(Spécial 77 Montréal) Double chronique : Jeff Rosenstock et Satanic Surfers

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À chaque fois que je vais dans un festival, il y a toujours la mise à jour à faire. Question de bien me préparer, j’écoute attentivement les nouveaux venus des artistes présents. Dans ce cas-ci, j’ai pris le temps de bien écouter Back From Hell de Satanic Surfers et Post- de Jeff Rosenstock. Je ne vous cacherai rien en vous disant que les deux opus encore tout chauds de leur sortie en 2018 feront mon palmarès cette année. Bienvenue à ma première critique doublée.

JEFF ROSENSTOCK (POST – )

a2522175680_10Pour ceux qui ne connaissent pas Jeff Rosenstock, c’est le malade dans la tête qui a créé le collectif musical Bomb The Music Industry! en 2004. Il fait partie de plusieurs projets tous plus originaux et sautés les uns que les autres tels que The Arrogant Sons of Bitches, Antarctigo Vespucci et The Bruce Lee Band. Par la suite, ce génie musical part sur son projet éponyme et écrit quatre bombes. Le dernier album, paru le 1er Janvier 2018, se trouve être le sujet de ma chronique: Post-.

Je ne crois pas qu’on puisse revenir à la folie de Worry. et des autres avant. Je ne prendrai pas le temps de revenir sur ces précédentes œuvres, mieux vaut les écouter pour comprendre ce dont il est capable. Pourtant, en écoutant Post-, on reconnait instantanément le bon vieux Jeff.

Après l’intro, qui est vraiment une introduction et non une mélodie, la pièce USA est vraiment entraînante. Je crois même qu’elle est une pièce maîtresse de l’œuvre, et on risque de l’entendre au 77 Montréal cet été. L’approche de JR est toujours différente, pas tout le temps comprise, pourtant tellement appréciée!

Yr Throat me rappelle beaucoup ses premiers albums, la vraie question est plutôt: le claquement de mains à la façon concert est-il devenu populaire, ou bien notre ami Jeff Rosenstock vient d’amener une nouvelle profondeur à sa musique?

Chacune des chansons de Post- tient une originalité incontestable. TV Stars m’ennuyait au départ. Elle est maintenant dans le fichier des classiques de l’album en ce qui me concerne. J’irais jusqu’à dire que son entièreté est plus modérée que ce à quoi nous sommes habitués. Plus difficile d’approche, tout aussi bon.

Les quatre derniers morceaux sont d’un baume autant festif qu’apaisant sur mon âme dérangée. La séquence finale commence par Melba, une des plus faciles à apprivoiser, et l’enchaînement avec Beating My Head Against The Wall est juste génial. 9/10 est le morceau qui me fait le plus de bien, mais pourtant, Let Them Win est la finalité parfaite pour Jeff Rosenstock. On tient le grandiose par la main avec une toune de onze minutes. Je lève mon chapeau à ce 4e opus!

SATANIC SURFERS (BACK FROM HELL)

a2161258609_10Les vétérans du skatepunk suédois sont de retour de l’enfer avec un premier album depuis Taste the Poison en 2005. Il y a bien longtemps que j’avais mis SS de côté, dû à une suite d’albums mous et sans saveur. L’annonce du groupe au 77 Montréal cet été m’a poussé à les réécouter, question d’être bien à jour évidement. Je suis accro!

Première écoute un peu décevante, on tend à chercher nos albums préférés quand il s’agit d’un retour ou tout simplement, d’un artiste qui roule depuis longtemps. De ce cas-ci, on s’attend à entendre Hero of Our Time ou Going Nowhere Fast; en ce qui me concerne du moins. Pourtant, la consolation de cette brève déception était de retrouver un son brut; comme dans le temps!

Ils ne réinventent pas la roue, et ce n’est pas ça que je veux quand j’écoute Satanic Surfers.  Un bon vieux skatepunk revendicateur et politisé, voilà ce qui vous attend avec leur dernier venu. Les thèmes, qui leur sont tellement rattachés tels que l’enfer et le skate, font encore partie de leur univers; et ça me va. Y’a même une pièce nommée Going Nowhere Fast, juste pour dire qu’on reste nostalgique. Même si tout ça pourrait sonner comme un défaut, leur absence prolongée nous fait apprécier le retour aux sources du groupe.

On peut dire que l’entrée en album est très convaincante; The Usurper, Catch My Breath et Self-Medication sont des accrocheuses. Surtout cette dernière qui ne semble pas me laisser tranquille. Le refrain, dont les paroles m’échappent malheureusement, est impossible à manquer et se fredonne tout seul. Sans parler de son évolution plutôt novatrice pour Satanic. Un beau trio tout droit sorti de leur époque fin 90’s.

Nouvelle approche du groupe, beaucoup plus significative qu’auparavant, la guitare électrique est bien plus prononcée. N’étant pas désagréable, la présence imposante de solos peut sembler perturbante pour les anciens fans. Pour ma part, je trouve ce nouveau genre plutôt divertissant et bienvenu au sein de leur style.

Bref, deux albums à découvrir et à venir encourager au 77 Montréal avec Iron Chic, Sick of it All, The Interrupters, D.O.A., Me First and the Gimme Gimmes, Suicidal Tendencies, Afi, Rise Against et plein d’autres. On se voit le 27 Juillet au Parc Jean-Drapeau?

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le juillet 10, 2018, dans Événement, Festival, Musique, Post Punk, Post-Rock, Punk, Punk Rock, Rock, Rock Alternatif, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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