(Revue) Le Délüge, festival d’une abondance de bonheur

Vendredi, on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on visite un festival pour une première fois. On avait beau me comparer ce dernier venu au sein de la communauté événementielle comme un mini-Pouzza, je suis quand même parti en direction de Jonquière sans aucune attente. Maintenant, en connaissance de cause, je vous assure que ma fin de semaine annuelle au Saguenay est confirmée.

La passion de la scène d’Our Darkest Days m’a accueilli dans cette 2e édition du Délüge. Ils sont venus de Québec pour jouer dans la salle qui s’annonçait pour être la scène principale. Même s’il était tôt, la fougue ne manquait pas. On a eu droit à un Vince Fournier gesticulateur et champion du saut en hauteur. En plus, leur batteur remplaçant pour l’occasion a vraiment assuré! Un vrai miracle, il a appris leur programme de la soirée en seulement deux pratiques.

Après une courte excursion sur le territoire, question de rassasier ma partenaire de pain sandwich pour mieux continuer la soirée (je ne suis même pas capable de regarder la dite chose), nous sommes passés au Théâtre Côté-Cour pour voir Boundaries. Avec le spectacle d’Envol et Macadam de la semaine précédente, je savais très bien à quoi m’en tenir. Toujours plus en feu d’une fois à l’autre, les murs encaissaient cette massive vague musicale. La foule dansante vibrait au son du hardcore festif. Sans farce, j’ai même vu un gars se donner à plein régime dans les toilettes! Je me répète probablement mais, avec les ambiances qu’ils créent, ces gars-là vont aller loin.

J’ai maintenant les jambes molles, la capacité de la salle est à son apogée (ce qui sera la plus importante foule de l’événement) et The Queers, que j’attends depuis près de 20 ans, monte sur scène. Joe Queers, pas vraiment loquace, enchaîne tous les classiques de la formation punk rock qui avait fait ses débuts en 1982. Comme de vraies légendes vivantes, ils exécutent morceau après morceau, sans jamais donner de répit à l’auditoire. Même si les paroles ne sont pas toujours adéquates, je peux vous dire que le sourire et l’enthousiasme de tout le monde étaient au rendez-vous, principalement pendant No Tit, que nous avons chanté à pleins poumons, laissant la culpabilité derrière nous le temps d’un spectacle punk.

Après m’être remis de mes émotions, je me suis déplacé pour aller voir Straightline. Je n’étais pas au bout de mes peines. Dans un bar plutôt petit, le quatuor originaire d’Allemagne a donné une solide leçon de skate punk rapide couleur métal. Le chanteur et guitariste, Bart, montait sans arrêt sur une boîte plus haute pour étaler ses solos. À voir la face des gens présents, plusieurs ne connaissaient pas le groupe, et plusieurs mouches ont dû être mangées avec autant de bouches ouvertes!

Après un bref coup d’œil à l’excellent groupe ska Pl Mafia, j’ai dû me résoudre à aller voir Molly Rhythm pour la simple raison que je les ai vus moins souvent. La microbrasserie Hopera bourdonnait déjà à mon arrivée. Dans un coin, la gang de MR déplaçait beaucoup d’air. Les deux chanteuses colorées et théâtrales m’ont donné raison sur le choix que j’ai pris en laissant mes chums de Pl Mafia derrière.

Ma soirée s’est terminée ainsi.

INTERLUDE

Lendemain de veille sur une terrasse avec les amis et des représentations acoustiques. Il fait chaud à en suer ma bière à mesure que je la bois, mais Hand Solo, qui fait dans la reprise punk rock et Bats in the Belfry, aux voix féminines, me rendent l’après-midi agréablement reposante.

Chaque table est remplie et la ruelle est pleine de fumeurs quand The Matchup commence à jouer. Le nouveau venu, au côté de Burger, amène une lueur d’espoir au duo qui a connu des moments plus difficiles dans les dernières années. Gilbert Vallerand ajoute une touche qui nous rappelle ce que nous aimions: chanter à cœur joie en plein soleil des chansons intensément touchantes et rassembleuses.

C’est l’heure de la sieste, la IPA a été trop bonne.

