(Revue) Desbouleaux Fest 2015 – 2e journée – 22 août

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Si la veille avait été chargée d’émotions et de plaisir fort agréable, ce n’était rien de ce qui nous attendait dans cette seconde journée de la 5e édition du Desbouleaux Fest à Saint-Augustin de Mirabel. Une journée chargée à bloc d’excellents groupes tous fort intéressants, d’humoristes drôles à en crever de rire et surtout de gens à profusion fin prêts à s’amuser et à entendre de la bonne musique en compagnie d’amis, de la famille festive. C’était bien plus qu’espéré, le bon temps roulait sans embûches.

Jerry Bullets ouvrait les festivités sous un soleil chaleureusement présent et des festivaliers prêts à se faire bouger sous leur musique quand même assez bien connue du paysage de la rive-nord. Fin prêts à se donner à fond, les gars étaient en forme, leur punk rock majoritairement captivant était au rendez-vous pour donner une très belle prestation, de quoi se dandiner intensément. Ils nous ont éclaté avec des classiques de leur seul EP, Whiskey, dont la pièce titre, que j’aurais bien aimé voir Rat (The Matchup) venir chanter avec eux puisqu’ils se retrouvent sur la pièce sur le disque. On se reprend les Bullets, c’est toujours le fun de vous voir sur scène.

Les suivants, Havenhurst, nouveaux dans la scène locale, en étaient à leur troisième prestation. Ça garoche solidement, leur musique; un punk hardcore qui a du tonus. J’ai vraiment apprécié le son qu’ils ont sur scène, ils bougent beaucoup, le plaisir entre les musiciens est là, on embarque avec eux les poings dans les airs. Bien heureux de les avoir vu sur ce festival, il m’ont convaincu haut la main, qu’ils avaient plus que leur place pendant le Desbouleaux.

Le soleil plombe toujours et ce fût le tour des vétérans de La Gachette, eux qui font depuis longtemps des spectacles, étaient là devant nous pour nous mettre plein la face de leur punk rock francophone bien influencé de la scène française. Prestation à la hauteur de leur réputation, rapide sur l’enchaînement des pièces, La Gachette tire solidement leur son à la foule qui semble avoir bien plus qu’apprécié. Content d’avoir pu entendre les pièces Montréal, Absinthe, Rien n’a changé et des nouvelles pièces comme Dans Ta Face, 1949, Dernière Virée. Mon moment fort est sans doute l’interprétation de Villanueva, une pièce qui parle du jeune qui a été tiré par les policiers; l’émotion était au rendez-vous dans la voix du chanteur Érik Gachette, du vrai!

Déjà une grosse avant-midi de passée et Life On Trial entre en jeu pour sa dernière prestation à vie, selon ce que le chanteur Blake m’avait dit. Un set quand même assez puissant, profond, un hardcore colossalement carabiné, mais trop court pour profiter pleinement de la qualité musicale très frappante. Tellement frappante, que j’en ai reçu un coup en pleine poire qui m’a quand même un peu sonné. Pour le reste de la prestation, je l’ai regardée de plus loin, j’ai simplement bien apprécié ce spectacle grandiose du groupe de Gatineau.

Grosse pause humoristique au rendez-vous vers environs 15h30, les Frank Grenier, Alexandre Douville, Sam Breton, Guillaume Pineault et Simon Boisvert, nous ont fait éclater de rire, les uns après les autres. Ce fût très apprécié par les festivaliers, c’était bon de s’arrêter après de solides prestations musicales pour se rafraîchir en se bidonnant. C’est très bien pensé et c’est quand même ce qui a fait le charme du festival.

Une fois finis les humoristes, on a fait place à d’autres groupes comme Punchline 13 avec leur power pop rock de la vieille école rehaussé d’une touche punk. Ils ont fait lever la foule, fait taper des mains et ont su en amuser plus d’un. On doit avouer que Sly Rawk a une belle voix. Ils ont le sens du spectacle et savent bien nous divertir. Punchline 13 a réussi son entrée dans la rive-nord cette journée-là.

Boundaries est entré en scène comme un boulet de canon, les tympans se sont mis à ce faire brasser et les festivaliers se démenaient comme des fous dans le pit au grand plaisir des musiciens sur scène. Eux aussi, leur set était quand même assez court, même si tous les groupes ont presque le même temps pour jouer. Était-ce la longueur des pièces ou le temps qui semblait s’écouler en flèche? Fouillez-moi. Je sais par contre que Boundaries était bien présent sur scène et que j’ai grandement apprécié leur forte prestation.

Dirt Cannon a poursuivi les festivités d’une remarquable façon, tous les gens ont sans aucun doute remarqué les petits pas de danse du chanteur Olivier, qui avait l’air de faire saliver plus d’une femme présente. Dirt Cannon bien en forme, chargé d’énergie contagieuse et de mélodies entraînantes, leur post-hardcore ou leur rock hardcore comme ils aiment si bien dire, était fortement bien apprécié du public et complète bien ce bloc musicalement bien musclé du festival.

