(Revue) Amnesia Rockfest : hardcore, cloches d’eau et faux mohawk!

Sincèrement, ça doit faire au moins 33 fois que j’entame une phrase… et que je l’écrase ensuite puisqu’elle n’était pas dans ma « palette ». Un peu comme la punkette qui m’a fait une déclaration d’amour pensant que j’étais Rej Laplanche!

Trêve de plaisanteries, mon encéphale est tellement débordant de souvenirs majestueux que je n’ai aucune idée par où démarrer… Tiens, tiens! Allons-y donc avec la soirée d’ouverture (jeudi) qui lançait les hostilités, à Montebello! Mais avant, je souhaite remercier Alex Martel, qui nous offre des programmations de plus en plus mongoles année après année. Ajoutons à cela, les groupes présents, la petite communauté de Montebello, les gens qui ont travaillé de près ou de loin pour l’Amnesia Rockfest, les punks autant crasseux que propres, certains métalleux, et bien sûr, mes compagnons de festival (Ti20, Dâvid et Véro)!

Pour moi, la soirée d’ouverture était d’une importance capitale puisque l’un de mes orchestres favoris offrait une rare performance à l’intérieur d’un méga festival. Ceux qui me connaissent un tantinet ont sans doute deviné qu’il est question de Propagandhi. Les boys ont vraiment vagabondé du vieux au nouveau matériel. Pour moi, c’était épique! Nous avons même pris la peine de nous stationner (statcher, pour utiliser notre terme) directement sur la clôture séparant la scène des adeptes. Propa, on parle de musiciens accomplis et de gars excessivement « tight » sur un plateau! Propa, merci!

Anecdote du jeudi : grosse maudite pluie de mongole comme je n’ai jamais senti de ma vie… et l’on n’avait aucun emplacement où se réfugier. On était pogné sur les planches du « pit » à chercher où se mettre à l’abri avec nous-mêmes. En tout cas, mon cell est toujours fonctionnel!

Après une nuit assez courte dans notre tente Tim Hortons, gagnée à déroulez le rebord il y a quelques années, c’était le moment de se préparer pour nos groupes du jour : Goldfinger, Down, Bad Religion, Sublime, The Offspring, Atreyu, Banlieue Rouge, The Exploited, No Fun At All et Descendents. Évidemment, il y a d’autres orchestres que j’aurais vraiment contemplés, mais je devais faire des choix!

On a entamé notre périple avec Goldfinger, un groupe que j’ai découvert à 14 ans (j’en ai presque 34) dans le salon de mon vieux chum Frigon. J’en parle encore aujourd’hui et je peux certifier qu’il figure au sein de mon « top 3 » du Rockfest 10e édition. John Feldmann est tout simplement une bête de scène, un entertainer incroyable! Il sait maintenir la foule en haleine du premier verset, au dernier! Ajoutons à cela que le répertoire proposé était sur la coche… et que Mike Herrera (MXPX) agissait en tant que bassiste.

Après Goldfinger, on est resté à l’intérieur de la zone VIP afin de s’avancer le plus près de la scène possible question de bien admirer l’une de mes idoles de toujours, Phil Anselmo. C’est évident que j’aurais préféré qu’il gueule avec Pantera, mais je me suis contenté de Down que j’adore aussi! Down, c’est du sludge métal regroupant des membres de Corrosion of Conformity, Crowbar, Eyehategod… et Pantera. Bref, même si Phil a vieilli, qu’il a les genoux et le dos en compote, son vocal est tout aussi puissant et il est venu me toucher en plein au cœur. Pour moi, ce sont les meilleures cordes vocales du métal! Après avoir essuyé mes larmes, je me suis dit que je pouvais mourir tranquille parce que j’ai enfin vu Phil!

Avant Bad Religion, je suis parvenu à zieuter Atreyu de loin… Le son de cette scène (Jägermeister) était « soso », de loin en tout cas, mais j’ai tout de même été bercé par les cris stridents d’Alex Varkatzas! De retour à la section VIP (scène Loto-Québec) afin d’assister au concert des vieux routiers que sont Bad Religion. Même si Greg Graffin est statique, sa voix est sur la coche et leur mélodie sonne aussi bien que sur les albums. Un concert où j’ai joué de l’« air guitare » tout le long!