SAMEDI

Si j’ai bien suivi, Public-X faisait un retour sur les planches?! Je ne connaissais pas, mais j’ai été bien accueilli dans cette deuxième soirée avec un son très punk franco.

Bon, la chose que j’aime le plus au monde (les festivals) est sur le point de me faire suer (conflit d’horaires), littéralement. OC45, que j’aime d’un amour profond et qui a donné un excellent show jeudi soir à Québec, devra m’excuser avant la fin. Ouvrant pour The Sainte Catherines, mais devant seulement quelques personnes, pour l’instant, ils donnent quand même leur 110%. Je ne comprends pas pourquoi nous sommes seulement deux à les connaitre, leurs paroles se chantent tellement bien. De plus, les vocals de groupe me donnent des frissons.

Je prends donc mes jambes à mon cou et cours en montant la colline pour ne pas manquer une seule note de Jeffrey Lost Control. Un autre méconnu de la scène punk. Bientôt 20 ans de punk rock à la Hot Water Music derrière la cravate. Entre le lançage de bouteille du drummer, Mig Lafontaine qui fait de l’humour pendant les problèmes techniques, des vieilles, mais aussi des nouvelles pièces, ce dont je me souviens, c’est d’un bon show où tout le monde a eu du plaisir.

La course n’est pourtant pas finie, il faut retrouver la scène Nikitoutagan pour la fin de Lost Love qui jouera avec Jorel d’Oh my Snare! au clavier. J’ai pourtant manqué ce qui avait l’air d’une solide prestation, notre entrée tardive en pleine foule en délire ne m’a pas fait regretter mon choix, seulement accepter que c’est ce qui arrive dans les festivals.

Je n’ai jamais été un partisan d’Exterio, je dois connaître que deux morceaux. Cependant, leurs efforts pour divertir les fans et l’audience en général étaient complètement démesurés. Une proximité avec le public et un souci du spectacle incroyable. Sans oublier, les chanteuses de Molly Rhythm qui faisaient du ruban de gymnastique dans l’avant scène, elles avaient l’air participatives pour des américaines qui n’avaient probablement jamais entendu parler d’eux. Et oui, j’ai chanté Whippet, comme tout le monde présent!

Un autre moment clé, l’unique présence sur scène de The Sainte Catherines. Avec un répertoire qui a touché chacun de leurs albums, on a encore eu droit à un party qui défoule. C’était pourtant la première fois que je voyais Hugo Mudie faire des roulades sur scène. On ne s’en cachera pas, je pensais que la salle aurait été plus remplie que la veille à The Queers. J’avais mes genoux collés sur le bois rugueux et je pouvais sentir la prestance du groupe qui nous a marqués à tout jamais comme si j’étais sur scène avec eux. En arrière de moi, les dizaines de voix qui chantaient en tout temps me remplissaient de bonheur. On ne se tannera jamais de ces gars-là!

Par la suite, Barrasso, qui sonnait comme une tonne de brique, a déballé son meilleur show depuis belle lurette. La puissance des trois guitares arrachait les tympans de chacun présent sur place, ça fait beaucoup de tympans! Sans oublier la voix de Jonathan Beauregard qui vient nous trouver directement dans les tripes du même coup.

Ma fin de semaine finit avec Blurry Eyes; un projet récent de Louis Valiquette et Marc-André Beaudet de Sainte Catherines et Karl Houde de Pl Mafia. Projet que je n’ai malheureusement pas approfondi. Le meilleur choix de fin de festival à mon humble avis, car le spectacle m’a grandement donné le goût d’en écouter davantage.

Moment Marcan:
Une amie me défie de faire la roue latérale, je m’exécute puis, une chose menant à une autre, les gens embarquent dans le jeu. Avez-vous déjà vu une bande de punk rockeurs trentenaires complètement ivres en train de faire des roues à la sortie d’un show punk? Moi oui!

On se voit l’an prochain Jonquière.

 

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le septembre 21, 2018, dans Événement, Festival, Musique, Pop Punk, Punk, Punk Francophone, Punk Mélodique, Punk Métal, Punk Rock, Ska, Ska Francophone, Ska Punk, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, Skatepunk Métal, Skatepunk Métal Mélodique, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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