(Chronique) Refused, un solide retour inattendu!


  • REFUSED

  • FREEDOM
  • [EPITAPH/BURNING HEART]
  • Année: 2015 // Genre: Punk Hardcore

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Personne ne croyait que Refused reviendrait sur les planches et pourtant, ils l’ont fait. Revenus profiter d’une gloire mythique qu’ils n’avaient pas vécue. Mais un nouveau disque, ça c’était carrément impensable et très osé. Leur dernier album, l’incontournable The Shape of Punk to Come, est vieux de 17 ans!

Beaucoup d’encre a coulé quant au paradoxe de leur réunion par rapport à leurs propres dires et aux positions politiques associées à Refused. Je doute pouvoir ajouter quoi que ce soit de pertinent là-dessus. Freedom mérite tout de même d’être analysé pour l’album qu’il est. Et honnêtement, Refused s’en sort plutôt bien et nous livre un album solide qui n’a rien à envier à bien des groupes!

Le premier extrait Elektra commence en force et nous fait bien comprendre que Refused reprend là où ils ont laissé. Un son plus travaillé et la même énergie : « nothing has change/time has come/there’s no escape ». Nous voilà avertis.

Évidemment, on serait surpris si Refused ne faisait que servir du réchauffer et dès la deuxième pièce Old Friends / New War on comprend qu’ils ne sont pas revenus pour faire plaisir aux nostalgiques. Une composition plus calme avec guitare clean et des traitements sonores qui en laisseront plusieurs surpris. Assez déroutant et je suis le premier surpris à m’y être habitué après quelques écoutes. C’est en fait une très bonne pièce.

Ensuite, Dawkins Christ commence avec des choeurs féminins et on se demande où on nous amène. Le son Refused nous rassure et la pièce devient en fait une des plus intenses qu’ils aient faits. Pas trop sûr encore par contre du « I got Judas’ heart/ Nietzche’s soul / Dawkins’ cock in a god-shaped hole ».

Françafrique commence elle aussi avec des choeurs, d’enfants cette fois, et un riff plutôt funk-rock. Une autre pièce déroutante, mais cette fois-ci on se lasse quelque peu et les subtils cuivres de la fin n’aident en rien. On salue l’essai, mais le résultant est plutôt ordinaire à mes oreilles.

Heureusement, Thought is blood, qui suit avec un début sombre quasi-gothique, nous rentrent dedans tout en groovant. Par contre, War On the Palaces sonne résolument rock avec des cuivres très présents. Là vraiment Refused, nous amène là où on ne croirait jamais être amené! J’admets, ne toujours pas savoir quoi en penser!

La première moitié du disque entendue, on comprend rapidement que Freedom réserve encore bien des surprises et que si le son distinctif de Refused est toujours présent, il faut s’attendre à tout. Les chœurs féminins de Destroy the man sont si présents par moments qu’on a de la difficulté à porter attention à la chanson. Et le gros buchage aux cris de « Destroy the man/death to death », ce n’est pu trop ma tasse de thé.

366 aurait pratiquement pu être sur The Shape of Punk to Come. Le chanteur reprend aussi par moments le ton moins criard de International Noise Conspiracy et ça ne fait pas de tort. La finale m’a d’ailleurs vraiment plu : on s’attend à un gros riff saccadé dont Refused a le secret, mais on nous amène plutôt une ambiance planante et lourde. J’en aurais même pris plus longtemps.

L’avant-dernière Servants Of Death, dont le riff m’a fait penser au classique rock Walk this way d’Aerosmith, est un autre moment plus funk rock, mais un peu comme Françafrique, je n’ai pas tant embarqué.

Tout comme The shape of punk to Come, Refused termine avec une pièce plus calme, mais quand même épique. Useless Europeans est un peu à l’image de l’album : très appréciable, bien exécuté, peut-être pas grandiose, mais très loin de la déconfiture annoncée.

Évidemment, le constat est simple. Si vous n’avez pas entendu The Shape of Punk to Come, ne commencez pas par Freedom et si The shape of punk to Come vous a plu autant qu’à moi, Freedom vaut le détour. Et gâtez-vous de plus qu’une seule écoute. J’ai eu beaucoup de plaisir à décortiquer cet album. J’ai approché cet album avec des pincettes et ma critique peut paraître sévère par moments, mais je ne dirais vraiment pas non à une suite!

1. Elektra
2. Old Friends / New War
3. Dawkins Christ
4. Françafrique
5. Thought Is Blood
6. War On The Palaces
7. Destroy The Man
8. 366
9. Servants Of Death
10. Useless Europeans

ÉCRIT PAR : FRANK SCRAP

Publié le juillet 27, 2015, dans Art Punk, Post-Hardcore, Punk, Punk Hardcore, Rock, Rock Experimental, et marqué , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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