(Revue) Desbouleaux Fest, une journée bien remplie!

J’étais prêt mentalement pour cette édition, je savais que ça allait être une honorable journée. Un samedi de rêve avec la météo du bon côté, le soleil, l’air pas trop chaud avec un bon petit vent de temps en temps, l’idéal pour patauger dans la foule d’un festival sur la Rive-Nord. Une tonne de nouvelles rencontres ou de personnes que l’on connaît. C’est toujours un bon moment dans l’année, du vrai bon temps passé à admirer des formations pratiquement toutes d’ici à l’exception de This Is Hell. Sans doute l’une des très grandes forces du festival qui en était à sa 8e édition. Je me sens privilégié d’avoir pu assister à plusieurs éditions du festival Desbouleaux Fest de St-Augustin-De-Mirabel.

Il y avait quand même quelques personnes pour ceux qui avaient la tâche ingrate de débuter les festivités. L’Affaire Pélican était fin prêt pour le début des hostilités avec leur skate punk mélodique et francophone. Une bonne prestation qui semblait faire le plaisir des gens présents. Heureusement que le groupe était en forme malgré la blessure à la cheville d’un des guitaristes et le fait que celui qui frappait avec ses maillets sur ses tambours n’était pas l’habituel élu qui est au sein du groupe depuis le début. J’ai bien apprécié d’entendre une nouvelle pièce!

L’attraction principale et foudroyante de Peer Pressure est vraiment la chanteuse Victoria Mladenovski qui torche, percute et mène le bal tout au long de leur prestation, c’était vraiment à la hauteur de mes attentes face à ce nouveau groupe hardcore de Québec. Ça bûchait bien, c’était un spectacle ravageur, du bon son et de l’intensité saisissante, je ne fus pas le seul qui semblait apprécier, devant une foule grandissante au festival. Ils ont fait une très bonne première impression et ont bien conquis l’endroit avec quelques coups de poing bien placés. J’suis partant pour les revoir n’importe quand.

Qu’il faisait bon revoir Dirt Cannon après un long moment d’absence sur scène. Une foutue belle démonstration d’un talent local, de quoi vous faire bouger, c’était énergique et mordant. Ce fut intéressant pour les gens présents qui ont bien admiré la charge d’adrénaline qu’ils carburaient sur scène. J’ai une forte estime pour ces musiciens de Repentigny. On a entendu un bon mélange des trois albums du groupe, Get Beaten, Tough Love et What Eats You, ce qui était bien intéressant pour capturer l’essence de leur personnalité musicale. Vivement leur prochaine venue dans le coin!

Malheureusement j’ai dû manquer presque tout du set de Guidestones, la faim se faisait sentir, une entrevue se devait d’être faite et le corps demandait du repos, alors il était temps de sauver les meubles de mon côté et de faire des choix pas évidents. J’ai aussi profité de l’excellent plan de repos sous un chapiteau. Bonne idée.

Sudden Waves est aussi une nouvelle formation, c’était vraiment du bonbon de voir les gars sur scène, j’ai été estomaqué par la qualité de leur musique agrippante. Heureusement que j’étais sur place, je m’en serais vraiment voulu d’avoir raté Sudden Waves. Et à ma grande surprise il y avait un membre de Dirt Cannon dans la formation.

Le temps de l’humour, toujours bon de se reposer les oreilles qui bourdonnent de distorsion. Se bidonner la vie dans ce festival est quelque chose que je vais toujours grandement apprécier. Le repos mérité. C’est sûrement l’un des rares festivals qui mélange parfaitement l’ambiance chaleureusement familiale avec de l’humour et des tonnes de belles musiques. Tous assis au parterre et certains sur les bottes de foin, les gens étaient tellement bien ancrés dans ce moment qu’ils éclataient de rire souvent. Ça fait du bien. Chapeau aux Pic-Bois qui étaient d’une étincelle humoristique enchanteresse et l’animation était encore très bien faite par l’unique Frank Grenier!

Dennis Jagard & Chris Del Rio de Ten Foot Pole ont donné une prestation acoustique plaisante. Comment tu veux refuser de voir des légendes du punk rock te faire de l’ambiance chaleureuse et propager un enthousiasme contagieux. Il manquait juste les guimauves et un bon feu de bois pour nous croire au camping pendant une belle soirée d’été avec une tonne de gens qui chantonnent les hymnes joués par ces deux emblèmes du punk rock. L’atmosphère, c’était le calme avant la tempête, rien qui nous préparait à la suite.

Violente et furieuse prestation de Feels Like Home, c’est débile comment c’était lourdement bon. Je fus vraiment heureux d’entendre leur excellente reprise de Still Waiting (Sum 41), c’est colossal comment elle sort bien dans leur genre, c’était monstre et bien plus imposant que leur vidéoclip. Je ne regrette pas une seconde d’avoir vu et entendu ces gars qui sont d’une extrême qualité, sans doute un coup de cœur foudroyant du festival. Je crois que l’un des guitaristes a eu un petit problème avec sa guitare, mais il a vite fait un saut à l’arrière de la scène pour en enfiler une deuxième et remettre le feu aux poudres.

Boundaries aussi était chargé à bloc pour nous offrir une prestation haute en couleur. Tel un vrai pétage de coche, c’était d’une beauté immense de les voir se déchaîner sur les planches du DesBouleaux Fest. Un cercle rempli de coups incisifs à l’avant-scène, on ne s’y aventure pas si on ne veut pas recevoir des coups. La table était brillante pour la suite, ils nous ont tous réchauffés avec un haut niveau musical. De quoi se faire aller sans relâche avec des guitares gravement lourdes, du bourdonnement intense et approbateur de ce qui régnait sur place. Une démonstration d’un savoir-faire irrésistible.

L’enfer était bien représentatif de leur nom, This Is Hell. C’était écrasant, bestial et considérablement exaltant comme proposition musicale. Les new-yorkais déchiraient tout sur leur passage avec une coordination pittoresque. Un sale bon coup pour le festival d’avoir su faire venir ce groupe américain. Ils étaient les rois du moment, tout semblait leur sourire, et ils avaient l’air d’apprécier le temps qu’ils passaient. Ce fut idem pour le peuple sur place.

Obey The Brave fut le dernier groupe que j’ai vu, je ne pouvais pas rester jusqu’à la fin, malheureusement j’aurais aimé voir Orloge Simard pour une deuxième fois, mais il me fallait quitter le site avant de tomber dans les pommes ou quelque chose du genre. C’était gravement bien de voir les Braves et d’obéir à leur musique d’un total détrônement des rois new-yorkais, ils ont volé la vedette, ça valait le coup d’y être. Les montréalais captivaient facilement les gens sur place, de vrais maîtres sur scène, ils en prennent de la place et dégagent de l’air comme c’est pas possible.

Inutile de vous dire que j’étais heureux d’y être et content d’avoir assisté aux festivités. Le blues va arriver bientôt. Le retour à la maison après tant de plaisir était un peu pénible. Quand on a envie que ce festival continue encore longtemps cette journée, c’est souvent ennuyeux le retour à la petite routine de la vie. Le temps est passé trop vite. J’en aurais bien pris une deuxième journée, peut-être l’an prochain, espérons-le! Merci pour tout DesBouleaux Fest, vous pouvez être fiers de cette 8e édition mémorable!

ÉCRIT PAR : DESLO

Publié le août 21, 2018, dans Événement, Festival, Hardcore, Hardcore Breakdown, Hardcore Mélodique, Hardcore Métal, Hardcore Thrash, Musique, Punk, Punk Hardcore, Punk Rock, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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