(Chronique) Fullcount, l’attente terminée, le retour endiablé!


  • FULLCOUNT

  • PART OF THE GAME
  • [INDÉPENDANT]
  • Année: 2018 // Genre: PUNK TECHNIQUE

  • / / /

Quatre années, oui! Quatre années depuis l’apparition du premier album de FullcountConcessions & Compromises qui était sorti en juin 2014. Il s’en est donc passé du temps avant d’avoir du nouveau matériel à se mettre sous la dent. Qu’est-ce qui explique cette longue période? Va savoir pourquoi, le groupe pourrait sans doute nous répondre là-dessus, qu’ils ont simplement voulu prendre leur temps, mais enfin, Part Of The Game sème la fin de cette période où le groupe n’a pas été non plus la plus active des formations sur scène.

Quand on creuse l’écart entre des disques, il va de soi que les fans se posent toutes sortes de questions des plus bidons jusqu’aux existentielles et éternelles questions. L’anticipation de la fièvre entourant la sortie de ce disque témoigne de l’admiration des fans de la formation, l’engouement est à son plus haut niveau. Mais heureusement, la réponse c’est cette année que nous l’avons en pleine face. Est-ce que le défi est relevé à sa juste valeur? La réponse la plus complète se trouve dans ce texte.

Part Of The Game marque enfin le retour des habiles musiciens et ça ne prend pas une ou deux chansons avant de s’en rendre compte. Dès les premières notes de Back Against The Wall on se rend compte qu’il y aura des explosions mélodiques et techniques bien prononcées. À la minute près ça éclate et déverse des riffs rapides, intenses et catapulte leur style savamment conçu, complet et proportionnellement bien calculé. Leurs harmoniques sont hypnotisantes et fusent à travers les nombreuses tonalités qui détonnent par le mécanisme structural bâti avec de l’aptitude propice aux variations constatées. Les canons fortement enclenchés forgent les passages des actes musicaux imposés par le rythme effréné.

Killdozer, la fin drille sans avertissement après un océan d’accords, ses éléments font en sorte que ça te rentre dans le corps et entraîne une admiration instantanée. L’effort combiné de cinq musiciens ne formant qu’un, même si chacun des rôles primordiaux est bien défini et détaillé, le tout forme un ensemble musical à couper le souffle. Et ils relâchent pas tellement les gaz, que parfois pour quelques petites douceurs d’une cadence plus atténuée, plus ralentie sans trop de baisse de régime. Mais il en revient que des pièces comme Discord & Treachery, Maze Dream (malgré sa courte durée de presqu’une minute), Dare Me Once défrichent les oreilles et dégagent une énergie surdosée d’adrénaline,

Il va de soi de dire que Chris Lehoux, chanteur de Fullcount, fait vraiment le travail avec sa voix graveleuse aussi forte et dynamique que jamais. Sa voix navigue étroitement sur les sentiers de la mélodie des riffs, apporte un contraste remarquable, l’accord entre les deux est poignant. Il n’a rien perdu de son venin avec ses lignes de basse non plus, même si parfois, elles semblent se retenir un peu pour déborder, je n’enlève rien à son bon travail et à sa bonne éthique. La batterie de Jessy Boilard occupe une place plus importante au sein de la troupe et sa vision et son jeu démontrent distinctivement ses prouesses techniques sur tous les titres sans exceptions. Les trois guitaristes (P-O Brouard, Max Cat et Jean-Philippe Alain) apportent une dimension fascinante, c’est un grand atout qui chevauche l’attraction. Les guitares sont brûlantes, inspirantes et débordantes.

J’apprécie la collaboration musicale du grand Étienne Dionne (Mute) sur The Motion, ça apporte un petit quelque chose de plus séduisant à la pièce et l’approche vocale de l’invité se démarque dans le jeu entre les deux chanteurs. Avouons-le la pièce aurait eu fortement sa place sur un album de Mute, je pense que sur Remember Death elle aurait aussi bien fait sa marque qu’elle le fait sur Part Of The Game.

Vous l’aurez sans doute deviné Part Of The Game est bien plus que satisfaisant et la longue attente pour ce disque est chose du passé. Dieu soit loué, les gaillards de Québec savent nous démontrer que Fullcount joue dans la cour des grands et qu’ils n’ont rien à envier au reste du monde. Il y a de quoi être fiers d’avoir dans notre belle province des musiciens de cette qualité qui se joignent aux Mute, Our Darkest Days et même Oversight. Non je ne compare pas les groupes, mais simplement souligner le fait que nous avons des groupes capables de nous offrir des disques aussi bien que A Wilhelm Scream qui fait la référence principale aux yeux des adeptes de skate punk mélodique et technique souvent complexe.

Ne pensez pas trop avant de vous procurer ce disque, faites-le maintenant. C’est un coup sûr incontournable, un grand chelem après le compte complet!

Pièce favorite: Discord & Treachery.

1. Back Against the Wall
2. Killdozer
3. The Motion
4. Dry Bite
5. The Host
6. Ten Shots Deep
7. Discord & Treachery
8. Alter Ego
9. Maze Dream
10. Leap of Faith
11. Losing at Bullshit
12. Dare Me Once

ÉCRIT PAR : DESLO

Publié le octobre 10, 2018, dans Musique, Punk, Punk Mélodique, Punk Rock, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :