Pouzza 7, un festival devenu mature | La fin de semaine de Marcan

pouzza-ban

Pour avoir vécu plusieurs festivals dans plusieurs pays et différentes cultures, ainsi que l’entièreté des Pouzza Fest; je peux maintenant affirmer avec conviction que le festival punk de Montréal est bel et bien rendu à maturité. Souvent comparé et jugé moins bon que son homologue et inspiration, The Fest à Gainesville, je vous confirme que seul le côté exotique de la Floride les sépare à présent.

L’organisation, qui centralise les salles, n’est qu’un seul des points culminant dans l’atteinte de ce titre. Un petit aperçu de ma fin de semaine dans la métropole qui pourrait vous mettre l’eau à la bouche pour l’édition de 2018.

Comme à chaque année, on se rassemble au centre-ville la fin de semaine de la fête des Patriotes pour un trois jours de punk/ska/hardcore très intense en famille, tous le passionnés de punk du monde réunis. Cette fin de semaine où seule la musique, la fête et les amis comptent pour moi. J’ai vu plus de quarante groupes, et, sans tous les nommer, je vous en résume l’essentiel.

VENDREDI.

mentalfixJe peux voir des groupes comme Mental Fix, Chârogne et, bien sûr, Western Setting, qui ont su me charmer avec leur musique passionnée. Puis Keep Flying ont jeté la foule, bien que petite, sur le cul avec un show énergique; merci au saxophoniste qui est possédé par le dieu de la performance.

Bong Mountain, qui jouaient aux Katacombes par la suite, ont eu droit à une grande foule chantante, à ma grande surprise. Après, ce fut le tour de Bad Cop/Bad Cop qui ne laisse pas leurs fans dans l’indifférence, suivi par Red City Radio, venu mettre le feu aux Foufounes Électriques et devint le spectacle du Pouzza 7, à mon humble avis (j’avais déjà un parti pris étant mon groupe chouchou de l’horaire 2017).

Après que Red City Radio eût joué tous leurs meilleurs succès, RVIVR, que j’attendais avec impatience, m’ont offert mon show le plus décevant depuis longtemps. Pour faire une histoire courte, le show était bon, mais leur attitude anti-punk-rock et paternaliste est venue tout gâcher. J’ai même quitté avant que ça finisse tellement j’étais fâché!

SAMEDI JOUR 2.

Iron ChicHangover, deux bières et la machine repart. En plus de me faire cuire la couenne au Jardin des Bières, j’ai eu droit à beaucoup de show à la hauteur du Pouzza Fest; Bucky Harris, Water Mane, Bussieres, Union Jack, Bon Vivant, Snack?, et j’en passe. J’affirme sans hésitation que les deux formations en tête d’affiche, Iron Chic et PUP, ont, « back to back », éteint ma voix à jamais en me faisant chanter chanson après chanson. Deux styles différents mais qui ont été une joie à voir en show extérieur.

Le groupe Oh my Snare!, qui se produisaient acoustique, m’a encore surpris avec un originalité hors-paire. On a fini la soirée avec des groupes un peu plus « rentre dedans » comme la formation skatepunk Curbside et mes amis de Broadcats. Après cette finale au Théâtre Sainte-Catherine, c’était l’heure d’une poutine et du dodo.

DIMANCHE JOUR 3:

Et non le moindre, on puise l’énergie où il n’y en a plus. Sammy Kay, Molly Rhythm et Tagada Jones sur la grande scène en famille ravivent l’ambiance. À partir de ce moment-là, j’ai changé de salle aux 30 minutes tellement y’avait à voir : Down Memory Lane, Laval, Isotopes (l’autre prestation de la fin de semaine, mais encore là, j’avais un partie pris, leurs albums tournent en boucle chez moi), Our Darkest Days et bien sûr Lagwagon, qui ont eu droit à une foule monstre.

OWTHJ’ai dû traverser aux Katacombes après quelques tunes pour faire une place dans mon horaire à un groupe de la relève que j’attendais avec impatience; Jesus Horse. Ils ont peut-être une des présences scéniques les plus remarquables, avec leur son discord à la Blood Brothers. Ensuite, j’admets que Off With Their Head en formule acoustique sont venus chercher une corde sensible chez moi. Enfin, j’ai couru au Café Cléopâtre pour voir Class of ’86 faire un set intense et chargé… ouf!

Il n’y a pas que la musique au Pouzza Fest, mais aussi la mal bouffe, les millions de bières et de cigarettes (je ne suis même pas un vrai fumeur pis j’ai fumé deux packs, c’est dégueulasse), le manque de sommeil et l’abus en général pour vivre au maximum notre passion du Punk que l’on a tous en nous depuis notre jeune adolescence.

Mes moments Marcan :

  1. Mon ami qui se fait donner un t-shirt de band pour avoir « pitché » sa fin de bière sur le stage puis, plus tard dans nuit, l’échange contre une clope à un itinérant.
  2. Un des gars de Broadcats qui se réveille comme par magie après une sieste de trois heures « backstage » 30 minutes avant de faire son show (ça ‘même pas paru).
  3. Une des chanteuses de Molly Rhythm qui tombe accrochée du pont d’éclairage et qui continue de chanter la face et la robe en sang.
  4. Le gars habillé en infirmière tenu en laisse qui se faisait donner de fessés pour 5$ qui me dit : « Respect dude » parce que ma fille de 1 ans et demi me donnait le biberon d’eau pendant un show.

Merci à tous pour cette lecture et on se dit au prochain festival!

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le mai 31, 2017, dans Bad Ska, Musique, Pop Punk, Pop Punk Mélodique, Punk, Punk Rock, Ska, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, Skatepunk Métal, Skatepunk Métal Mélodique, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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