Si Dirt Cannon était en shape, ce n’est rien comparé à ce qui allait se passer sur scène pendant la fulgurante et très impressionnante prestation haute en couleur de la formation de Québec Fullcount. Le compte était pas mal plus que complet, c’était des rapides bien précis à la Carlos Pérez (l’ancien lanceur numéro 33 de nos amours), des prises bien à point. On peut dire que la balle roulait pas à peu prêt, ils nous ont catapulté leur musique farouchement. Dextérité infatigable, mélodie intense, une voix mordante, un peu rauque. Du vrai bon skatepunk mélodique et technique. Et le moment clef, la reprise hallucinante de Welcome Tomorrow du groupe The Matchup qui était aussi sur scène avec eux, c’était de toute beauté. Fullcount ne déçois pas sur scène, c’est plus que du bonbon!

Après Fullcount, il était temps de ralentir le rythme pour certains, pour d’autres la soif était au rendez-vous pendant la prestation d’Orloge Simard qui donne dans le rock québécois, un savant mélange de Mononc’ Serge en solo et du bon vieux groupe Les Colocs, en plus ils viennent du Saguenay. Pour le peu que j’ai pu entendre au loin, puisque j’avais d’autres devoirs à faire, j’ai sans aucun doute bien aimé. C’est bien coloré vocalement, presque copie conforme de Mononc’ Serge. Si c’était leur but, ils ont bien joué la donne.

Armés de leurs boissons favorites, de leur humeur bien festive, les gens qui étaient au Desbouleaux Fest, attendaient avec impatience, l’arrivée sur scène des héros locaux, The Matchup. Toujours aussi drôles entre chaques pièces et toujours aussi grandioses dans leur musique acoustique. Le duo de Santa Theresa était bien heureux d’être sur scène et de voir la famille d’amis et les nouveaux fanatiques de leur son friands de chanter les succès comme Welcome Tomorrow, Empty Bottles, The Signature et j’en passe. Rien de surprenant, comme à l’accoutumée, juste du bon, du beau au rendez-vous. C’était merveilleux d’entendre chantonner les gens avec eux en en redemandant encore et encore. Succès au boys, honneur à leur musique et à la prochaine fois The Matchup!

Hollow Earth manquait à l’appel, ce fût donc le temps de lancer dans les airs comme à maintes reprises durant le festival, les canons à bière, qui donnait le droit à ceux qui attrapaient le tout, d’aller se chercher un breuvage gratuitement. C’est toujours grandement apprécié par les gens.

Fins prêts pour être attaqués par la musique colossale de Harriers (qui venaient de lancer leur nouvel album Volte|Face au début de l’année), il était grandement temps de se faire brasser la cage par les montréalais sur scène. Visiblement déterminés à se donner à fond et donner une leçon hardcore remplie de testostérone chevronnée. Et la réponse de la foule a été forcément gratifiante et bénéfique pour eux car plus le set avançait, plus ils se défonçaient. De la grande classe, on en voulait encore.

J’ai malheureusement manqué les deux groupes suivants, en raison de certains devoirs comme des entrevues, mais de loin, Dance Laury Dance et Fit For An Autopsy, me semblent avoir été bien appréciés par les festivaliers. Le party était déjà pogné depuis de bonne heure, ce qui ne s’était pas estompé parmis les milliers de gens à l’Arena Jacques Laurin.

Le groupe que tout le monde attendait, la bombe Hiroshima du festival, était sans équivoque Unearth qui arrachait tout sur son passage, une véritable tornade musicale infernale. Le chanteur était immodéré, les musiciens étaient à plein régime, j’ai rarement vu un vacarme aussi captivant comme celui d’Unearth. De voir ce groupe dans une si petite ville québécoise était quelque chose de prestigieux, une expérience remarquable. Les gens se déchaînaient aussi dans le pit, c’était passablement violent et chose certaine, plus d’un s’en est tiré avec des tonnes de bleus, mais qui fûrent absorbés avec respect. Unearth était resplendissant sur la scène du Desbouleaux.

Et ce n’était pas fini. Bien que la musique du rappeur Koriass n’était pas dans ma tasse de thé, c’est vrai qu’après un vacarme aussi fracassant comme celui d’Unearth, ses chansons passent comme une bonne bière, c’est rafraîchissant, ça fait du bien au tympans et ça nous remet dans les festivités assez vite. Ce fût bien apprécié par les gens présents, il n’y a aucun doute.

Le festival étant maintenant chose du passé pĥysiquement, mais pas dans la tête des gens, je suis persuadé que Mick était bien moins stressé qu’au début et pus se la couler douce pour savourer son succès. Encore une fois, j’adore et j’honore votre travail acharné pour nous monter ce festival très apprécié des gens. C’était une 5e édition qui ne s’oubliera pas de sitôt, j’ai hâte à l’an prochain. Merci Desbouleaux…..

Hey! Ne partez pas si vite, ce n’est pas fini, car demain on parle de l’après-festival au Bar avec l’hommage aux chansons du jeu vidéo Tony Hawk par Gilbert et les amis de Tom.

ÉCRIT PAR : DESLO

Publié le septembre 7, 2015, dans Acoustique Punk, Événement, Cow Punk, Festival, Hardcore, Hardcore Beatdown, Hardcore Breakdown, Hardcore Crossover, Hardcore D-Beat, Hardcore Mélodique, Hardcore Métal, Hardcore Thrash, Indie Punk, Métal, Metalcore, Pop Punk, Pop Punk Mélodique, Post-Hardcore, Punk, Punk Hardcore, Punk Mélodique, Punk Métal, Punk Rock, Punk Technique, Punk'N'Roll, Punkcore, Québécois, Rap, Rock, Rock Alternatif, Rock Francophone, Screamo, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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