(Chronique) The Rumjacks, pour une Saint-Patrick relevée à souhait


  • THE RUMJACKS

  • SLEEPIN’ ROUGH
  • [UNIVERSAL MUSIC]
  • Année: 2016 // Genre: Punk Celtique

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Pour une célébration festive de la Saint-Patrick 2017, j’ai choisi de faire une chronique sur un groupe que je trouve très approprié dans le genre. En ces temps de festivités irlandaises, la scène punk celtique devient, pour l’instant de quelques jours, le centre d’intérêt de la scène musicale. Je vais tout de suite mettre cartes sur table : je ne suis pas dans ma zone de confort. Mais, The Rumjacks savent très bien attirer l’attention, même pour les non-convertis au folk irish punk. Bienvenue dans mon appréciation de Sleepin’Rough.

Ici, on se tient loin du plus grand classique du punk irlandais, Dropkick Murphy. On se joint plutôt à la fantaisie de la formation Flogging Molly en termes de folklore irlandais à la sauce punk. La voix est très semblable à celle de Flogging Molly, ce qui pourrait être un plus pour les amateurs. Pour ma part, je trouve ça un peu perturbant, mais bon, ce son est sûrement dû à l’accent prononcé de la colonisation irlandaise dans les pays du Commonwealth.

Ce qui donne à la formation australienne un son qui tend plus vers le folk, c’est l’utilisation d’une multitude d’instruments qui agrémentent l’ambiance. On y retrouve les classiques guitare électrique, basse et batterie, en plus d’y ajouter la mandoline, le banjo, le bouzouki et la traditionnelle flûte irlandaise. Le tout nous transcende vers un univers fantastique, sans perdre le mordant de l’influence punk rock. Chaque instrument est bien maîtrisé et agencé par la bande des Rumjacks qui jouent ensemble depuis 2008. Après trois albums en studio et deux EP, on peut finalement entendre un son des plus professionnels.

Les albums précédents étaient un tantinet plus rapides, donc un peu plus punk que Sleepin’Rough. Néanmoins, une pièce comme Dead to Me doit bien alimenter un « circle pit » avec une cadence plus élevée que d’ordinaire et une distorsion dans la voix du chanteur principal, Frankie McLaughlin. Par la suite, Kathleen, plutôt ska, nous fait hocher la tête jovialement. Pour ce qui est du reste des morceaux, on garde un son uniforme, sans tomber dans le répétitif.

Un des points forts, et qui m’a charmé dès le début, c’est le côté conteur d’histoires. Comme je l’ai mentionné plus haut, nous sommes plongés dans un univers fantastique, et ce, en grande partie par le sentiment que l’on nous raconte des récits épiques. Les textes au langage typiquement celtique de l’Irlande et au joual réconfortant nous changent des paroles traditionnelles des groupes auxquels nous sommes habitués.

Ma chanson coup de cœur se trouve à être la dernière de l’opus; The Pot & The Kettle justifie adéquatement la majorité des énoncés de cet article. Une belle histoire contée avec une intensité montante qui termine en beauté l’œuvre que j’ai plus écoutée que je ne l’aurais cru.

1. Patron Saint O’ Thieves
2. Zielona Gora
3. A Fistful O’ Roses
4. Fact’ry Jack
5. ‘Eight Beers’ McGee
6. Murder Shanty
7. Les Darcy
8. Dead To Me
9. Kathleen
10. WKND (Flash New Breeks)
11. Them Fallen
12. The Pot & Kettle

ÉCRIT PAR : MARCAN

Publié le mars 14, 2017, dans Acoustique Punk, Country Punk, Musique, Punk, Punk Celtique, Punk Folk, Punk Rock, et marqué , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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