(Chronique) The Goddamn Gallows, créer l’enfer un coup de pic à la fois


  • THE GODDAMN GALLOWS

  • THE MAKER
  • [FARMAGEDDON RECORDS/CRAZY LOVE RECORDS]
  • Année: 2014 // Genre: Punk/Bluegrass

  • / / / /

En jetant un regard sur les instruments (banjo, contrebasse, planche à laver, accordéon) qu’utilisent les membres de The Goddamn Gallows, la première chose qui vient à l’esprit est que nous avons affaire à un groupe de Folk dans sa plus pure tradition.

Détrompez-vous, car avec ce quintette directement sortie des bas-fonds de la Ville de Détroit et actif depuis 2004, nous avons droit à un style où s’imbrique l’horror punk, le psychobilly, le métal et le bluegrass. Un curieux mélange qui prend tout son sens sur The Maker, leur plus récent album lancé sur l’étiquette américaine, Farmageddon Records, il y a près d’un an et qu’on pourra finalement se procurer en format vinyle à compter du 12 mai prochain.

Tout au long de cet album contenant 12 titres, The Goddamn Gallows s’éclate définitivement avec le diable en personne. Avec ses textes sombres livrés d’une voix gutturale par le guitariste et chanteur Mickey Classic sur des airs que je pourrais qualifier d’inquiétants à saveur post-apocalyptique joués le pied au plancher, The Goddamn Gallows nous propose, selon moi, leur meilleur album en carrière. Je ne parlerai pas vraiment de ce que cet amalgame musical décalé peut dégager en spectacle car je n’ai pas encore eu la chance d’assister à un de leurs concerts, le groupe n’ayant à ce jour jamais mis les pieds au Québec. Par contre, si je me fie à l’album ainsi qu’à quelques vidéos d’une qualité douteuse provenant de YouTube, accourez-vous pour vous procurer des billets sans hésiter si un jour vous venez qu’à être informé de leur présence dans une salle près de chez vous.

Je ne passerai pas non plus en revue chaque chanson de l’album, mais je peux vous dire que la plupart des titres le composant donnent le goût de partir une business d’alcool de patate, de se faire des tattoos approximatifs avec une corde de banjo et d’aller vivre dans le creux d’un bois louche en attendant l’arrivée des quatre cavaliers de l’enfer.

Parlant de banjo, celui-ci est martelé sans aucune retenue pour ne pas dire brutalement par Joe Perreze tout au long de l’album, à commencer par la pièce titre qui ouvre celui-ci, mais contrairement à plusieurs autres groupes qui l’ont utilisé jusqu’à plus soif depuis quelques années, sa prédominance est ici un atout majeur. Je me dois aussi de mentionner la qualité de la section rythmique, c’est-à-dire la contrebasse jouée la plupart du temps en slap par le bien-nommé ‘Fishgutzzz’ et le jeu de batterie simple mais efficace de Baby Genius qui, tel un métronome, assure l’homogénéité et la constance des chansons du début à la fin du disque.

Jusqu’à maintenant, j’ai parlé de quatre des cinq membres du groupe. La raison est fort simple : je voulais garder pour la fin celui qui sur l’album passe quelque peu inaperçu, mais qui obtient une grande part de l’attention lorsque sur scène. Tout en simagrées et en chevelure, le multi-instrumentiste du groupe, à l’accordéon, planche à laver et tout autres instruments qui lui tombe sous la main, personnage extravagant et charismatique s’il en est un, le seul et unique, Avery. J’aimerais vous le décrire, mais je préfère vous suggérer fortement d’aller jeter un coup d’oeil à la bête par vous-même en zieutant une vidéo du groupe filmée en spectacle.

Pour conclure, The Goddamn Gallows est définitivement une formation en pleine évolution dont je vais suivre le parcours avec attention et The Maker est, selon moi, une étape charnière dans la carrière de ce groupe encore méconnu dans notre coin de pays. D’ailleurs, je nous souhaite à tous qu’ils décident de nous rendre visite dans les mois ou années à venir.

Note: 7.5/10

Chansons à retenir: The Maker / Ol’ dusty trail / Save yourself

1. The Maker
2. What Was the High?
3. Load Yer Guns
4. Save Yourself
5. I Am Still the King
6. Cold and Deep
7. Demon in the Night
8. Ol’ Dusty Trail
9. Ragtime Sinner
10. Copper King
11. Howlin’ Wind
12. Outta the Cold

ÉCRIT PAR: SAMUEL TESSIER

Publié le mai 8, 2015, dans Bluegrass Punk, Country Punk, Cow Punk, Punk, Punk Métal, Punk Rock, et marqué , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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