(Chronique) Jeffrey Lost Control, le meilleur effort du groupe?


  • JEFFREY LOST CONTROL

  • A PLACE I COULD CALL HOME (EP)
  • [SICK SCENE PRODUCTIONS]
  • Année: 2016 // Genre: PUNK ROCK

  • /

Jeffrey Lost Control, ce nom ne vous dit sans doute pas grand chose, surtout si vous n’êtes pas familiers avec la scène de Québec et Thetford Mines. Pourtant, le quatuor est sur le point, l’an prochain, d’atteindre les 20 années d’existence. Et oui, le groupe a vu le jour en 1999 dans la belle ville de Michel Louvain, Thetford Mines.

Sincèrement, je crois que Jeffrey Lost Control aurait réalisé un coup fumant avec ce petit bijou de EP A Place I Could Call Home, sorti en 2016. Malheureusement, il est plutôt passé inaperçu et dans l’ombre de la scène, il faut dire que la complexité de cette sortie avait sans doute joué un rôle majeur dans la promotion du disque. Peu de spectacles et d’activité significative du groupe compterait aussi beaucoup. Il va de soi de dire que si un disque n’est pas bien présenté au monde, dans le sens que la présence promotionnelle, la musique ne fera pas un long chemin et risque comme dans ce cas-ci de passer sous le radar.

Il y a donc trois petites pièces sur A Place I Could Call Home EP, mais trois titres d’un très bon punk rock très riche, bien souligné, entraînants et qui ont des répercussions les uns sur les autres. La grosse caisse semble bien inspirée, les lignes de basses sont livrées avec éclat et les gammes de la guitare fonctionnent clairement, c’est bien étalé et semble confirmer les efforts mis pour transmettre la qualité musicale que dégage chacune des pièces. Ils savent ramener l’énergie punk rock à un excellent niveau.

Tillsonburg (on), une pièce dont le nom semble être tiré de la ville Ontarienne. La pièce est assez bonne et bien vivante. On y décèle un invité qui gravite depuis longtemps dans leur entourage, il s’agit Frank Angoisse, musicien pour les formations Panic Attack, Mental Fix et le grand manitou de Sick Scene. Sa voix, il y en a pas deux semblables et elle se démarque très bien dans cette chanson. Les riffs collent bien au genre, même si certaines notes paraissent faciles pour certaines personnes, il en reste que c’est du très bon punk rock efficace.

Doublewhiskeynowayitsicedtea (noice) je ne sais pas pourquoi, mais dès que j’entame l’écoute de cette pièce, je ne peux passer à côté du fait que certains segments de la pièce me rappellent Feeling This de Blink 182 dans la façon du chant par moments, en fait quand la guitare cesse de jouer ses accords. Même si elle n’est pas tout à fait semblable dans son ensemble. C’est une excellente pièce et le titre est vraiment gagnant.

Les lendemains de veille sont toujours durs, surtout quand on se pose des questions sur la veille et que nous n’avons pas les réponses sur le moment. Les maux de tête après avoir bu trop d’alcool et les sentiments de culpabilité viennent subitement, sans avertissement. Je crois que cette chanson rend bien justice à ce sujet. Et c’est sans aucun doute ma favorite des trois titres.

En deux points! Premièrement, le fait de démarrer la chanson avec des accords mutés, ça a toujours un petit côté accrocheur, personnellement. Deuxièmement, les petits chœurs vocaux dans City Sound vers la fin sont essentiels à l’essence même de la pièce, c’est revigorant et ça propulse la pièce à un autre niveau. City Sound semble être un regard sur l’être embrouillé dans sa ville, un sentiment d’être seul et insécure dans son propre coin, qui en l’occurrence est la ville de Québec. Il s’avère être dans un autre monde sombre que d’être dans le temps réel, une illusion angoissante. Quant à la structure musicale, elle est bien faite.

Il y a rien à dire de nuisible dans la splendeur du disque. Rien ne cloche ou ne nécessite une approche négative du disque. Sauf le temps global du p’tit vinyle. Et oui, comme trop souvent dans mon cas, c’est court, on en veut plus et la boucle ne suffit plus après des tonnes et des tonnes d’écoute. En espérant avoir du nouveau matériel prochainement. Il serait préférable de poursuivre leur potentiel grandiose et ne pas gaspiller ce talent sans développement d’une suite qui serait favorable pour les gens qui ont adoré ce disque. A Place I Could Call Home EP est sans doute l’un des meilleurs efforts studio de Jeffrey Lost Control.

1. Tillsonburg (On)
2. Doublewhiskeynowayitsicedtea (Noice)
3. City Sound

ÉCRIT PAR : DESLO

Publié le octobre 2, 2018, dans Musique, Punk, Punk Rock, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. 1 commentaire.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :