(Chronique) The Offseasons, un EP inévitablement mordant


  • THE OFFSEASON

  • PASTIMES (EP)
  • [NEGATIVE PROGRESSION RECORDS]
  • Année: 2013 // Genre: Pop-Punk

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S’il y a une chose que j’ai appris dans la vie, c’est bien que la première impression est quelque chose au quelle on ne doit pas se fier. Maintes fois, les aléas du destin me rappelèrent ce simple principe, malgré tout si difficile à digérer. Qui prend encore le temps de se faire une seconde opinion quand il est si simple d’adhérer simplement à la première impression, arrivée subitement sans efforts!?

Eh bien, parfois, prendre le temps de bien cerner les choses peut être profitable. Encore une fois, l’univers de la musique m’aura appris quelque chose de fondamental. Il ne faut jamais juger trop rapidement. J’ai comme principe personnel de croire que la musique est en quelque sorte, un reflet de la société, tout comme la littérature. Un bouquin, comme un album de musique, peut sembler à première vue, totalement sans intérêt et se révéler au final comme un inconditionnel qui finit par avoir un impact (j’irais jusqu’à dire «significatif») sur votre quotidien.

Si c’est vrai pour les bouquins, c’est aussi vrai pour les albums de musique. Pour ma part, c’est ce que je ressens face au EP Pastimes du groupe The Offseason, paru en 2013. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est est un band de skatepunk/pop punk originaire de Boston, Massachusetts. Eh oui, y’a pas juste du hardcore à Boston, y’a aussi du «pop-punk», mais comme on dirait en bon québécois, «c’pas d’la p’tite bière» pour du pop-punk.

Pour commencer, je l’accorde, je suis littéralement deux ans en retard sur cette chronique. La raison de ce long retard est que je n’ai pas eu connaissance de ce EP avant il y a quelques semaine. Je dois dire que je regrette le temps passé à ignorer son existence, parce que dans mon livre à moi, c’est un inconditionnel pour tout amateur de skatepunk avec une petite touche de «pop». The Offseason faisaient leur apparition aux alentours de 2011, avec un EP appelé Pride & Progress / Going For Broke, qui faisait dans le skatepunk/pop. Auparavant, la touche «pop» était beaucoup plus présente.

Le premier EP faisait dans le mid-tempo et les cœurs vocaux, typique au pop-punk des dernières années. Dans le genre de The Story So Far, The Wonder Years, ou The Swellers pour être plus précis. Sur le second EP, la différence est marquée. The Offseason gardent la même recette que les groupes précédemment cités, mais ajoutent beaucoup, beaucoup de vitesse à celle-ci. Ce qui, à mes yeux, ajoute un intérêt immense à leur musique. On se retrouve alors avec toute la passion et (pardonnez l’expression, cœurs sensibles) «l’émotion» contenue dans le pop-punk, en plus d’avoir la vitesse et le «tupa-tutupa» du skatepunk. Le meilleur des deux mondes quoi?

Pour expliquer simplement, le groupe intègrent de façon quasi-parfaite la vitesse du skatepunk et la mélodie du pop-punk. Le meilleur exemple est sans doute la chanson «’98», qui ressemble à une version rapidifiée de ce que faisaient anciennement The Swellers, au temps de My Everest (2007) ou The Beginning Of The End (2005). D’un point de vue lyrique, je dirais que c’est incontestablement semblable. D’un point de vue instrumental, la bassiste de The Offseason gagne des points dû à sa présence marquée sur le mix, ce qui ajoute inévitablement du mordant au tout. Les gars de The Offseason savent mélanger le «doux» et le «rapide» avec une habileté déconcertante.

Dans certaines chansons (comme Unsettled), on passe de la petite balade pop à la grosse toune « skate » qui roule à 280-300 BPM dans le temps de le dire ! On est pas dans le gros technique ou dans les solos de gratte du style punk à infusion métallique, mais quand même. On peut dire que ça y va dans le tapis ! En plus, c’est assez mémorable, les chansons sont bien écrites et ont le mérite de rester prises en tête assez rapidement, comme c’est souvent le cas dans le genre pop-punk, qu’on le veuille ou pas ! La différence étant que celles-ci sont beaucoup plus rapides que ce que le genre offre habituellement.

Pastimes est un EP de 6 chansons qui ne laisse quasiment aucun répit, ni aux musiciens, ni à l’auditeur, avant le dernier titre. Le seul un peu plus doux que les autres, que je ne qualifierais pas de «lent» pour autant. Peut-être juste un petit peu moins vite que les autres, mais encore une coche plus vite que le pop-punk «classique» ?

En somme, ça se déguste très bien. Le genre de musique qui est motivante et ultra rapide mais qui ne se casse pas la tête dans les structures techniques compliquées. Un bon petit divertissement, relaxant et dans le tapis en même temps. Du gros léger! Bref, un constat assez difficile à expliquer pour qui ne se donnera pas la peine d’aller écouter! Si vous ne connaissez pas déjà, alors vous êtes comme moi, plus de trois ans en retard sur ce EP. Plus de temps à perdre! Allez ! C’est l’heure des découvertes !

Oh.. et… On se croise les doigts pour un album tout aussi délectable que ce EP dans le futur !

Pour les fans de : The Swellers, Elder Abuse, The Wonder Years, Lawskof, The Story So Far, Hogwash, Losing Streak, Yeah Detroit.

1. Can’t Sleep
2. ’98
3. Deadgirl
4. Spit Trash
5. Unsettled
6. Collecting

ÉCRIT PAR:

SEB LMTR

Publié le août 8, 2016, dans Musique, Pop Punk, Pop Punk Mélodique, Punk, Skatepunk, et marqué , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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