(Revue) Barricade, PGB et Invités, Bistro de Paris – 10 avril

Le premier groupe était commencé, j’étais en retard comme à l’habitude. Cinq à dix dollars à l’entrée, au choix. J’ai trouvé ça beau. Le bistro de Paris est un petit endroit sur St-Denis, il y avait des tables, des chaises et des machines à poker. De la bière intéressante et des belles phrases écrites sur les murs dans les salles de bain. (« Genre contre la police pis Harper là »).

Je m’abreuve et m’assois. J’écoute. Ces gens-là, je comprends vite qu’ils sont très « tight » et qu’il y a beaucoup de travail derrière leurs chansons. Saul Hittner font de la musique très pertinente, avec beaucoup d’intensité, alternant entre violence émotive et profondeur calme et reposée.

« Fuck » le stage, à un moment, trois des gars se trouvaient au sol devant nous, plus de place comme ça pour se garrocher partout. Je n’ai absolument rien de négatif à dire sur ce groupe, c’était parfait.

SAUL HITTNER :

Yukon : Par la suite, deux hommes montent sur la scène et s’installent derrière leurs instruments. Ça commence lentement, enchaînant mélodies progressives avec un « Loop » sur fond de batterie nonchalante et lourde. La voix du chanteur/guitariste se fait soudain entendre, claire et ambiante, lumineuse.

Pour être honnête, au début je n’étais pas convaincu, mais plus le set avançait, plus j’adhérais au concept minimaliste et mélancolique de Yukon. On a eu droit à beaucoup de profondeur, à des éclaircies et puis à des arrangements musicaux complexes et bien ficelés.

YUKON :

Barricade embarque et commence, « pas de niaisage ». Les chansons s’enchaînent rapidement, passant d’une agressivité effrénée jusqu’à la lourdeur d’un naufrage grand et lent dans la nuit. La gestuelle des membres du groupe est merveilleuse, ça brassait pas mal sur la scène. Ils sont complètement ailleurs et jouent comme s’il n’y avait rien autour d’eux; ils vivent leur musique et ça se ressent jusqu’à nous, pauvres spectateurs.

À la fin, le guitariste a lancé sa guitare au sol, s’est couché littéralement à plat sur sa « pedal board » pour faire complètement exploser la dernière note, qu’il a violentée. C’était majestueux, vraiment! Ce groupe fait parler de lui ces temps-ci et ce n’est pas pour rien. À voir absolument.

BARRICADE :

Pour maintes raisons je n’ai pas pu assister à set de Perry Got Busted (PGB), mais vu la qualité du spectacle jusque-là, je n’ai aucune difficulté à croire que ce fût tout aussi agréable.

PERRY GOT BUSTED :

Soirée mémorable, je ne regrette pas du tout les deux centaines de kilomètres roulés pour m’y rendre. Chapeau à l’organisation.

ÉCRIT PAR: M.G.

Publié le avril 17, 2015, dans Post-Hardcore, Post-Rock, Punk, Rock, Screamo, et marqué , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :