(Revue) Pennywise au Métropolis : « trip à trois »!

Tsé, lorsque tu pars de Rouyn-Noranda afin de braver le parc de La Vérendrye pour participer aux concerts de Punchline 13, A Wilhelm Scream, Anti-Flag et Pennywise, c’est clair comme l’eau Eska d’Amos, que tu es solidement motivé… En langage abitibien, nous nommons cela poliment, « un trajet sans faire caca ».

Une fois le sentier cahoteux traversé, j’étais vraiment content de rejoindre mes petits copains de Barricade Punk, avec qui j’allais assister à ce fameux concert que je chérissais depuis plusieurs semaines, sur les planches du Métropolis de Montréal!

Ça ne me sert à rien de blablater, c’est l’opinion sur l’événement qui vous intéresse… Et pour la première fois, nous allons pondre une revue incluant l’opinion de 3 membres de la seigneurie : Mel Leclerc, Deslo et moi (Jeff Drouin).

J’entame le tout…

Punchline 13

Drou : Je dis ça de même là, mais j’ai énormément de respect pour les orchestres locaux… Cependant, Punchline 13, qui lançait les hostilités de cette soirée punk, n’est pas venu m’hypnotiser avec son épice « Simple Plan ». Ça sonnait correct, mais il y avait quelques grains de sable dans l’engrenage, vous me suivez? Bref, je ne suis pas certain que cette foule avait envie d’être caressée aussi tendrement par ces mains de pop-punk!

Mel : Ces gars ont définitivement la « vibe » punk cependant ils s’adressent à mon avis à un public plus commercial, plus pop. Je n’ai personnellement pas particulièrement été impressionnée par leur performance. Le son dans la salle n’était pas à son meilleur, surtout au niveau du vocal et de la batterie. J’avais l’impression irrépressible que le tout aurait pu être plus percutant. Peut-être que c’était du à la résonance d’une salle en train de se remplir tranquillement ou alors tout simplement pour garder le « punch » du début de la soirée avec le groupe suivant…

Deslo : De mon côté, j’ai adoré la prestation des montréalais Punchline 13. Des structures musicales quasi irréprochables, de l’énergie à revendre, un bon sens du spectacle et une détermination admirable. Évidement, c’était peut-être pas la bonne soirée pour ouvrir quand, de toute évidence, les gens n’était pas là pour eux et c’est bien dommage. Je leur souhaite un meilleur publique lors de leur spectacle le 28 mars avec Face To Face.

PUNCHLINE 13 :

A Wilhem Scream

Drou : J’ai l’impression que les adeptes de punk rock présents au Métropolis s’impatientaient puisque la salive qui pendait sur le coin de leurs lèvres était une sauce pour A Wilhelm Scream. On jase là, mais « zyeuter » A Wilhelm Scream en concert, c’est comme encaisser la frappe gauche d’Adonis Stevenson. Nuno Pereira propulse son vocal sans faille accompagné d’une énergie magistrale. Le jeu de guitare et les solos sont livrés sans retard… Brian Robinson cajole son instrument (basse) comme j’ai rarement vu quelqu’un l’exécuter. La boîte à rythmes (batterie) pilotée par Nick Angelini frappe à nous en « commotionner ». Le seul bémol : le chanteur est un fan fini des Bruins de Boston.

Mel : Ce groupe fut définitivement ma révélation de la soirée. Ça rentre au poste en calvaire comprends-tu? Le chanteur nous décape complètement, les chœurs vocales torchent, le batteur nous rend une job de maître accompagné d’une section rythmique de feu et, enfin, on avait du son dans la salle! Ce groupe m’a impressionné surtout au niveau de la maîtrise du rythme. Ils sortent des standards usuels de structures de chansons et c’est quelque chose que je chéri particulièrement. J’avais littéralement un deuxième battement de cœur à chaque coup de base drum. J’ai adoré!

Deslo : Fidèles à leurs habitudes, énergiquement endiablés, les riffs démentiellement entrainants fusaient de partout, tel un feu d’artifice lors du mondiale de la ronde. On aurait cru qu’il y avait deux groupes sur scène, en même temps, tellement qu’ils étaient déchaînés. Vocal hallucinant, guitare carburante sans faille, drum bombardant et basse étincelante. Ils savent vraiment captiver notre attention avec leur musique. C’est sens doute pour cet aspect crucial que la foule en demande encore et encore. J’ai bien aimé la courte introduction de la pièce Walk de Pantera avant de nous enchanter les conduits auditifs avec The King Is Dead. J’ai hâte de les revoir! C’est bien entendu mon coup de cœur de la soirée!

