(Revue) ’77 Montréal ou comment rendre des punks heureux!

PROGRAMMATION:

Je crois qu’une des grandes forces de la deuxième édition de ce nouveau festival est sans contredit la diversité de sa programmation. Il y en avait pour tous les goûts et ça se ressentait que les gens appréciaient la programmation : du ska, du pop-ska, du pop-punkrock, du crossover, du skate punk, du hardcore mélodique… Bref, on ne pouvait souhaiter une programmation plus englobante et qui rejoint le plus grand nombre d’amateurs de punk sous tous ses dérivés.

Sans avoir pu assister à toute la journée du début à la fin, je peux tout de même affirmer que peu importe vers quelle scène on se dirigeait, l’ambiance était à son maximum. Je suis arrivée en début d’après-midi, un peu avant L7. La foule était intéressante, sans être à son maximum, mais la troupe de Donita Sparks et Suzi Gardner était plus qu’en forme et c’était très agréable de les retrouver sur scène après une si grande période d’absence.

Deuxième prestation qui m’intéressait, les incroyables Planet Smashers. Sans l’ombre d’un doute, un des groupes qui donne le meilleur show que j’ai pu voir. La dernière et seule fois que j’avais vu les Planet Smashers, c’était lors d’un Vans, au milieu des années 2000. Sur un petit stage à part, les quelques punks qui skankaient à proximité avaient attiré mon attention. Bien qu’ils se produisent souvent dans différents événements au Québec, je n’avais jamais eu la chance de les revoir et personnellement, ce fut mon moment fort de la journée. Évidemment, j’étais accompagnée de ma mini-punk, qui avait les yeux bien ronds et très brillants dès les premières notes. J’ai rarement vu une formation soulever une foule comme ça. Tout le monde chantait les paroles, le soleil brillait, il faisait chaud, pis maudit qu’on était bien. Même si c’est un moment qui revient souvent dans leurs shows, le décompte assis et le relèvement de la foule en même temps au compte de 10 durant Surfin’ in Tofino était complètement disjoncté et tout le monde devrait vivre ce moment au moins une fois dans sa vie.

Ensuite, ce fut le tour d’Anti-Flag. Bon, je vais être franche, même si je les aime bien, je commence à être un peu blasée de les voir, surtout que je les reverrai dans quelques jours au nouveau festival Rock la Cauze. Mais c’est surtout qu’ils ont pratiquement offert le même show qu’au dernier Pouzza : sensiblement le même setlist, même interaction avec le public, j’aurais même juré que Chris Barker portait le même t-shirt. Bon! Je les aime beaucoup, mais je vais avoir ma dose pour quelques temps.

Enfin, le groupe que tant attendaient impatiemment : The Interrupters. Dès les premières notes, la foule s’est mise à danser et à chanter. Le band était très en forme et ils ont offert une solide prestation. Petit crush ici pour le guitariste Kevin Bivona qui a animé tout le concert. J’aurais aimé un peu plus d’interactions de la part d’Aimee, mais sinon, tout était parfait. Sans oublier leur reprise d’Operation Ivy, Sound System.

ORGANISATION

Peuple du 77 Mtl (6)De tous les festivals auxquels j’ai eu la chance d’assister dans ma vie, le ’77 est sans aucun doute le meilleur côté organisation. Aucune file d’attente nulle part. Des toilettes en grande quantité un peu partout sur le site, tout le site facile d’accès pour les personnes à mobilité réduite, plusieurs points d’eau facilement accessibles, des bornes de recharge pour les téléphones et un choix de menus intéressant qui ne nous limitait pas qu’à la cuisine rapide (Fastfood).

Le ’77 est aussi un festival très amicale et familiale. Comme plusieurs autres festivals, les enfants de 10 ans et moins accèdent gratuitement au site. Mais la particularité qui doit avoir été grandement appréciée et qui permet au ’77 de se démarquer, concerne les mesures prises pour aider les familles : bracelets micropucés qui permettent de retrouver les parents au cas où l’enfant se perd, et la zone famille qui offrait une aire de repos (à l’ombre), aire d’allaitement, jeux gonflables, bricolage, maquillage et micro-ondes. De quoi attirer les familles, car on va se le dire, les punks ne vont pas en rajeunissant et de plus en plus de parents choisissent de se faire des journées familiales dans ce type d’événement, dont moi.

La proximité des deux scènes principales rendait les déplacements faciles et malgré une journée humide et très ensoleillée, il était facile de se trouver un petit coin à l’ombre pour se relaxer. Aussi, plusieurs kiosques disponibles étaient intéressants à visiter : des jeux d’arcade, la gang de PunkRockRadio.ca, différents représentants de labels dont Stomp Records, la projection d’un film sur les Ramones dans une tente, des gens qui présentaient leur collection ainsi que des pièces inédites à vendre. En résumé, ce festival est juste parfait!

MINI ENTREVUE :

Puisque le ’77 se donne une saveur familiale et que j’étais accompagnée de ma mini-punk de 8 ans qui, soit dit en passant assistait à son 8e festival vendredi dernier, j’ai décidé de me prêter au jeu de l’entrevue et de connaître son point de vue. Voici donc une mini-entrevue avec une grande des petite fan de punkrock :

MOI : Bonjour Mya, dis-moi, tu as quel âge?
MYA : Ben voyons maman, tu le sais j’ai quel âge!!!
MOI : Oui, mais c’est pour l’entrevue.
MYA : Ah bon, alors j’ai 8 ans.
MOI : Est-ce que c’était ton premier festival?
MYA : Non, j’ai été dans plusieurs festivals de musique rock. J’en écoute toujours avec toi et papa
MOI : Quel est ton groupe favori?
MYA : J’en ai plusieurs, mais j’aime beaucoup Bad Religion et Slipknot
MOI : Oh d’accord. Et quel groupe avais-tu le plus hâte de voir au ’77?
MYA : Ben voyons, Planet Smashers et The Interrupters. J’ai même eu un t-shirt de The Interrupters
MOI : Wow! Et quelles sont les chansons que tu as été heureuse d’entendre?
MYA : Pas mal toutes. Mais pour les Planet Smashers j’ai beaucoup aimé la chanson là qui dedans il dit : Gotta get down at the coconut lounge tonight
MOI : Donc Missionary’s Downfall
MYA : Oui c’est ça. Pis The Interrupters aussi. Parce que j’aime beaucoup le ska, ça donne envie de danser et ça rend de bonne humeur
MOI : Et à The Interrupters, comment as-tu trouvé le show?
MYA : C’était vraiment cool, mais je commençais à être fatiguée et je n’étais pas à la clôture, donc je voyais juste sur les écrans. Mais je suis contente, ils ont chanté toutes mes chansons préférées dont She’s kerosene et This is my family.
MOI : Si tu avais à recommander ce festival à des gens, qu’est-ce que tu leur dirais?
MYA : Ben là, que c’est pas mal mon préféré. Pis les toilettes n’étaient pas si sales que ça.
MOI : Donc l’année prochaine on y retourne?
MYA : Ça dépend des groupes. Mais je pense que oui si tu veux.
MOI : Merci beaucoup Mya pour cette entrevue.
MYA : Ok. Est-ce que ça va être sur internet ça maman?
MOI : Oui ma puce.
MYA : Oh c’est vraiment cool.

ÉCRIT PAR : CLAUDIA BO.

Publié le juillet 31, 2018, dans Événement, Festival, Musique, Punk, Punk Rock, Ska, Ska Punk, Ska Reggea, Ska Troisième Vague, Ska Two Tone, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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