(Chronique) Bucky Harris, chanter en cœur le poing levé!


  • BUCKY HARRIS

  • BREATHING ROOM (EP)
  • [INDÉPENDANT]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK ROCK

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Pour ce tout nouveau 7", c’est un retour à la formule classique pour Bucky Harris après l’EP acoustique In Sheep’s Clothing lancé il y a presqu’un an jour pour jour. Breathing Room, premier album disponible sur vinyle pour le groupe, nous offre 4 titres énergiques auxquels les Montréalais nous ont toujours habitués.

De la première à la dernière note des 8 minutes du EP, enregistré et mixé par Ryan Logan le bassiste du groupe, la musique de Bucky Harris ne baisse jamais la garde. La différence avec les albums précédents, qui alternent le punk rock avec des touches de folk effrénées passant par des moments plus calmes, c’est qu’ici toutes les pièces présentent une intensité ininterrompue; pas de mid-tempo ou ballades, que des morceaux pouvant galvaniser une foule.

La basse est aussi mise en valeur, donnant un sentiment d’urgence et de frénésie à la section rythmique tissée serrée qui supporte le groupe. Le meilleur exemple est la pièce d’ouverture Let Go qui démarre l’album littéralement au galop; grosse intro de Strumming Folky électrifié. Le martèlement de la basse et les transitions de guitares ont une petite saveur de The Living End. Racontant le lâcher-prise face à l’opposition et les obstacles qu’on se met à soi-même; le moment où on laisse tomber la pression et où on décide de foncer coûte que coûte.

Dropped Seeds (selon Spotify) ou Drop Seeds (sur la pochette du EP), précédemment entendu en version acoustique sur l’EP précédent, propose une version avec plus de mordant. Drop Seeds n’est pas sans rappeler Against Me!; guitares grattées avec hargne et refrain de type chœurs vocaux, cette chanson ne peut laisser indifférent. Texte sur la persévérance d’une génération n’ayant rien à perdre et qui se fait constamment répéter qu’elle n’y arrivera pas; une jeunesse qui réussira, même à contre-courant.

Thanks, hommage à la musique qui nous transforme comme personne et qui, pour certains, les pousse à créer leur propre art, transportés par un sentiment viscéral de liberté et de bonheur. Dans l’alternance entre le riff fougueux des refrains et les guitares effacées des couplets qui permet une accumulation carabinée.

Finalement, dans Tired Tales les échanges vocaux entre Wynands et Logan mettent bien en perspective les thèmes « catchy » et les passes plus agressives qui donnent la richesse au son du groupe.

À l’image de la pochette (création du guitariste David Carpentier-Laberge), cage thoracique dilatée par des poumons rouges vifs gonflés à bloc, prêts à lâcher leur fiel, la prestation vocale est encore au top pour Bucky Harris. Le timbre unique, la rythmique des paroles et les textes de Michael Wynands sont un élément majeur qui donnent une touche distinctive au son de Bucky Harris. Travail impeccable de Sebastien Grimmond (aussi de Oh My Snare) à la barre des percussions pour la première fois avec Bucky sur album. De plus, transporté par des musiciens solides qui accompagnent avec brio les chœurs vocaux, Bucky Harris nous offre de la musique étoffée d’harmonies épiques qui vous donneront le goût de chanter en cœur le poing levé.

1. Let Go
2. Dropped Seeds
3. Tired Tales
4. Thanks

ÉCRIT PAR : PHIL VAI

Publié le octobre 14, 2018, dans Musique, Punk, Punk Folk, Punk Rock, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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