(Revue) Camp Punk In Drublic ; Le festival de Nofx… Sans Nofx! (1/3)

camp-punk-in-drublicC’est en plein dans les annonces des différents festivals d’été que Fat Mike de Nofx annonça la création de son propre ‘’camp d’été Punk/Rock’’, le Camp Punk In Drublic. Le concept était simple : camping, bières de microbrasserie et une vingtaine de groupes punk, le tout dans une ambiance de colonie de vacances un peu thrash. Mais ce qui retenait le plus notre attention était sans doute l’impressionnante programmation reliée à l’événement, probablement la plus grande concentration de têtes d’affiche du genre réunies dans un même festival. C’est donc sans hésitation que je me suis procuré mes billets pour cet événement, en voici le compte-rendu détaillé.

Tout d’abord, c’est sur une terrasse de Cleveland qui nous apprenions le retrait de Me First and the Gimme Gimmes et du groupe hôte de l’événement, Nofx, suite aux propos tenus par Fat Mike un peu plus tôt dans la semaine. Triste nouvelle, mais, l’organisation programma les légendes du punk américain Descendents (en remplacement de Nofx) et The Vandals (pour Me First). Un beau changement de cap qui, malheureusement, n’a pas plu à la grande majorité des fans s’étant déplacés pour l’évènement. Donc, c’est ainsi que nous nous sommes rendus au festival de Nofx… Sans Nofx!

Il était fort important de lire la ‘’Foire aux Questions’’ disponible sur le site de l’évènement. Car, à ma connaissance, c’est le seul endroit qui indiquait que toute boisson alcoolisée de l’extérieur était non seulement interdite sur le site des spectacles (comme dans tous les festivals du genre) mais également sur le site du camping! Nous avons donc eu le droit à une fouille complète du véhicule qui occasionna plusieurs heures d’attente, une démarche sécuritaire, mais interminable. Et nous ne pouvons pas dire que l’arrivée sur le site du camping nous réjouit tant que ça… La taille des terrains était minuscule (Comparativement au Rockfest ou à Woodstock en Beauce) et collés sur le voisin. De plus, tous les prix des besoins essentiels (douche, nourriture, bière…) étaient très élevés. Nous avons donc compris pourquoi le prix des billets (50$ US) était si bas…

Après une marche d’environ 15 minutes, nous arrivons enfin sur le site des spectacles, l’une des belles réussites du Camp Punk In Drublic. Le site, entouré d’imposants conifères, était entièrement décoré pour nous rappeler le camp de vacances (tables à pique-nique, terrains de volley-ball, jeux de poches géants…). Le tout était agrémenté de nombreux commerçants et restaurateurs de toutes sortes. Bref, le site me rappelait grandement les belles années de Woodstock en Beauce mais avec une touche américaine rendant la chose plus grande que nature. Chose un peu malaisante: l’importante présence d’objets et d’activités à l’image de Nofx (cocktails inspirés de leurs chansons, activités prévues avec les membres du groupes, merch du groupe porté par les fans…), vraiment bizarre comme situation.

Encore une fois, nous avons compris pourquoi le prix de base était si bas lorsque nous avons vu le prix des bières, soit 10$ (US toujours), pour une cannette de 355ml (!!!). Ma première réaction était de penser que c’était la norme aux États-Unis, mais un petit sondage auprès des locaux me confirma que le prix était vraiment exorbitant. C’est donc dans la sobriété que nous avons accueilli les premiers groupes de cette fin de semaine qui avait, pour être honnête, mal commencé…

VENDREDI

The Vandals, Jello Biafra and The Guantanamo School of Medicine, Guttermouth et Superfuct

La soirée de vendredi, appelée la ‘’Kickoff Party Friday Night’’ était surtout destinée aux campeurs présents lors de la totalité de l’évènement (La soirée était gratuite avec une réservation de terrain de camping). C’est donc devant une toute petite foule que le groupe d’Honolulu, Superfuct a réchauffé le public avant de laisser sa place au premier gros nom du week-end, Guttermouth. Les vieux routiers du punk rock Californien ont enchainé leurs succès avec une énergie contagieuse véhiculée par le chanteur Mark Adkins, toujours drôle et efficace. L’une des forces du Camp Punk In Drublic était son énorme scène permanente du site de Legend Valley, bonifiée de deux grands écrans HD. Il était donc bien agréable de voir Guttermouth, pour une fois depuis bien longtemps, sur une grande scène!

C’est peu après la tombée du soleil que l’un des pères du punk américain, Jello Biafra, entra sur scène devant une foule un peu plus compacte que ses prédécesseurs. À peine deux chansons plus tard, un problème technique obligea le sexagénaire à se lancer dans un monologue de plusieurs minutes devant une foule impatiente d’entendre les succès du chanteur. C’est d’ailleurs, une fois le son revenu, sur California Über Alles des Dead Kennedys que je vis l’un des plus impressionnants circlepit de ma vie! Circlepit qui perdura durant la totalité du festival. Les monologues du chanteur, axés essentiellement sur la politique américaine, se sont enchaînés tout au long de la prestation, peut-être même un peu trop à mon gout… Il est évident que les chansons les plus appréciées étaient les reprises des Dead Kennedys dont Nazi Punks Fuck Off (Remplacé par Nazi Trump Fuck Off) et Holiday in Cambodia offert en dernier avant de laisser sa place à The Vandals.

Les deux prestations furent entrecoupées par un des organisateurs de l’événement venu donner une explication/excuse entourant l’annulation de deux des principales têtes d’affiche du festival. Le discours du monsieur était inaudible dû aux huées de la foule et aux fans de Nofx scandant le nom de leur groupe favori à répétition. Bref, un moment un peu triste et non nécessaire…

Pour être honnête, je ne suis pas un fan de la formation The Vandals, sans aucune raison particulière… Peut-être un simple manque de connaissances. Bref, ce manque d’enthousiasme, les longues heures de route et un peu d’amertume suite à l’annulation d’un de mes groupes favoris (Me First and the Gimme Gimmes) m’ont forcé à terminer ma soirée avant l’entrée sur scène du groupe. Mes collègues qui sont restés sur place ont apprécié, surtout la reprise de Queen, Don’t Stop Me Now, interprétée en dernier pour conclure cette première soirée du Camp Punk In Drublic!

La suite de mon aventure…. Demain!

ÉCRIT PAR : LP

Publié le juin 12, 2018, dans Événement, Festival, Musique, Punk, Punk Rock, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. 1 commentaire.

  1. Wow. Merci pour ta plume..sa se lit bien. Je conserve le lien pour lire la suite.

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