(Revue) 77’Montréal : Une nécessité!

77mtlEn ce magnifique vendredi de juillet, plus précisément le 28, j’ai eu la chance de prendre congé et de partir vers Montréal pour assister au nouveau festival 77’ Montréal. Un festival monté par les mêmes personnes qui organisent des spectacles punks depuis maintenant 25 ans dans la métropole et qui souhaitaient souligner le début de la révolution punk, musicale et sociale, débutée en 1977.

Bien sûr, pour former une programmation du tonnerre, rien de mieux que la tournée From Boston to Berkeley, mettant en vedette Rancid, Dropkick Murphys, Bouncing Souls et Jake Burns (Stiff Little Fingers). Puis, on y ajoute quelques groupes de bonne réputation tels que The Vandals, Madball et les canadiens The Creepshow. Sans oublier Barrasso qui ouvrait cette belle journée, The Kingpins, Genetic Control, Joyce Manor, Pale Lips et finalement X en mode 40e anniversaire. Une programmation plutôt restreinte, mais qui assure une certaine sécurité pour cette première édition.

Malheureusement, j’ai manqué Barrasso. Je partais de Québec et tout le monde connaît le légendaire trafic qui mène sur l’île. Malgré ça, j’ai eu la chance d’être présent à la grande majorité des prestations, même si je les avais déjà tous vus à maintes reprises. On a eu droit qu’à de belles performances remplies des succès de chacun.

Petit bémol : Jake Burns a un peu gâché l’ambiance qui devenait de plus en plus énergique. Je ne connais pas particulièrement sa carrière et je suis parfaitement conscient qu’il ouvrait la tournée de Rancid et Dropkick, mais le set acoustique qu’il a fait sur l’heure du souper a juste donner faim aux festivaliers, qui en ont profité pour quitter la foule et se reposer quelques minutes, question de faire le plein et le vide. Peut-être que c’est juste moi, mais un tel spectacle aurait dû être présenté en ouverture comme il était destiné à l’être. Pour le reste, un bel équilibre. Moment fort et original, le rappel avec Rancid et Dropkick Murphys sur le même stage pour jouer des reprises comme celle de AC/DC. On s’entend que les deux têtes d’affiche ont trouvé une formule équitable pour satisfaire tout le monde.

Quand on présente un événement pour la première fois, l’aspect logistique est souvent critiqué par les gens. Le festival se déroulant sur l’île Notre-Dame, les deux scènes se faisaient face et les bands s’y sont relayés durant toute la journée. Les déplacements étaient faciles et agréables. Sauf pour les maudites toilettes! Encore une fois, des gens d’expérience ont négligé les punks rockeurs qui s’enlignent des dizaines de bières toute la journée. On devient des «pisses-minute» en peu de temps. Et je dois vous avouer, il y avait de la place en masse pour deux belles rangées supplémentaires. Des urinoirs extérieurs? Deux espaces de toilettes sur le site? Je crois que ce détail important aurait pu être évité. Donc, j’ai vu des gens faire pipi dans rivière!

À l’arrière, on y trouvait les traditionnels kiosques de festival, ainsi qu’une tente avec une exposition d’affiches de shows présentés de par le passé. Un genre de musée de la scène punk de Montréal. Sans oublier la tente de projection de films qui traitaient du même sujet. Des petites attentions qui rendre les temps morts plutôt occupés et nous font vivre une certaine nostalgie. C’est réussi!

Étant un passionné d’événement du genre depuis des lustres, je n’ai jamais apprécié me retrouver en avant dans les foules majeures. Être prisonnier de la foule n’est pas mon sport préféré. J’ai dû voir bon nombre de spectacles au beau milieu ou même à l’arrière de la foule comme la majorité d’entre vous. Pourtant, ce soir-là, j’étais à Rancid en avant sans même avoir la pression et l’inconfort de mes compères. C’est sûr que l’on espère toujours profiter du grand public et de la vision, mais un tel prestige n’est dû qu’à la nouveauté. Chaque festival qui prend de l’ampleur perd son cachet «underground».

Somme toute, je vous invite à y participer en grand nombre l’an prochain. En espérant que le 77’ Montréal ait passé le test et que Montréal puisse jouir d’un tel bonheur pour encore plusieurs années.

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le août 14, 2017, dans Événement, Festival, Pop Punk, Punk, Punk Francophone, Punk Hardcore, Punk Rock, Ska, Ska Punk, Ska Reggea, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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