(Revue) Social Distortion, une soirée comblante!

La dernière fois que j’ai assisté à un concert de Social Distortion, ça remonte à 2004. C’était soir de tempête, en février si je me souviens bien. Sex, Love And Rock n’ Roll venait de sortir et jouait en boucle dans ma voiture. Il n’était pas question que je manque Mike Ness et sa gang à Montréal. Bien heureux, je suis sorti du Métropolis en ayant vu un spectacle de plus sur ma « check-list ».

14 ans plus tard et un album de plus à leur actif, j’étais curieux de savoir si j’allais sortir du Mtelus avec la même impression.

Lors de mon arrivée au Mtelus, j’ai été surpris par la quantité de gens qui s’étaient déplacés pour assister au concert des gars de Orange County. En près de 40 ans de carrière, Social Distortion a sorti seulement sept albums studio, mais attire toujours autant de gens, si ce n’est pas plus. Facile de voir l’importance et la renommée qu’ils ont dans la scène punk. Le groupe est attendu par son public. Il ne faut pas oublier que la dernière présence de la formation remonte à octobre 2012.

Dès les premières notes, je ne pouvais être plus content d’entendre Reach For The Sky. Le public est déjà conquis. Les gens frappent des mains et chantent les paroles. Mike Ness semble être en grande forme.

Entre discours politique et interactions avec son public, Mike Ness en profite pour dire à la foule que Montréal est sa ville favorite au Canada. Applaudissements et cris se font entendre. Je suis curieux à savoir s’il va dire la même chose à Toronto.

Si vous êtes comme moi et que vous appréciez chacun des albums de Social Distortion, la setlist offerte ce soir était parfaite, quoique trop courte à mon goût. Avec autant de classiques, le groupe aurait pu se permettre une prestation de 3 heures. À la place, nous avons eu le droit à 1h15 de spectacle. J’aurais aimé entendre Sick Boys et Story of My Life, mais j’ai été comblé avec les Mommy’s Little Monster, Bad Luck, Don’t Take Me For Granted et Angels Wings.

Nous avons eu le droit à une nouvelle chanson, Over You. Chanson qui aurait pu se retrouver sur Sex, Love and Rock n’ Roll avec un son très rock. Ça promet pour le prochain album.

Un de mes moments forts du spectacle est lorsqu’au rappel, Social Distortion a fait un doublé de Johnny Cash. Avant de terminer le concert avec l’excellente reprise Ring of Fire, ils nous ont joué Folsom Prison Blues. Le style fit parfaitement avec l’attitude et la voix de Mike Ness.

Avant le dernier refrain de Ring of Fire, Mike Ness a fait monter 4 enfants sur la scène. Lorsqu’il demande le nom et l’âge au premier, ce dernier lui répond qu’il ne parle pas anglais. Le public rit et Mike Ness répond qu’il ne parle pas plus français. Il demande donc l’aide du public. Ils finissent par se comprendre. Toujours plaisant des petits moments improvisés comme ceux-là.

Les 6 ans d’attente de la foule avant de revoir leur groupe préféré se sont fait sentir. Entre chaque chanson, on pouvait entendre l’appréciation et l’excitation de la foule. À plusieurs reprises, Mike Ness nous a fait comprendre qu’il était content d’être au Canada, particulièrement à Montréal. Il y est même allé d’excuses au nom de son pays pour avoir Trump comme président. Même s’il est entouré de très bons musiciens (Jonny Wickersham à la guitare, Brent Harding à la basse et David Hidalgo Jr à la batterie), c’est le chanteur du groupe qui mène le spectacle. Les interactions avec la foule montréalaise passent toutes par Mike Ness. Il ne faut pas oublier que c’est le seul membre original de la formation, et ce, depuis 1978.

À la fin du spectacle, j’étais heureux et comblé de ma soirée. Cependant, comme quelques fans avec qui j’ai pu discuter après le concert, j’en aurais pris plus. Faut dire que j’ai été gâté cet été avec des prestations de 3 heures par Foo Fighters et Smashing Pumpkins. Donc 1h15 de Social Distortion, ça me paraît peu. Le groupe a tout de même offert une solide performance avec un choix de chansons pour plaire à tous. En espérant qu’un nouvel album sorte sous peu et qu’il revienne faire un tour au Québec avant les 6 prochaines années.

Malgré ses 40 ans de carrière, Mike Ness n’a pas pris un ride sur scène. Une belle soirée qui nous a fait voyager entre nostalgie et plaisir du moment présent.

ÉCRIT PAR : GAGNON

Publié le octobre 11, 2018, dans Événement, Musique, Punk, Punk Rock, Spectacle, Tournée, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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