(Revue) Le Rockfest de LP – Partie finale

SAMEDI

C’est sous un soleil de plomb que la dernière journée de l’évènement débuta avec les suédois de Millencolin devant un parterre bien rempli pour l’heure matinale. La grille de chansons était essentiellement constituée de titres du dernier disque, l’excellent True Brew, et bien sûr du classique Pennybridge Pioneers (No cigar, Fox, Penguins & Polarbears…). Les Suédois ont ensuite laissé leur place au skacore des Mighty Mighty Bosstones, qui ont livré un set bien varié allant chercher des titres de pratiquement tous leurs albums. Le chanteur, en raison des agissements de leur président actuel, a livré un message d’excuse au nom des Américains avant d’enchaîner avec une reprise de I Can See Clearly Now de Johnny Nash et The Impression That I Get au final. Donc, la tête d’affiche Ska du festival a bien rempli son devoir de nous faire skanker un bon coup!

C’est après une petite baignade dans la rivière des Outaouais que je me rendis à la scène Prohibition pour la formation crossover thrash Municipal Waste. La bannière sur scène à l’effigie de Donald Trump qui se tire une balle dans la tête montre que le groupe ne joue pas dans la dentelle! Autre fait cocasse, avant même l’arrivée sur scène du groupe, le slogan de ladite scène : « Le bon goût de la Budweiser, mais : SANS ALCOOL ». Connaissant la réputation de la formation, la phrase me fit bien rire! La chaleur intense du site a sans doute réduit l’intensité du mushpit qui fait généralement la force des concerts du groupe. Mais l’ambiance festive était tout de même bien présente. C’est sur les notes de Born to Party que le groupe conclut sa courte performance. Direction : scène Tony Sly pour des habitués du Rockfest, The Exploited.

En effet, la troupe de Wattie Buchan en était à sa 3e participation à l’évènement. C’est sur Let’s Start a War que les punks britanniques ont ouvert le spectacle avant de lancer leurs tubes essentiellement tirés des années 80. Malgré son âge avancé, le chanteur a livré une bonne performance sans vraiment de temps mort. C’est Punks Not Dead et l’hymne Sex & Violence qui ont terminé la grille de chanson. Cette dernière fut accompagnée d’une cinquantaine de spectateurs qui ont envahi la scène à la demande du groupe; le personnel technique devait capoter! Les membres de The Exploited ont ensuite laissé leur place aux New-Jerséyen de Bigwig.

Petit moment sur la scène Tony Sly pour Bigwig, juste le temps d’écouter Girl in the Green Jacket joué dès le début de la performance, avant de me déplacer vers la scène principale pour l’arrivée de Lamb of God. Encore une fois, l’imposante foule de la scène Budweiser m’empêchait de rejoindre l’avant-scène et l’absence d’écran m’empêcha de voir quoi que ce soit de la performance des métalleux. Heureusement, fidèle à ses habitudes, le groupe de la Virginie a ajouté des amplificateurs sur scène pour augmenter le volume, question de compenser pour les colonnes arrière en moins. Lamb of God a ensuite laissé le champ libre pour un final plutôt humoristique avec Tenacious D et Steel Panther ainsi que le rock alternatif de Weezer.

Tenacious D est sans doute l’un des groupes les plus demandés par les fans d’année en année. Malgré le fait que j’ai de la difficulté à comprendre le succès entourant ce groupe, je dois dire que le Rockfest a marqué un gros coup grâce à la venue du groupe de Jack Black. Le groupe parodique Steel Panther eut également un bon succès avec son glam métal à saveur humoristique, frôlant souvent le malaise à cause d’un discours polémique et misogyne.

C’est avec Weezer que j’ai terminé cette 13e édition du Rockfest. Le groupe Californien a tout d’abord enchaîné les succès Buddy Holly, Beverly Hills, Hash Pipe, My Name Is Jonas, Undone – The Sweater Song, Pork And Beans et Surf Wax America, le tout en à peine 20 minutes. Le reste du spectacle fût plutôt consacré aux nouvelles chansons du groupe – très pop… – , à quelques titres un peu moins connus de l’album Pinkerton et à de nombreux covers (Wonderwall d’Oasis, Today des Smashing Pumpkins et Africa de Toto). Toujours le même constat pour la scène Budweiser, il fut très difficile de voir ce qui se passait sur scène et le son était vraiment de qualité moyenne. La soirée, et le Rockfest, se termina sur la balade Say It Ain’t So, un beau moment!

En conclusion, plusieurs rumeurs veulent que l’édition 2018 du Rockfest soit la dernière suite à une entrevue d’Alex Martel de 99scenes.com. Les nombreuses coupures ainsi que la quantité importante de billets donnés dans les dernières semaines ont clairement montré que l’événement souffrait d’un grand déficit économique. Le problème est qu’au final, c’est le festivalier qui paye pour ces fameuses restrictions budgétaires; l’édition de cet été en fût un très bon exemple. Peut-être que l’organisation devrait penser à changer de formule avant de faire l’année de trop…

Et vous, pensez-vous que le Rockfest de Montebello devrait fêter sa 14e édition l’an prochain?

ÉCRIT PAR : LP

Publié le juillet 3, 2018, dans Événement, Death Métal, Festival, Musique, Punk, Punk Rock, Rock, Rock Alternatif, Ska, Ska Punk, Skacore, Skatepunk, Skatepunk Métal, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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