Les blues post-Pouzza8 de Marcan : 1ère partie

pouzza

On entend parler des blues post-Pouzza chaque année par les gens qui vivent le Pouzza Fest dans son intégralité, et ce, dans la plus passionnelle obsession. Dans les quelques jours qui viennent de suivre le Pouzza, un festival punk de Montréal, un sentiment semi-agréable me hante. Je dis semi puisque la nostalgie envahissante ne me laisse pas retourner à ma vie sans être continuellement attristé par le fait que cette merveilleuse fin de semaine que j’attends toute l’année soit finie, mais pourtant, que de beaux souvenirs.

J’imagine ne pas être le seul à être distrait au travail, le sourire collé dans face, étant toujours d’esprit dans le show de Get Dead? Ou ne pas savoir quoi répondre à ses collègues à la question : Pis ta fin de semaine? Parce que je sais très bien qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe pendant ces 3 jours et qu’ils croient que j’ai le rhume parce que j’ai pu de voix et que j’ai mal au corps parce que je n’ai pas dormi dans mon lit. Mais en réalité, le Pouzza Fest c’est voir tous mes artistes préférés jouer tour à tour. Même que parfois, ils jouent simultanément, et ce parce qu’il y en a au moins 50 sur 150 qu’il ne faut pas que je manque. C’est croiser tous mes amis de la scène punk mille fois par jour, et même ceux qui ne sont pas de ladite scène, mais qui fréquentent le Pouzza tout simplement parce c’est beaucoup trop agréable. Chanter, crier et parler dans l’oreille de quelqu’un parce qu’on s’entend pas bien dans un show de Bhatt. C’est aussi courir d’une salle à l’autre parce qu’on a un horaire beaucoup trop chargé, et devoir expliquer à plein de monde pourquoi c’est trop compliqué de donner des rendez-vous qui ne suivent pas notre planning. Sans parler de l’abus d’alcool, de cigarettes, de malbouffe et j’en passe.

Voici ma fin de semaine en musique :

Vendredi

Avec le trafic de Montréal, le check-in d’hôtel et la relaxation pré-festival, j’ai manqué les premiers groupes à mon horaire, soit 2 Stone 2 Skank, Talk Me Off et Pseudo, mais rien de dramatique puisque le premier que je ne voulais pas manquer m’a beaucoup surpris. Complainers, le nouveau projet de la défunte formation Prevenge qui a vraiment de la gueule. Suivi par Dead Weights, ils sont ma première belle découverte du Pouzza 2018, la voix me fait beaucoup penser à Leatherface.

Puis, juste après, Hate it Too, mon band de skate punk préféré de Québec complètement parfait aux Foufounes Électriques. On s’entend que le son était meilleur que dans les salles où je suis habitué à les voir. Je dois manquer la dernière pièce (une nouvelle à ce que j’ai entendu dire) pour ne pas manquer un de mes must de la fin de semaine : Oh My Snare! J’ai manqué leur premier morceau, même si y’a que vingt mètres entre Foufs et Foufs 2.0, j’ai réussi à manquer des bonnes tounes ; peut-être que j’aurais dû attendre avant d’aller au bar? Leur set était court mais parfait pour moi, en plus avec Lily enceinte à la basse, c’était vraiment beau à voir.

A mon arrivée au Jardin des Bières pour voir War on Women, j’ai eu l’honneur de rencontrer en personne deux des collaborateurs de Barricade Punk: LP et Claudia Bo. Maudite belle rencontre en présence du groupe punk féministe le plus couru de l’heure. Je devais malheureusement couper notre conversation pour chanter et admirer le band qui avait beaucoup d’énergie sur scène. La chanteuse Shawna Potter a une présence incroyable, et même si c’était la deuxième fois que je les voyais, j’ai quand même été très surpris.

Retour au Foufs pour le marathon de fin de soirée qui commençait avec le retour exclusif de Brixton Robbers. Mais pourquoi ont-ils arrêté? Que de bons souvenirs avec un set électrique et puissant. R.I.P  ma voix à ce moment précis.

Voilà le moment le plus décevant de ma fin de semaine. L’an passé ce fut RVIVR avec leur attitude moralisatrice, et cette année ce fut le tour de Tsunami Bomb, que j’attendais avec impatience, d’assumer le mauvais rôle au Pouzza. On dirait que ça en prend un par an. Même s’ils jouaient un excellent setlist, le manque de professionnalisme sur scène leur donnait l’air d’un groupe de cover. Tu ne remplaces pas une chanteuse originale comme Emily Whitehurst par quelqu’un qui n’est pas à la hauteur, c’est insultant, et tout le monde l’a senti, même les non-initiés.

Une chance qu’après il y avait Such Gold pour me ramener de bonne humeur. Ça a fait du bien de les entendre avec un son à la hauteur de la complexité de leur talent (ça ne fut pas le cas lors de leurs deux dernières apparitions en sol québécois). En plus, ils ont joué Deep In Hole, que j’attendais beaucoup.

A Wilhelm Scream fermait cette merveilleuse première journée et comme à chaque fois, WOW! Même s’ils font le même spectacle depuis la nuit des temps, je ne sais pas comment décrire la perfection avec laquelle ils exécutent leurs nombreux classiques et à quel point leur joie est contagieuse. (Petit moment Marcan ici, à lire à la fin de la deuxième partie)

Poutine, dodo et à suivre…

ÉCRIT PAR : MARCAN

 

Publié le mai 25, 2018, dans Musique, Punk, Punk Hardcore, Punk Rock, Ska, Ska Francophone, Ska Punk, Ska Two Tone, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Progressif, Skate Punk Technique, Skatepunk, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. 1 commentaire.

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