cette information. On est dimanche et mes oreilles bourdonnent encore.

En première partie, j’ai bien aimé le groupe The Whiskey Chase. Avec leurs trois guitares et trois chanteurs, qui se complètent très bien, j’ai été agréablement surpris par leur prestation. Beaucoup de chœurs vocaux, ce que j’affectionne bien.

C’était la première fois que j’entendais les gars de These Fast Times. Musicalement et vocalement, ça m’a fait penser par moments à un mélange de vieux Flatliners et d’Against Me, ce qui est une bonne chose. J’aurais aimé pouvoir profiter de leur prestation dans une salle offrant un son de meilleure qualité. Ce n’est que partie remise.

Sans que ce soit sold out, j’étais content de voir qu’il y avait beaucoup de gens au rendez-vous. Il ne faut pas oublier que le dernier album incluant des nouvelles pièces remonte à 15 ans. J’étais donc pas le seul nostalgique dans la place.

Vers 22h20, Dennis Jagard (chanteur), Simo Perini (drummer), Scott Hallquist (guitariste) et leur bassiste Seth Jude Richard en remplacement de Chris Del Rio embarquent sur la petite scène du Piranha Bar. Scott Hallquist, comme à son habitude, est arrivé habillé d’une magnifique paire de short beaucoup trop courte et suggestive. Petit détail qui me fait bien rire. La foule semble déjà réchauffée et applaudit avec entrain le quatuor.

Le setlist du spectacle ressemblait beaucoup à leur dernier album, Setlist. Un beau mélange de chaque opus. J’apprécie les moments où Dennis interprète les chansons de Rev, à la base chantés par Scott, le premier chanteur de la formation. My Wall sonne particulièrement bien avec Dennis à la barre du groupe. Le pit était hors de contrôle lors de cette chanson. J’avais l’impression de faire un retour de 20 ans en arrière.

Lors de leur prestation, Dennis dit avoir vécu la crise de la quarantaine et ça lui a donné le goût de retourner sur la route avec son groupe et explique avoir payé de sa poche l’enregistrement du prochain album. Il en profite pour nous interpréter une nouvelle chanson, Don’t Be A Dick. Il précise que ce sera le seul extrait du prochain disque. Il invite son public à chanter Dick Dick Dick avec le groupe, pendant le refrain. Le groupe semble vraiment s’amuser à faire cette chanson et la foule lui fait sentir son appréciation. J’ai bien hâte d’entendre la version studio.

Le rappel a débuté avec un petit set de quatre chansons acoustiques. Moment plus calme et intime avec Dennis et sa guitare sèche, pendant que le reste du groupe est dans la loge. Il ne passe pas à côté de remercier son public québécois et nomme que c’est le dernier spectacle dans la belle province pour cette tournée mais qu’il reviendra.

Pour terminer le spectacle, j’ai eu le droit à l’une de mes pièces préférées, The Getaway suivie de l’excellente chanson, The Scars. Celle-ci se retrouve sur leur album Setlist et est l’une des deux pièces inédites du disque.

Incroyable de voir comment le groupe n’a pas perdu de sa fougue. Une soirée réussie sur toute la ligne. La qualité et la justesse musicale de Ten Foot Pole nous ont permis d’oublier les lacunes sonores de la salle.

ÉCRIT PAR : GAGNON

 

Publié le octobre 23, 2018, dans Événement, Musique, Punk, Punk Rock, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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