(Revue) Journée estivale de Marcan au ’77 Montréal

Nous sommes en plein cœur de l’été, la saison des festivals est à son apogée. Le parc Jean-Drapeau est prêt pour accueillir le Heavy MTL, Osheaga ainsi qu’ÎleSoniq. Et bien sûr, celui qui m’intéresse et qui a grandement parti le bal: 77 Montréal. Le volet punk m’a fait vivre une des plus belles journées de l’été et en voici un bref compte rendu.


L’arrivée tôt au site, pour être certain de ne pas manquer un de mes groupes préférés, Iron Chic, ne s’est pas faite sans pépins. Mais bon, les meilleurs fruits ont des pépins, on les enlève et on y va à grandes bouchées, c’est ce que j’ai fait ! Je tiens à le redire, Iron Chic n’est pas un groupe de festival, mais plutôt des artistes de petites salles remplies de fans qui chantent à gorge déployée. C’est aussi ce que la petite foule de début de journée a fait, j’en ai oublié tous mes problèmes.

Le seul moment sur l’horaire où j’ai eu du temps pour visiter le site, se trouvait dans une fenêtre d’une heure et demie avant de courir d’un stage à l’autre. Donc, entre Iron Chic et The Planet Smashers, on est allés profiter des installations qui permettent aux festivaliers de profiter de la journée de façon confortable. Hamacs, tables de pique-nique, fauteuil poire (bean bags), jeux gonflables pour enfants, arcade, cinéma punk, et j’en passe, sont disposés un peu partout sur le site. Ils annonçaient un festival familial, on a été servis. Sans parler des toilettes abondantes ainsi que des points d’eau faciles d’accès.

Rendu aux Planet Smashers, les grosses cannettes à 9$ commençaient à faire effet, le soleil était très présent (un peu trop même) et la foule grandissante; l’ambiance parfaite pour le groupe de ska en après-midi festif. Ils jouent toujours les mêmes pièces depuis des années et pourtant on ne se tanne jamais.

Par la suite, sur l’autre stage principal, Anti-Flag a offert un concert dénué de saveur. Sans dire que c’était mauvais, je suis quand même resté au complet, disons qu’ils ont déjà été meilleurs.

Sick Of It All avait l’air en forme, mais moi pas. La chaleur étouffante qui amène les bobettes trempes, la sueur dans les yeux, une troisième couche de crème solaire et un manque d’énergie m’a envoyé profiter de l’ombre une dernière fois. Cette magnifique journée démentait Météo-Média qui m’avait un peu stressé inutilement. Bref, jaser entre amis avec Sick Of It All en arrière-plan, ce n’est pas si mal.

Les deux scènes principales faisant face à face, c’est une excellente idée. Passer d’un groupe à l’autre est vraiment facile et plaisant, tout comme l’an passé. Les organisateurs ont eu la brillante idée de les éloigner un tantinet pour accueillir plus de gens et insérer davantage de kiosques. Un autre ajout majeur en 2018, la scène du Jardin. Petit, dans un boisé avec les arbres pour nous abriter, j’aurais passé ma journée dans cette section du festival si j’avais pu. À 16h00, c’est exactement là que j’allais pour voir Satanic Surfers. Malheureusement, j’ai dû manquer The Interrupters, la nouvelle coqueluche punk à la sauce Rancid, avec une voix féminine.

C’est exactement à 16h20 que mon cœur a fait quelques saut arrière quand Rodrigo est monté sur scène derrière sa batterie, comme en 1996! Les médias sociaux en avaient parlé, mais le voir c’est le croire. Donc, au programme, que des pièces de Going Nowhere Fast en descendant. On a presque eu l’intégral de leur plus grand classique: Hero of our Time. C’est de loin mon meilleur show de la fin de semaine. Le choix des tounes, l’emplacement, le soleil dans face… non pas ça, désolé, tout était là. J’aurais aimé entendre des morceaux du dernier opus, Back From Hell, il reste juste à espérer qu’ils seront de passage au Québec, en salle et en tête d’affiche dans les prochains mois.

Le concert terminé, je suis déjà en retard pour Me First and the Gimme Gimmes, et ils jouent loin. On est tous encore sous le choc de ce qu’on vient de vivre, mais moi, j’essaye d’attirer les amis le plus vite possible vers la scène Est. À notre arrivée, le party est, comme je l’avais craint, déjà en cours. Fat Mike n’est malheureusement pas à la basse. Mais pour le remplacer, une légende vivante: C.J. Ramone! On ne peut jamais être déçus de ces gars-là, surtout quand ils enchaînent leurs plus grands classiques les uns à la suite des autres. Tout le monde chantait, un vrai plaisir.

On court encore, mais là, c’est pour ne pas manquer AFI. Tout le monde connait leur parcours, alors mes attentes ne sont pas élevées puisque mes albums préférés sont Black Sails in the Sunset, The Art of Drowning et Sing the Sorrow. Une belle présence sur scène, plein de bons succès, j’en suis sorti satisfait, sans plus. Le son n’était pas à son meilleur, surtout pour la grosse scène qui avait démontré que ses capacités, pouvaient être plus impressionnantes.

Mon dernier moment important de la journée est un peu gâché par un problème technique au niveau de la basse. Le spectacle de Jeff Rosenstock a commencé en retard sur la scène Jardin, un artiste aussi flexible que lui a quand même pu palier avec deux chansons solo demandées par le public. À ses premiers morceaux officiels, la basse faisait encore défaut, mais l’ensemble du groupe a tout simplement donné son 110% puisque le retard était déjà trop avancé. Quand Jeff est descendu avec un saxophone dans la foule pour jouer l’inattendu, on aurait dit que les problèmes survenus plus tôt n’avaient jamais existé. Le maigre choix de chansons, dû aux 45 minutes raccourcies, en valait amplement la peine. Son intensité légendaire qui frôle légèrement la folie m’a comblé au plus haut point. Merci Jeff d’exister.

C’est Rise Against qui clôturait le ’77 cette année. Je ne peux pas dire qu’ils n’ont pas donné un bon spectacle, c’est juste vraiment plus dans mes cordes, et ce, depuis longtemps. Un spectacle rock commercial ne me satisfait pas. Mais pour les fans présents, et ceux absents, je crois que la prestation que j’ai vue, seulement en partie, a plu.

Je tiens à dire en finissant que l’achalandage était des plus parfaits. Circuler et s’avancer pour voir nos groupes préférés a été un jeu d’enfant. L’ambiance générale était juste à point et à mon goût. Je vous invite à venir découvrir, l’an prochain, cette étoile montante des festivités estivales de Montréal.

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le juillet 30, 2018, dans Événement, Festival, Hardcore, Hardcore Métal, Musique, Punk, Punk Hardcore, Punk Rock, Ska, Ska Punk, Ska Troisième Vague, Ska Two Tone, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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