(Entrevue) Phil Roy du festival hardcore, le Heart Fest


  • PHIL ROY

  • [INDÉPENDANT]
  • VILLE: GATINEAU // PAYS: CANADA

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Le Heart fest est définitivement devenu, au fil des années, le plus gros festival hardcore au nord des États-Unis. Maintenant à sa 9e édition, le festival est plus gros que jamais et le retour de groupes tels que No Warning donne officiellement de la crédibilité supplémentaire au fest.

J’ai moi-même pris part à quelques éditions par le passé et c’est sans l’ombre d’un doute un incontournable. L’homme à la tête de l’équipe d’organisation, Phil (Dieu) Roy a bien voulu répondre à quelques-unes de mes questions à l’approche du gros week-end.

1- Salut Phil, j’aimerais tout d’abord te féliciter pour le lineup du Heartfest 9. Depuis combien de temps travaillez-vous là-dessus?

-Salut Rick! Merci, man, on est vraiment content du lineup qu’on a réussi à mettre ensemble pour le week-end. Depuis la fin du Heart Fest en mai 2014, on travaille sur le projet, donc ça va faire un bon 15 mois sans arrêt. C’est n’importe quoi (haha!).

2- Vous avez réussi à faire revivre plusieurs groupes au courant des années pour jouer sur le festival. Comment procédez-vous pour convaincre ces groupes de se réunir?

-Je pense qu’à la base de chaque réunion, les groupes nous « sizent » comme étant ce que l’on est : des hardcore kids. On tripe sur les bands à qui on demande de (re)jouer et je pense que notre enthousiasme est convaincant. On se prend assez d’avance, on jase avec les membres quand ils sont dans d’autres festivals pas trop loin et des fois, un peu de blé peut être convainquant aussi. L’affaire avec les réunions, c’est que les membres des groupes sont rendus avec des jobs à temps plein non reliées à la musique, des familles et des responsabilités. On catch ça, et on s’arrange pour trouver un juste milieu entre leur nouvelle vie et le set de malade qu’ils vont avoir au fest.

3- Qu’est-ce que ça représente pour toi le Heartfest?

-Pour moi, le Heartfest c’est l’occasion de faire la fête, avec la grosse famille du hardcore, pendant 3 jours. C’est aussi l’occasion de se rappeler qu’on peut faire un changement dans le monde en aidant des causes qui nous tiennent à coeur.

Sinon, c’est aussi le bon moment pour promouvoir le hardcore dans une ville qui a une scène hardcore-punk tranquille comparativement à dans le passé. C’est l’occasion d’être fier de notre ville et de montrer de quoi on se chauffe par ici. Le Heart Fest, c’est le meilleur premier show que tu peux avoir pour comprendre c’est quoi le hardcore, parce que je pense qu’en 2015, it’s all about having fun.

En plus de ça, c’est le meilleur moyen de venir se vider le cœur et d’oublier ses problèmes, sans nécessairement oublier la misère de la vie, mais au moins pour en jaser avec du monde sans préjugés. Je trouve que c’est saint comme week-end… Le lundi, t’as mal partout, mais ta tête est paisible.

4- Vous en êtes à la 9e édition, comment est-ce que tout ça a débuté?

-Et pourquoi le faire? Un projet de secondaire 4, par Jessica Robi et Francois Brice. Ils ont fait les deux premières éditions, j’étais dans les parages à ce moment. J’ai pris le relais à partir du 3 et 4e avec Frank Dorsey, puis 5-6-7-8-9 avec Franky Too Fresh, Marc Tittley, Lance, Joe Magz, Mitch Banned, Pat Costa. Je pense que ça a toujours et ce sera toujours fait dans le but d’essayer de changer le monde à notre façon. Non seulement, les dons qu’on fait ont, je l’espère, amélioré le sort de certains, mais je pense que le hardcore est un remède en soi, pour nous tous.

5- Est-ce qu’il y a eu un point tournant au fil des ans où vous avez réalisé que le festival pouvait et allait prendre de l’ampleur?

-Au Heart Fest 4, on a booké Call To Preserve (RIP)… et on a réalisé qu’on pouvait booker des groupes internationaux sur le fest. L’année d’après, Naysayer/This Is Hell/Shai Hulud, puis l’année suivante Defeater/SFTP/Earth Crisis, ainsi de suite. À chaque année, notre objectif est de grossir le festival. La 8e édition avec All Out War/Turnstile/Backtrack/Comeback Kid était difficile à toper, mais bazouelle, on a réussi et on a déjà des idées pour l’an prochain. Je pense qu’à la base de tout ça, il y a le support continu de la scène du Québec et de l’Ontario. En tant que festival qui ne compte pas de commanditaires majeurs, ni de subventions, c’est vraiment les gens qui viennent qui font en sorte qu’on a pu devenir de plus en plus gros. À chaque année, on en revient pas.

6- Parles-moi de la programmation de cette année.

-Pas le choix de commencer par No Warning, on comprend encore pas et j’ai tellement hâte de voir leur set… ça avait l’air débile au New Jersey. Au début, on voulait faire une journée avec juste des bands canadiens, ce qui explique une bonne quantité de groupes du Canada le dimanche 6 septembre. On a changé d’idée en cours de route, rien de mal là. On est 5 à choisir les bands, on jase de pourquoi un plus que l’autre et en gros, tout ce qui est sur l’affiche, ça a été choisi en fonction de faire lever le party et de vous faire pitter vraiment fort. Rapidement, je pense à Harm’s Way, Discourse, Iron Golem et Stigmata… fouah! Perso, j’ai ben hâte à Wild Side, Expire et Enforcers.

7- Quelle est ta plus grande fierté en lien avec le fest?

-Les sourires sur vos faces, c’est ma paye et c’est ça qui est le plus motivant. Ma plus grande fierté, c’est d’en être rendu au 9e, de réussir encore à convaincre les kids de se pointer et d’avoir la même équipe à mes côtés depuis 5 ans.

8- As-tu des suggestions de groupe qu’on devrait écouter et surveiller?

Stone, Discourse, Eternal Sleep, Exalt, Kosovo. Malheureusement plus sur le fest, True Love c’est malade aussi! Vraiment mon genre, à la Champion.

9- À chaque année, vous remettez les profits à des oeuvres de charité. Savez vous à qui vous allez remettre les fonds cette année?

– On espère faire quelques milliers et remettre chaque 1000$ à différents organismes. Le Gîte Ami (une place pour les sans abris), Le Lab (où les jeunes peuvent venir ‘faire de l’art’ gratuitement), un organisme en lien avec la fibrose kystique et la SPCA.

10- Merci d’avoir accepté de participer à cette entrevue, mon Phil. Je te laisse le mot de la fin.

– Merci à toi man! C’est fucking apprécié, pis j’espère que tu vas triper au fest. J’te laisse là-dessus. Perfo Dogs : 1 pour 1$, 2 pour 2$, 3 pour 5$. Aucune raison de ne pas être là, 4-6 septembre.

ÉCRIT PAR : FULLMETAL RICHARD

Publié le août 26, 2015, dans Événement, Death Métal, Festival, Hardcore, Hardcore Beatdown, Hardcore Breakdown, Hardcore Crossover, Hardcore D-Beat, Hardcore Mélodique, Hardcore Métal, Hardcore Thrash, Heavy Métal, Métal, Metalcore, Post-Hardcore, Powerviolence, Punk, Punk Hardcore, Punkcore, Thrash Métal, Trash Punk, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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