Après Bad, on a déserté la zone VIP afin de joindre les petites scènes Tony Sly pour assister au concert de No Fun At AllNo Fun, c’est du skatepunk en plein comme je l’aime : rapide, technique et mélodique. Apercevoir cette bande de Suédois sur un plateau québécois, c’était ahurissant et j’ai réellement capoté sur leur prestation énergique.

Pour The Exploited, le show était démoniaque, mais je ne suis pas un fan de street punk, personnellement. Ah oui! La rumeur qui court concernant une transplantation de mohawk pour le chanteur, qui est chauve depuis des années, est véridique!

De retour à la zone VIP pour Sublime with Rome… En un mot : STATIQUE. Je m’arrête là pour Sublime!

The Offspring, avec l’album Americana, a embarqué sur la scène Loto-Québec à 22 heures. C’était bon, mais ce n’était pas Smash. Sérieusement, j’ai toujours trouvé qu’il n’y avait que Noodles qui avait du style au sein de cet orchestre!

Après The Offspring, on s’est orienté vers la scène Budweiser ouïr les textes engagés de Banlieue Rouge. Je dois avouer une chose, j’ai préféré ces Québécois aux influences Bérurier Noir à Sublime… et de loin!

Après Banlieue, mon camarade Ti20 est allé sentir Linkin Park, alors que moi, j’en ai profité pour épier les vieux bonshommes de Descendents. Bonshommes? Oui, puisque ce sont de routiers âgés, mais leur prestation est digne d’une bande de jeunes ados qui couronnent leur secondaire avec un « house party ». J’ai capoté solide et j’ai été extrêmement impressionné par ces pépères (je dis ça avec beaucoup de respect).

Anecdote du vendredi : méga coup de soleil sur les épaules puisqu’on avait oublié la crème solaire…

Le samedi, déjà… Alex Martel nous réservait encore de la grosse pointure. Pour ma part, j’avais certains incontournables d’encerclés sur mon horaire : Hatebreed, Rancid, System of a Down, Thrice, Ten Foot Pole, Good Riddance, Bigwig, All, Get The Shot, Snapcase et Satanic Surfers.

Au final, j’ai raté Ten Foot, Bigwig et Satanic, on va classer ça dans la filière des raisons « logistiques »!

OK! Quand tu entames ton samedi avec Get The Shot, c’est jouissif! Il n’y a pas de meilleur mot afin de qualifier ce sentiment intérieur. Get The Shot mitraille son hardcore comme l’armée américaine le fait afin de lutter contre le terrorisme. C’est brutal, c’est violent, c’est intense, c’est tight, c’est juste malade! Les instruments sont francs, le vocal de J-P Lagacé est herculéen et aussi « serré » qu’en album! J’avais pris la peine d’aviser mes poulains qu’ils ne seraient pas prêts… et j’ai eu raison! Pour eux, Get The Shot figure au sommet des prestations de cette 10e!

On a perpétué notre parcours olympien avec Hatebreed qui frôlait les planches de la scène principale (Loto-Québec). Tant qu’être hardcore, on l’est pour vrai! Hatebreed, c’est encore plus puissant que la pluie qui nous a mitraillés le jeudi soir… Un vocal pesant, des « riffs » lourds et dynamiques, un tambourin qui tourne aussi rapidement qu’une F1. Hatebreed, un autre coup de cœur! Tellement, qu’on gueule Destroy Everything depuis leur prestation!

Pour des raisons « X », c’est à cet instant que j’ai raté Ten Foot

Pas grave, je me motivais à contempler Rancid qui embarquait sur la scène piétinée par les autres gros orchestres. Tim Armstrong approche la cinquantaine et il a toujours le même look, le même dynamisme, mais avec quelques rides en plus. Lars, Tim et Matt ont toujours l’air aussi complice qu’en 1995, c’est divertissant. Avec …And Out Come The Wolves joué au complet, laissez-moi vous dire que l’énergie était palpable. Leur mélange de ska et de punk est tellement singulier et unique… Bref, malgré quelques petits accrochages de Tim, évidemment, le show a été à l’image du band… GRANDIOSE!

