(Chronique) A Wilhelm Scream, un bombardement inimitable


  • A WILHELM SCREAM

  • PARTYCRASHER
  • [NO IDEA RECORDS]
  • Année: 2013 // Genre: Skatepunk Technique

  • / / /

Ma chronique d’aujourd’hui porte sur un poids lourd qui s’est fait attendre. Le poids lourd en question en est un qui m’a fait patienter durant 6 longues années. Une attente qui me parut interminable à un point tel que je le reléguais presque dans la catégorie des « albums mythiques » dont l’existence me semblait quasiment compromise, faute d’avoir une source sûre confirmant sa réelle existence.

Ceux qui me connaissent l’auront deviné, peu d’albums m’auront fait languir autant que Partycrasher, le dernier bébé de l’un des groupes que j’idolâtre frénétiquement : A Wilhelm Scream.

J’entends déjà certaines personnes me contredire en disant : « Ça n’a pas pris 6 ans, ils ont sorti un EP éponyme en 2009 ! » Oui. Vous avez raison. Mais le EP en question n’était pour moi qu’une entrée. Un petit hors-d’œuvre qu’on avale en quelques minutes tout au plus et qui nous laisse sur notre faim. En bref, ça n’avait rien à voir avec la consistance du plat magistral qu’ils nous avaient servi en 2007 avec Career Suicide. À côté de celui-là, le EP n’a fait que titiller et taquiner les papilles des gastronomes du skatepunk en ouvrant du même coup les appétits pour la suite des choses.

Ce n’est qu’à la fin 2013, plus précisément en novembre, que Partycrasher faisait finalement son apparition au menu. Pourquoi faire une chronique en 2015 ? Parce que s’ils ont pris leur temps pour nous concocter un poids lourds, il faut bien prendre notre temps pour digérer celui-ci ! D’ailleurs, mon premier constat à propos de cet album est que, contrairement aux précédents, il est un peu plus difficile à digérer. Ça prends un peu plus de temps avant de se remémorer correctement toutes les pièces.

Pour ma part, je dirais que c’est une question de complexité, on est pas face à un album du type « dans l’tapis de A à Z avec du gros « tupa tutupa » efficace mais toujours sur le même beat ». Non. Je dirais plutôt qu’on est ici face à une grosse concoction d’ingéniosité qui peut, à première vue, sembler quelque peu chaotique. C’est peut être pour ça que l’album fut si long à produire. Toutefois, il est aussi possible de penser que la procrastination à quelque chose à y voir et qu’ils s’excusent d’avoir pris si longtemps à nous servir notre dose dans une citation tirée du premier titre Boat Builders qui dit : « I’ve been guilty, I know that believe me. I admit I’ve been bored I’ve been lazy. » (À noter que cette hypothèse n’est qu’une pure interprétation suggestive de mon crû.)

En tous cas, on ne peut pas dire que les gars d’AWS ont manqué leur coup avec cet album. Comme je disais plus tôt, il n’est pas aussi facile à digérer que les précédents mais les fans de longue date y trouveront certainement leur compte et au final, après l’avoir écouté maintes et maintes fois, on réalise que chaque chanson à son petit quelque chose qui la démarque des autres. Des pièces telles que Boat Builders, Gut Sick Companion et Ice Man Left A Trail font preuve d’un niveau d’intensité extrêmement élevé avec une petite touche de « je-ne-sais-quoi » propre au son AWS.

En contrepartie, on a aussi droit à des titres plus relax, tels que Number One avec son introduction plus « lyrique » et son tempo plus posé que les titres mentionnés précédemment. Dans la même veine, on peut aussi penser à Sassaquin et Walkin’ With Michael Douglas des titres un peu moins « expéditifs » mais qui ne laissent pas leurs places d’un point de vue lyrique et mélodique. De ce fait, je dois admettre que je considère le vocal dans AWS comme un instrument en soi : les paroles nous bercent tout autant que les rythmes de guitare.

En somme, mon humble opinion est que l’attente ne fut pas veine. Même si au premier abord l’album semble un peu plus difficile à digérer que Career Suicide, les vrais accrocs de AWS y trouveront leur compte et finiront par apprécier cet album tout autant, sinon plus, que les précédents. Je dois cependant admettre que mon favori restera toujours Mute Print, mais je rejette la faute sur la nostalgie, qui est fort probablement seule responsable de cette opinion.

D’ailleurs, il y a quelques temps, j’ai lu une chronique anglophone sur cet album. Je me permets de réitérer l’opinion contenue dans celle-ci, qui stipule que même si plusieurs groupes en ce monde tentent de « sonner » comme AWS, aucun ne peut imiter parfaitement la « signature sonore » particulière qui fait que A Wilhelm Scream sont A Wilhelm Scream.

Ce petit «je-ne-sais-quoi » que je mentionnais plus tôt est tout simplement inimitable. Sur ce, je me permets de citer la fin de Born A Wise Man, qui résume assez clairement cette pensée : « There is no one that can get it done like us ». Non, en effet, PERSONNE ne peut le faire comme eux. C’est pas pour rien qu’ils font parti de mes favoris depuis ma jeune jeunesse.

AWS un jour, AWS toujours.

1. Boat Builders
2. The Last Laugh
3. Devil Don’t Know
4. Number One
5. Gut Sick Companion
6. Hairy Scarecrow
7. Ice Man Left a Trail
8. Sassaquin
9. Walkin’ With Michael Douglas
10. Wild Turkey
11. Born A Wise Man

ÉCRIT PAR: SEB LTMR

Publié le avril 15, 2015, dans Hardcore, Hardcore Mélodique, Punk, Punk Mélodique, Punk Technique, Skate Punk Mélodique, Skate Punk Technique, Skatepunk, et marqué , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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