(Revue) Camp Punk In Drublic ; Le festival de Nofx… Sans Nofx! – La finale (3/3)

camp-punk-in-drublicDIMANCHE

Rancid, The Mighty Mighty Bosstones, Sick Of It All, Lagwagon, The Bouncing Souls, Street Dogs, The Interrupters, Sammy Kay, The Scandals.

La dernière journée s’annonçait, à la base, plutôt pluvieuse. C’est d’ailleurs sous une pluie torrentielle que le site ouvrit ses portes et accueillit les premiers artistes; Sammy Kay et The Scandals, des ajouts à la programmation. Une rumeur planait sur le site disant que ces derniers étaient en fait Nofx sous un autre nom… Ce n’était pas le cas.

Le soleil a pointé son nez pour l’arrivée des Interrupters sur l’énorme scène de Legend Valley. Sans surprise, les nouveaux chouchous du ska ont attiré une foule record pour un spectacle en après-midi. Emy Interrupters et ses complices nous ont livré une performance explosive regroupant les pièces de leurs deux albums ainsi que leur nouveau single She’s Kerosene, qui devrait paraître prochainement sur l’album Fight the Good Fight. Moment fort du spectacle, la reprise de Sound System d’Operation Ivy, en raison de la tête d’affiche de cette dernière soirée de festival. Le groupe ska a invité ses amies de Bad Cop/Bad Cop au final pour interpréter Family, comme ils l’avaient fait quelques mois plutôt au Café Campus de Montréal.

Malheureusement pour eux, le parterre s’est littéralement vidé pour l’arrivée de Street Dogs. En effet, malgré une feuille de route impressionnante, le groupe aux accents OÏ! n’a pas su susciter le même engouement que ses prédécesseurs. Même constat pour Bouncing Souls, la foule n’était pas au rendez-vous… Le groupe a tout de même livré une bonne performance interprétant essentiellement des chansons tirées de l’album How I Spent My Summer Vacation. Le titre True Believers a ramené quelques fans à l’avant-scène, visiblement prêts pour Lagwagon.

Très proche de Nofx et de Fat Mike, la bande de Joey Cape ne semblait pas en grande forme pour rassasier les nombreux fans présents. Il aurait été intéressant d’avoir quelques commentaires ou un simple clin d’œil relatif à leurs amis bannis de leur propre festival… Rien de tout ça n’eut lieu. La formation californienne a tout de même joué quelques-uns de leurs plus grands succès: Violins, Coffee and Cigarettes, Alien 8… mais en a négligé plusieurs autres pour finalement offrir une prestation de moins de 30 minutes. May 16th joué en dernier en a ravi plus qu’un, laissant un bon souvenir de la maigre performance de Lagwagon au Camp Punk In Drublic.

La foule s’agrandit pour le passage de la formation hardcore Sick Of It All. N’étant pas un fan de ce genre musical, je profitais du moment pour m’abreuver un peu avant l’arrivée de mon coup de cœur du festival, The Mighty Mighty Bosstones. L’énorme scène permanente de Legend Valley était parfaite pour l’imposant groupe de 9 membres qui ont offert une performance énergique et festive. Contrairement à la plupart des groupes présents, les Bosstones ne se sont pas arrêtés à leur album le plus populaire (Let’s Face It) pour faire danser leurs fans.

En effet, la grille de chansons était bien variée, les interactions avec la foule pertinente et le groupe était en grande forme. Vraiment, je ne peux pas dire que The Mighty Mighty Bosstones était mon groupe favori de la programmation (de plus qu’ils sont au Rockfest cette année…), mais, ils ont clairement donné le meilleur spectacle de notre fin de semaine en Ohio! La finale avec The Impression That I Get mettait la barre haute pour la conclusion du festival.

Évidemment, compte tenu des circonstances, Rancid est devenu la plus importante tête d’affiche du Camp Punk In Drublic. L’imposante foule, évaluée à 20 000 personnes par l’organisation, ne cacha pas sa joie lors des premières notes de Radio et Roots Radicals. Encore une fois, pratiquement la moitié des titres du spectacle était tirés de l’album …And Out Come the Wolves mais, plusieurs titres du petit dernier, Trouble Maker, ont également été joués. Côté rappel, la troupe de Tim Armstrong a interprété Fall Back Down et a invité certains membres des Interrupters sur scène pour faire Time Bomb et Ruby Soho. Donc une grille de chanson bien prévisible et sans surprise, espérons avoir un peu mieux pour le Rockfest!

En conclusion, je ne peux pas dire que les 14 heures de route en valaient tant la peine compte tenu du prix exorbitant de la bière et de la nourriture, de l’expérience camping très ‘’de base’’ et (malgré tout) de l’annulation de Me First and the Gimme Gimmes et de Nofx. Par contre, la qualité du site des spectacles, la température et les quelques excellents shows m’ont tout de même fait passer un beau week-end.

La question semble évidente; Compte tenu de l’annulation des principaux organisateurs, pensez-vous que l’événement reviendra l’an prochain?

Pour ma part, je souhaite que oui, mais ça sera sans moi…!

ÉCRIT PAR : LP

 

Publié le juin 15, 2018, dans Événement, Festival, Musique, Oï Punk, Pop Punk, Punk, Punk Folk, Punk Rock, Punk'N'Roll, Ska, Ska Punk, Ska Reggea, Ska Troisième Vague, Skacore, Spectacle, Street Punk, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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