Ensuite, on a marché afin de se dégourdir… On a vu de loin Thrice, sans plus! Pendant que Ti20 m’abandonnait pour 1 heure, j’en ai profité en me satisfaisant avec Good Riddance. Les boys de GR m’ont excité avec une panoplie de vieux succès. Ce que j’ai spécialement apprécié, c’est qu’un éventail de « vieux », comme moi, beuglaient les paroles! Wow!

Juste comme ça, sans être un grand adepte, j’ai vraiment apprécié l’aisance sur scène de Rob Zombie. Il m’a démontré qu’on peut toujours être au sommet de ses capacités physiques malgré la cinquantaine!

Slayer, ce qui n’est pas ma tasse de thé non plus, ça rentre au poste en TA…. « Tight »? Je pense qu’eux, c’est plus que « tight »!

Entamer son samedi avec Get The Shot et le couronner avec System of a Down, on appelle ça être un choyé de la vie. J’attendais cet instant de dorlotassions avec l’une des plus grandes impatiences. SOAD s’est exhibé avec quelques minutes de retard, mais je peux vous certifier que ce moment de persévérance a valu le coup puisque Serj Tankian et sa voix ont fouetté les 200 000 personnes présentes à ce concert. Ses jeux de voix sont mongoles, les riffs de Daron Malakian sont lourds et aussi précis qu’un chirurgien, la basse pilotée par Shavo Odadjian est méphistophélique et le gars derrière les tambours fait résonner ses peaux comme un malade! La barbarie a même monté d’un cran puisque certains adeptes un brin trop saouls ont tenté de défoncer la clôture de la zone VIP afin d’y pénétrer… Bref, ça résume vraiment bien l’intensité de ce spectacle satanique! Un coup de cœur absolu!

Anecdote du weekend : même si j’ai pris 5 livres lors de ce weekend grandiose, et que mes épaules ont brûlé au 2e degré (mégas cloches d’eau), je peux le qualifier « du plus grand weekend de ma vie »! À partir de maintenant, on retombe en mode « straight », course à pied et vélo de montagne!

Mon top 3 de cette 10e édition :
1. Get The Shot
2. Rancid
3. Goldfinger

Ah oui! J’aimerais vous étaler le point de vue d’une fille, celui de mon amie Véro qui assistait à son 4e Rockfest!

« Après quatre années de Rockfest, voilà que mon ami J-F me propose un article sur le point de vue d’une fille sur ce méga festival!!

Alors voici! Tout d’abord, en quatre ans de présence jamais je n’ai eu peur de me promener seule ou même d’aller seule aux shows! C’est un festival super sécuritaire où tout le monde prend soin de nous autant que sa petite sœur! Il m’est arrivée de me faire louchement pogner les fesses et même de me faire uriner sur la jambe (oui, oui). Mais cela reste tout de même très rare!

Pour ce qui est des toilettes, eh bien, je m’en suis toujours sortie vivante… et sans rapporter aucune maladie étrangère à la maison! On est à un festival punk rock, on ne fait pas nos chochottes!! Je dirais que les gens sont beaux, sont fins, ne sont pas tous diplomates, mais câline que tout le monde est heureux!!

La programmation quant à elle manque cruellement de groupe féminin. Il y a de très bons bands de filles qui selon moi mériteraient leur présence au Rockfest.

Pour les princesses qui ont peur de la crasse, je vous suggère le blues festival de Tremblant! Pour les vrais, on se revoit l’an prochain! » – Véro

ÉCRIT PAR: JEFF DROUIN

Publié le juin 24, 2015, dans Événement, Emo, Festival, Hardcore, Hardcore Breakdown, Hardcore D-Beat, Hardcore Métal, Hardcore Thrash, Heavy Métal, Métal, Métal Progressif, Metalcore, Nu Métal, Oï Punk, Pop Punk, Punk, Punk Francophone, Punk Hardcore, Punk Mélodique, Punk Rock, Rock, Rock Alternatif, Screamo, Ska, Ska Punk, Ska Reggea, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, Street Punk, Thrash Métal, et marqué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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