(Chronique) Red Light Rebels, une solide première impression


  • RED LIGHT REBELS

  • REBELS (EP)
  • [INDÉPENDANT]
  • Année: 2014 // Genre: Punk Rock

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Nouveau joueur dans l’arène musical punk rock, le quatuor Red Lights Rebels nous offre, comme ils l’appellent, leur « self-released debut EP » (tout premier EP fait eux-mêmes) qui se nomme simplement Rebels.

Tout d’abord, petite leçon de musique 101. Le terme « EP » signifie « Extended Play » ou encore « Jeu Prolongé » lorsque traduit grossièrement en français. Le « EP » est habituellement un mini-album qu’un artiste ou un groupe sort entre deux « LP », qui sont des albums dits complet, que nous francophone avons traduit en « Long Jeu ». Claude Rajotte, sommité en matière musicale, utilisait le terme « super maxi » lorsqu’il faisait la critique d’un « EP ». Ceci étant dit, la grosse question existentielle qui demeure ici est : Est-il possible de sortir un « EP » sans avoir préalablement sorti un « LP » ? A cette question je réponds : on s’en fout!

Bon revenons à Red Lights Rebels et leur premier opus Rebels.

Avant de plonger dans le vif du sujet, sachez que Red Lights Rebels est une formation originaire de Cheltenham au Royaume-Uni et que ces membres ont jadis été ou sont toujours actifs dans les formations 4ft Fingers, Skintight Jaguars, The Victory Show, Riot & The Popshots. Personnellement, je ne connaissais aucun de ces groupes avant d’écrire ces quelques lignes, mais je dois vous avouer que la personne qui a accouché du nom « Skintight Jaguars » (ou Jaguars à la peau moulante) a tout mon respect. Je ne crois pas que mon cerveau soit capable d’autant d’originalité. Autre fait intéressant, Red Lights Rebels est présentement sous l’égide de l’étiquette Don’t Ask Records, dont je ne connaissais pas l’existence non plus.

Maintenant l’album…

Cette galette (terme librement emprunté à mes collègues Deslo et Drouin) comporte cinq pièces, pour plus ou moins 15 minutes de musique, qui s’adoptent aisément dès la première écoute. Ce n’est ni trop cérébral, ni trop technique, ni trop discordant, ni trop pop. Bref, la recette est efficace et le tout est excessivement bien dosé.

Il est difficile de qualifier la musique de Red Lights Rebels en seulement quelques mots. Selon leur compte Facebook, la formation donne dans le punk rock’n’roll et je crois que c’est juste. La facture musicale de l’album est essentiellement punk mais avec beaucoup d’influences plus rock.

A l’écoute de Rebels, certains aspects des chansons m’ont ramené à des classiques comme un solo de guitare que j’aurais pu entendre dans une chanson de Social Distortion, une piste de bass ou de guitare qui pourrait sortir de Dude Ranch de Blink-182, une progression ou une montée qui aurait pu cadrer sur un album de The Lawrence Arms.

J’ai bien aimé aussi le côté punk « rassembleur – hymne » des chansons sur Rebels, qui est très appuyé par les harmonies vocales. Si vous m’avez perdu, pensez à des trucs comme Street Dogs ou Dropkick Murphy’s, ou encore simplement à Bro Hymn de Pennywise.

Outre les références nommées ci-haut, la musique de  Red Lights Rebels  m’a aussi rappelé des groupes comme MXPX (au niveau des textes), Jimmy Eat World (petit côté plus pop), Bigwig (l’intro de Lazy Bones) et Swiggin’ Utters (surtout au niveau de la batterie).

Tout compte fait, il s’agit d’une excellente première sortie pour ce nouveau groupe, qui a été promu à la liste des permanents sur l’IPhone de votre humble serviteur.

Le seul petit point négatif pour Rebels, si je peux me permettre, est la réalisation qui est un peu « flat » à mon goût personnel (je crois que « goût personnel » est un pléonasme soit dit en passant). L’album aurait peut-être gagné un peu en saveur avec des guitares plus rugueuses et avec un plus gros accent sur les harmonies vocales… mais bon ça ne m’a vraiment pas empêché d’apprécier cette œuvre qui m’a fait une solide première impression.

Un album qui fera sans doute votre bonheur en roulant les fenêtres baissées durant été. Bonne écoute!

1. Sick and Tired
2. Lazy Bones
3. Harrison
4. California Avenue
5. Barracuda

ÉCRIT PAR YANN LAFOREST

Publié le avril 7, 2015, dans Punk, Punk Rock, Punk'N'Roll, et marqué , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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