A WILHELM SCREAM :

Anti-Flag

DrouAnti-FlagAnti-Flag… Moi, des punks « straight edge », j’adore ça et ça me ressemble pas mal. Cela dit, la prestation d’Anti-Flag m’a confirmé que mes 32 huards investis pour ce concert étaient une vraie blague! Je dois avouer que je ne trouve pas ça logique d’assister à ce genre de prouesse prodigieuse pour seulement 32 piastres! Chris #2 (chanteur et bassiste) est tellement charismatique qu’une fille nichée au 2e étage lui a montré ses « lolos ». Justin Sane (l’autre chanteur et le second guitariste) s’occupe d’animer la foule, avec Chris #2, entre chacune des chansons. Évidemment, il est question, principalement, du gouvernement… Outre ça, l’harmonie des vocales, l’agencement des guitares, la basse de #2, la batterie véloce tabassée par Pat Thetic et le « trash » lancé par Chris #2 ont conquis solidement la foule.

Mel : À 4, ce groupe sonne comme une tonne de briques et l’interaction avec la foule occupe une place très importante tout au long de leur prestation. Le chanteur, Justin Sane, semble adorer faire la toupie et faire des petites passes cool avec sa guitare (j’aurais personnellement tombé par terre à tourner comme ça) mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est l’autre chanteur, Chris #2. Ce gars nous en met plein la vue avec une maîtrise sans pareil de son art en plus d’avoir un charisme incroyable. Il te dirige très habilement une foule, là où il le souhaite, et te « pimp » agréablement une ambiance démentielle.

Deslo : Sans faille ni dentelle côté musical, la formation de Pittsburgh ont tout donné. Là où ma petite déception était, c’est dans le nombre incalculable de discours politiques véritablement longs entre les chansons, surtout quand ils ont coupé One Trillion Dollar$, c’était interminable. Mais je sais que ça fait partie d’Anti-Flag et j’ai bien aimé cependant qu’ils parlent contre Harper. Sinon, comme dirait mon collègue Drouin, Chris #2 ne donne pas sa place et donne une performance du tonnerre. J’ai bien apprécié leur spectacle, c’est tout un concert qu’ils ont donné.

ANTI-FLAG :

Pennywise

Drou : Les bonshommes de Pennywise couronnaient cette soirée déjà bien irriguée… Ceux qui me connaissent suffisamment pourront vous certifier que je suis un adepte de Jim Lindberg et sa bande. Lindberg est une icône de la scène punk depuis pratiquement 30 ans, et malgré ses 49 ans bien sonnés, il a toujours le dynamisme d’un jeunot. « Professionnel » demeure le meilleur qualificatif que j’ai pêché afin de qualifier Penny. La voix unique de Lindberg, les textes et la mélodie de Pennywise font d’eux des incontournables de la planète punk rock. Fletcher Dragge, le sosie de Big Show (lutteur), et Lindberg se chargeaient de distraire les punkeux entre chacune des pistes. Des pros, des gars d’expérience et des gentlemen… C’est bien difficile d’être négatif sur ce genre de prestation aussi bien rodée!

Mel : On remarque tout de suite que ces icônes de la scène punk ont de l’expérience. Le spectacle semblait rodé au quart de tour et l’interaction avec le public était à l’honneur. On a eu droit à plusieurs grands classiques dont entre autres Fuck Authority et Bro Hymn et plusieurs chansons pour lesquelles la foule devait s’époumoner. Le guitariste, Fletcher, pièce d’homme incommensurable, a une prestance hors-norme et un sens du respect très profond. Il a répété à maintes reprise aux gens dans le trash « Hey, be nice! » pour vous dire à quel point la foule semblait déchaînée. Malgré leur âge, ces musiciens ont rien à envier à la jeunesse. Ils ont visiblement la flamme punk et quelque chose me dit qu’elle n’est pas prête de s’éteindre…

Deslo : Bombardement par dessus bombardement musical, Pennywise était en feu tout au long de leur prestation incendiaire. Du haut de ses 49 ans, Jim Lindberg a démontré hors de tout doute qu’il était capable d’en mettre plein la vue avec les classiques habituels et les petites nouvelles qui prennent un sens catapultable dans l’arsenal délivré ce soir-là. Les discours son brefs contrairement à leurs confrères d’Anti-Flag, ce qui laisse plus de place à la musique que les gens ont fort apprécié. C’était vraiment bien aussi de voir Nuno Pereira (chanteur de AWS) chanter sur la pièce Minor Treat. Dommage que la qualité sonore à la console du Métropolis n’était pas à la hauteur du groupe. J’ai hâte de revoir Pennywise, j’espère que ce sera dans un avenir proche!

PENNYWISE :

Et voilà, souhaitons que vous ayez apprécié notre revue  « Trip à trois »! Ah oui, et juste comme ça, Chris #2 a exécuté un maudit beau plongeon dans la foule lors du set de Pennywise! 10 sur 10!

Publié le mars 25, 2015, dans Événement, Pop Punk, Punk, Punk Mélodique, Punk Rock, Punk Technique, Skate Punk Technique, Spectacle, et marqué , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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