(Revue) Marcan à Envol et Macadam 2018

Mon aventure au centre-ville de Québec pendant Envol & Macadam en fin de semaine dernière fut, encore cette année, tout un périple. Plusieurs dizaines de groupes dans trois salles, un disquaire et un site extérieur, sous l’autoroute bien sûr.

Nous sommes jeudi le 6 septembre, devant moi Loud Shaft, venu de Chine pour les festivités, nous offre un rock lourd à la sauce Rage Against the Machine. Ça commence bien, mais le meilleur est à venir, surtout avec la programmation au Méduse cette soirée là.

Mhedved est en feu et la foule se réchauffe. J’adore quand le chanteur Kevin Martel vient chanter dans le parterre, une intimité qui ne doit pas se perdre avec la popularité. Les pièces de leur dernier opus, Dust Lungs, étaient un pur délice.

Ensuite, venait mon coup de cœur hardcore de l’année, Boundaries. La foule fraîchement réchauffée chante, du moins ceux qui les connaissent. La frénésie de la danse se fait présente; et voilà que la foule est officiellement vivante. C’est à ce moment précis que j’ai su que nous étions dans un bon show rempli de gens motivés.

Get the Shot est toujours aussi intense sur scène, on ne s’ennuie jamais en leur présence. JP était particulièrement énergique et motivé dans ses discours, une belle attitude de la part du grand frontman qu’il est. Malheureusement, j’ai appris la tragique nouvelle de l’interdiction à la frontière des membres Stza (chanteur) et Brad Logan (guitariste) de Leftöver Crack, un de mes groupes favoris. Ma soirée a donc pris une autre tournure. Je suis donc parti me consoler avec un bon folk trash au Scanner avec la gang de Cold Folks.

Le vendredi s’annonçait particulièrement éclectique. Ce qui a déplu à certains est le manque de punk rock dans la programmation. Il n’y a pas que le skate punk dans la vie.

J’arrive juste à temps pour Grimskunk. C’est bon, mais je crois les avoir trop vus dans les dernières années. Le meilleur moment a été quand les lettres G R I M S K U N K s’affichaient à l’arrière sur des panneaux lumineux et que tout le monde chantait « L’enculé, la vache » à tue-tête.

Le moment clef de la soirée arrive devant une foule un peu dispersée, mais tellement présente. No Fun At All a offert une sublime prestation, mais surtout un setlist du tonnerre. Un chanteur passionné qui donnait de l’émotion dans ses paroles, un guitariste se promenant sans arrêt en chantant à pleine capacité dans le vide, et tout le monde sur scène qui sourit. Les amateurs présents ont tous donné leur 110%, il n’y a personne autour de moi qui ne chantait pas les nombreux classiques de la légendaire formation suédoise.

J’ai entendu dire que Les Goules étaient pas assez punk pour le festival, j’ai des petites nouvelles pour vous, c’est la prestation la plus proche du punk engagé de tout le festival. Toujours déguisés et en quête de turbulence, autant du côté parterre que du stage, l’atmosphère sous le viaduc est sans prix. Keith Kouna en bodysurfing dans l’intro même du spectacle, on a l’eau à la bouche. Succès après succès, politisation après politisation, je crois que Les Goules ont donné un excellent concert. Sans oublier le solo de gosse.

Les Goules (5)Bernard Adamus a fait un bon show, mais non, d’après moi, il ne répondait pas aux exigences de clientèle d’Envol et Macadam. La foule s’amincissait à vue d’œil. Je suis donc passé au Knock Out (mon disquaire vinyle local) à l’autre bord de la rue pour voir Oktoplut. J’ai absolument rien vu. Trop de monde dans un si petit local. La musique était là, mais autant mieux aller écouter l’album chez nous.

Pour bien finir la soirée, The Carringtons, punk rock soft mais bien visé et exactement dans mon énergie (qui manque toujours à l’appel), m’a apaisé. On est chauds, le son réconfortant de la formation de Québec est juste à point. On chante ce qu’on peut mais, il est rendu tard autant pour moi que pour eux, je vais donc me coucher.

Une grosse journée hardcore et métalcore sur le site extérieur en ce samedi un peu frais et ensoleillé. Contrairement à la veille, il y a beaucoup de monde sur place, surtout que cette soirée est bien ajustée pour le genre. Après Stricker, le trio féminin du Japon complètement déjanté, Obey the Brave montait sur scène. Ils ont fait ce qu’ils ont de meilleur; du pure hardcore/métal. Un spectacle classique, rien de moins.

On dira ce qu’on voudra, The Devil Wears Prada a vraiment de la gueule. Complètement déchainé, la présence sur scène de chacun était à voir. La rapidité dans laquelle ils ont livré leur performance n’avait pas de bon sens. Le chanteur est omniprésent, autant dans ses mélodies vocales que sur scène.

Un groupe je n’écoute pas en album (sauf pour leur chef d’œuvre métalcore instrumental de noël) a vraiment épaté toute la galerie. En spectacle, August Burns Red, a vraiment beaucoup trop d’énergie. On comprend que leur musique extrêmement rapide et technique pousse certaines limites au maximum. Merci à Jake Luhrs pour la performance gesticulatoire. Tel un chef d’orchestre du haut de sa plateforme, il se faisait aller en mesure et en temps. Sa voix était le centre de l’attention, un virtuose en son genre.

Est-ce que j’étais vraiment prêt pour une grave déception à Leftöver Crack avec des membres substituts, la réponse est oui. Dans la circonstance, j’avais accepté le pire. Pourtant, ça le faisait! Un spectacle court, mais avec beaucoup d’intensité. Douze classiques du groupe, dont deux de Choking Victim, performés par des chanteurs qui s’échangeaient le vocal. Un avec son foulard sur la face, et l’autre, qui regardait parfois les paroles dans un cartable sur le sol. Le tout pour aider leurs amis de New York, quelle belle mentalité qui me rapproche jour après jour de ma scène. De ce que j’ai su, le show de Québec était supérieur à celui de Montréal, est-ce dû au fait que nous étions en mode festival, ou bien, qu’ils aient eu des pratiques dans les villes précédentes? Seule chose que je sais, c’est que moi et mes chums avons grandement apprécié.

Ma fin de semaine finissait en beauté avec Bhatt à l’Anti Bar et Spectacles. Mais quelle puissance! Oui tout le monde était épuisé, mais un dernier souffle a été émis ce soir-là. Ils seront le sujet de ma prochaine chronique. À suivre…

Moments Marcan :

  1. Le massage que j’ai eu au cocktail d’ouverture par Massothérapie Mélodie, spécialiste en massage d’événements. Me détendre avant une belle grosse fin de semaine qui fait mal au corps, gagnant!
  2. Mon ami qui dormait dans les vinyles du Knock Out pendant Alie Sin, j’ai manqué leur hommage à Sink Florida Sink d’Against Me pour aller le coucher dans son lit.
  3. Le vendeur de bière qui s’est fait ramasser par le pit de No Fun At All sur Catch Me Running Round, une explosion de bière digne des grands feux d’artifice.

Fin de semaine parfaite. À l’année prochaine Envol & Macadam!

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le septembre 12, 2018, dans Événement, Death Métal, Festival, Hardcore, Hardcore Breakdown, Hardcore Crossover, Hardcore D-Beat, Hardcore Mélodique, Hardcore Métal, Horror Punk, Métal, Metalcore, Musique, Pop Punk, Pop Rock, Punk, Punk Hardcore, Punk Rock, Québécois, Skate Punk Mélodique, Skatepunk, Spectacle, Tournée, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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