(Revue) Thousand Island Fest 2018 : l’acoustique

Le début d’une après-midi sage avec de l’agréable aux oreilles se présageait à la Microbasserie Noire Et Blanche, une microbrasserie artisanale située près du point initial du festival Thousand Island. De l’acoustique, c’était une bonne idée pour débuter ce festival qui augurait bien à St-Eustache. En plus c’était pour une bonne cause, celle de l’Écluse des Laurentides (organisme qui a pour mission de rejoindre les personnes en rupture sociale dont les toxicomanes, marginaux, les gens qui décrochent de l’école et aussi ceux atteints de maladies mentales, ceux en détresse psychologique) à qui tous les profits étaient reversés.

Five Minute Major, c’est le duo (habituellement un groupe) qui cassait la glace en début d’une belle journée chaude, très chaude. Pas facile de démarrer la prestation alors que les gens semblent moins attentifs à ce qui se passe. Mais ce fut vite réglé dès les premières notes de Five Minute Major qui a donné une très bonne prestation avec charisme et détermination, un bon set invitant. Un groupe qui m’a donné l’envie de le revoir dans un avenir proche, enfin, j’espère bien.

Honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre avec le spectacle que The Matchup allait donner. Mais où était donc le fameux Pat Savate? Burger était donc accompagné d’un nouvel acolyte, Gilbert, qui est connu dans la scène pour jouer dans Gilbert et les Amis de Tom. Allait-il être à la hauteur de la situation? Bien entendu puisqu’il est un très bon musicien. Le duo semblait prêt à donner un bon spectacle, ce qu’il fit avec brio. Les gens ont bien répondu quand est venu le temps de chantonner les pièces connues dont Welcome Tomorrow, Unknown Destination, Empty Bottle et j’en passe. Au fait, l’interprétation de Capot 4th Fret (Tony Sly) était géant.

C’est avec un peu d’avance sur l’horaire qu’un certain Karl Bullet entame The Artist In The Ambulance de Thrice et attaquera par la suite quelques reprises dont San Dimas High School Football Rules de The Ataris et l’excellente International You Day de No Use For A Name. Les gens semblent très apprécier ce qu’il joue, il faut dire nal que la foule est grandissante et que la grande forme resplendissante et la qualité vocale du chanteur aident à embarquer dans la cadence de la prestation. Vous l’aurez sûrement deviné, c’était au top.

On arrive à la dernière portion dans cette petite brasserie bien charmante. Et Route St-Louis avait un peu le mandat de clore l’endroit. Armé de deux guitares, d’un bassiste qui il faut l’avouer torche comme ce n’est pas possible, d’un batteur solide et d’un chanteur accrocheur, Route St-Louis a offert une très belle prestation de ses propres compositions qui sont assez bien forgées. J’ai cependant adoré la reprise J’t’Aime Comme Un Fou de Robert Charlebois et je ne suis pas le seul dans la petite salle située au sous-sol. J’en aurais redemandé encore, c’était bon, entraînant et surtout bien joué. C’était bon de voir Frank (Down Memory Lane) sur le drum, lui qui allait joué encore une fois en soirée avec son groupe initial.

C’est le moment d’une petite marche pour nous rendre au Centre d’Art de la Petite Église pour un beau petit BBQ et encore deux excellents artistes acoustiques au beau gros et fort soleil. L’idéal pour un coup de soleil en pleine poire… Mais il ne faut pas chialer, le beau temps est au moins au rendez-vous avec d’excellentes conditions météorologiques.

Jo Bergeron avait la fastidieuse tâche de relancer ce qui s’était bien déroulé au Microbasserie Noire Et Blanche. Moins connu dans l’endroit, c’est avec ses compositions originales et captivantes qu’il fit une performance appréciée des gens moins nombreux pour le moment. Très agréable d’entendre le chanteur qui avait sorti un disque sur le fameux label One Week Records de Monsieur Cape, Joey de son prénom. La qualité surprenante de ses chansons n’est pas la seule chose qui avait capté mon attention. Sa présence et son audace étaient fort favorables pour que je brave cette chaleur. Vraiment belle prestation.

Ce fut au tour de la dernière portion du volet acoustique. Et qui était fin prêt pour nous donner tout un spectacle? Frank Custeau, l’excellent ancien chanteur des Connards à l’Orange, formation sherbrookoise bien connue de la scène. Avec son humour tenace, Custeau a donné un rendement de champion, c’est une machine ce gars-là. Avec ses anecdotes favorisant les chansons, il savait ce qu’il faisait et accentuait l’énorme plaisir de le voir chanter les chansons de son premier album solo, dont les excellentes Robert Motivé, Le Punk Rock, Custeau Sacrait, Mort, Le Goéland, et ce, embelli d’un chandail de Stef Carse… Vraiment, c’était le clou du spectacle canon qui devait être rempli de prénom pour rebaptisé les titres de ses chansons.

Le défi acoustique était relevé, les gens se préparaient pour se faire distorsionner les tympans, mais ceci est une autre chronique qui sera mise à votre disposition de lecture jeudi…

Pour des photos du festival c’est juste ici.

ÉCRIT PAR : DESLO

Publié le juillet 24, 2018, dans Acoustique Punk, Événement, Festival, Musique, Punk, Punk Folk, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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