(REVUE) Péripétie hardcore à Skank le Pit 2

Samedi dernier se déroulait la deuxième édition de Skank le Pit aux Katacombes sur St-Laurent. Ce festival est organisé par Les Skalpés qui fêtaient d’ailleurs leurs 3 ans d’existence. Huit groupes Ska (Skacore), légèrement plus violents que la normale, rejoignant les sonorités punk et hardcore, ont passés tour à tour sur la scène pour nous transporter dans un monde parallèle, celui où il fait toujours bon vivre! Cette revue a été réalisée conjointement avec mon collègue Éric Çatire, animateur à CISM et chroniqueur au sein de l’équipe BP, qui s’est occupé des parties concernant les groupes Filthy Radicals et Les Skalpés.

Dead End Trends : Premièrement, je dois mentionner que ce band a su générer un excellent « punch » de départ. Tous les musiciens de cette formation sont très talentueux. Cependant je dois avouer n’avoir eu d’autre choix que de souvent porter mon regard vers le guitariste solo. Il était trop sur la coche! Leur style musical est marqué par des moments mouvementés et parsemé de chansons plus relaxes. Un excellent dosage qui donne envie de bouger à la foule. On faisait parfois face à des transitions très intenses et très courtes et un autre trait caractéristique à mentionner sont les finales plutôt très surprenantes. Ça fini quand on ne s’y en attend pas! La rythmique est également irrégulière, qui se rapproche du métal accompagnée d’un chanteur puissant et très juste. Ce fut un excellent préambule qui mettait très bien en place le thème de la soirée.

DEAD END TRENDS :

Calamity Steed : la dernière fois que j’avais vu cette formation en prestation c’était à la fin 2014 et je dois vous avouer que j’ai perçu une nette amélioration depuis! La sonorité est beaucoup plus punk qu’avant et j’ai adoré. Le sax est devenu moins lyrique et se fond désormais de facon beaucoup plus subtile avec la section rythmique. Les deux chanteurs se séparent très bien les lignes toutefois leurs voix ne sont pas très justes lorsqu’ils se mettent à nous gueuler leurs louanges conjointement. Mais ça s’oublie, on a envie de chanter avec eux! Ils nous ont fait 2 reprises, Beer de Reel Big Fish et une autre de Marilyn Manson que j’ai particulièrement adoré!! Thumbs up les gars, continuez sur votre lancée! Je vous annonce d’ailleurs en primeur que des changements surviendront prochainement au sein de la formation. Restez à l’affût!

CALAMITY STEED :

Capital Napalm : ok. J’avais vu des vidéos, entendu des extraits, mais je n’avais jamais assisté à une de leur représentation et je dois vous admettre que j’ai été plus qu’agréablement surprise. Je crois en fait que ce fut la révélation de ma soirée. Bien que les gars avaient clairement eu bien du plaisir la veille, ça rentrait au poste! Calamity Steed fut d’ailleurs une excellente introduction à cette formation. Ça s’enchaînait parfaitement. J’ai particulièrement capoté ben raide sur les partitions de sax : rythmiques à fond la caisse, piles sur le temps, déchaînées. J’AI ADORÉ! Ça amène une richesse à une section rythmique qui ne se retrouve nulle part ailleurs. La foule semblait également apprécier et commençait à se dégourdir rondement. À mon avis, le seul point négatif c’est que nous n’entendions pas beaucoup les solos de guitare, le gars du son aurait dû jouer avec son volume pour nous faire entendre ces lignes de façon plus définie. Autrement, l’intensité est restée dans le tapis du début à la fin. Je veux les revoir, et ce, dans le très très bientôt!

CAPITAL NAPALM :

Je vous laisse donc avec Éric, qui nous fait sa revue des deux prochains groupes.

Filthy Radicals : pour ma part, j’avais bien hâte de voir le groupe de Toronto The Filthy Radicals, une formation qui m’avait déjà conquis avec Life or Debt, leur 7" de quatre chansons. Le band ne m’a pas déçu. Une excellente présence sur scène pour des gars qui, visiblement, ont du plaisir sur les planches. L’interaction avec le public était à point même si ça se passait dans la langue de Shakespeare. D’ailleurs, j’ai été relativement étonné par le fort engagement de la foule malgré l’heure hâtive. Il faut dire que des reprises,  dont la surprenante Blister in the Sun de Violents Femmes, étaient judicieusement placées dans le set et ont su créer un pit plus que décent et garder le public bien captif. Une performance qui a largement répondu aux attentes que j’avais.

THE FILTHY RADICALS :

Les Skalpés : puis, un peu après 21 heures, la température a grimpé de quelques degrés alors que les gars des Skalpés ont poursuivi l’assaut. Tout ce qu’on peut s’attendre lors d’une prestation de skacore bien pesant et aux influences métalliques y était ; un relent de sueur bien persistant, un plancher collant bien houblonné, et surtout, une foule détrempée, énergique qui tente tant bien que mal de suivre le rythme du groupe. Car avouons-le, les Skalpés sont déchaînés et ne nous laissent aucun moment de répit. Ça joue vite, ça joue fort, tout se fait en puissance ! C’est parfait de même! Une bonne grosse dose d’agressivité qui permet un défoulement collectif. D’ailleurs, mieux vaut faire gaffe pour ne pas mettre des bâtons dans les roues de la formation. Croyez-moi, la « Wah-wah » l’a appris à la dure!! Un excellent set qui donne soif et qui donne envie de retourner voir le groupe!

LES SKALPÉS :

The Forbidden Beats : chers lecteurs, l’ambiance était simplement démentielle, j’ai dansé, sauté, gueulé… bordel que j’avais du plaisir! Et je n’étais pas seule, oh que non! Nous étions toute une belle ribambelle de gens à skanker comme des fous. Et je vous dirais que le reste de la soirée s’est forcément déroulé sur cette note. Mais pour être complètement honnête avec vous, je n’en ai que de brefs souvenirs. Comble de malheur, ce qui devait inévitablement arriver un jour, arriva. Mel, du haut de ses 5 pieds, a mangé un méchant coup de coude de skankeur déjanté carré en plein face et a dû aller prendre l’air quelques instants, et le reste de ma soirée s’est en grande majorité effacée de ma mémoire… Et j’en suis profondément désolée pour les groupes ayant performés en fin de soirée.

THE FORBIDDEN BEATS :

J’aurais vraiment aimé vous sortir une revue d’enfer pour le groupe Best of The Worst. Ce groupe est descendu du New Jersey pour nous faire entendre leur travail et la majorité des gens avec qui j’ai discuté y ont trouvé une révélation et une certaine inspiration. De mon côté je ne me souviens que des musiciens : une trompettiste aux long cheveux blonds, un saxophoniste barbu et un guitariste-chanteur plus grand que nature dans son t-shirt blanc. Je vous invite à faire comme moi et aller en faire l’écoute. C’est garanti que vous ne serez pas déçus!

THE BEST OF THE WORST :

Pour le dernier groupe de la soirée, Blame The Name, vous trouverez d’autres références sur le groupe dans leur page Facebook.

Encore une fois, désolée de mon absence. C’est définitivement un rendez-vous l’année prochaine pour Skank le Pit 3!

ÉCRIT PAR: MEL LECLERC & ERIC CATIRE

Publié le juin 10, 2015, dans Événement, Festival, Ska, Ska Métal, Ska Punk, Ska Reggea, Ska Rock, Ska Troisième Vague, Skacore, et marqué , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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