(Chronique) Rebuke, découvre l’album Wouldworks!


  • REBUKE

  • WOULDWORKS
  • [DISCONNECT DISCONNECT/KICKASS]
  • Année: 2010 // Genre: Skatepunk Mélodique

  • / /

En avril 2010, la formation suédoise Rebuke frappait extrêmement fort avec la sortie de son album Wouldworks. Le groupe jusqu’alors assez méconnu avait surpris en 2008 avec son mini CD promotionnel composé de quatre chansons qui se situaient à un niveau bien supérieur comparé à leurs enregistrements antérieurs, qui étaient disons-le, assez « maison ». Il faut dire que l’un de ceux là fut enregistré presque sans budget, directement sur un ordinateur portable dans un sous-sol ténébreux des contrées nordiques suédoises. La sortie du démo avec un son très clair laissait présager que l’album allait être autant sinon mieux produit.

Quelque part en hiver 2010 on a droit à 3 titres promotionnels qui seront sur Wouldworks, il s’agit de Gonzales, Affection Affliction Abandon et Still Weather. Ces morceaux eurent l’effet escompté, selon moi  Gonzales et Affection Affliction Abandon sont deux des meilleurs morceaux de l’album, bien que ce soit difficile à dire étant donné le niveau élevé de satisfaction que je ressens face à ce disque. Encore là, c’est bien peu dire. J’ajouterais que je suis certain que cet album passera à travers le test du temps et sera cité en 2020 comme étant l’une des meilleures réalisations skatepunk issue de son époque.

Certes, il y a beaucoup de subjectivité dans mes dires, mais pour un inconditionnel du genre, je ne vois pas ce que j’aurais à reprocher à cet album. Il me plaît sur tous les aspects : la rapidité et la technique (éléments essentiels) sont bels et biens présents sur l’album et les paroles sont souvent critiques et parfois teintées d’une touche de cynisme. En guise d’exemple je me permets de citer le début de Take To The Seas, où le cynisme est très clair :

« We’ve depleted our ressources, enslaved all the cows and horses, completely and utterly dilapidated our fragile ecology, so we take to the seas. I’m so glad we have options, so we don’t have to change. »

On peut aussi penser à la pièce Gonzales qui est en fait une critique à la religion, la réaction du chanteur du groupe face au scandale des prêtres pédophiles aux États-Unis :

« That’s just me I’m on the outside observing, crimes perpetrated against the underserving. I can’t even begin to understand your fucking pain. Corrosive venom sipping through these hierarchies of blame, a pious system protecting the culprit, what kind of god would endorse this bullshit? »

Mais la chanson qui retient le plus mon attention est sans contredit la magnifique « Affection, Affliction, Abandon » qui est en fait une ode au skatepunk. Une chanson qui donnera des frissons à tout amateur du style, avec la participation de Aaron Scott, le chanteur de Marathon (un autre groupe à voir) qui viendra chanter un refrain durant la chanson, mon passage favori :

« The level of success, is not measured in paychecks, not quantified by press. That empty seat, that vacant chair, made me doubt anyone would ever care, as much as us, and some of you, about this beautiful music we listen to, and though we’re few and far between, we sing these songs and share these dreams, and that will always be perfectly clear to me »

Ce passage met en lumière le fait que la communauté skatepunk est peut-être petite, elle est peut-être minuscule face à la grosse machine pop commerciale, mais ses membres sont tous des individus passionnés et authentiques qui croient en la continuité de leur trésor.

C’est pourquoi Wouldworks est une réalisation que l’on oubliera certainement pas de si tôt, je considère cet album comme un pilier de la continuité du genre, le porteur d’un flambeau qui reste allumé par passion et non par succès commercial.

À noter que Wouldworks est paru sous les étiquettes Disconnect Disconnect d’Angleterre et Kickass Records de la Belgique. Le groupe Rebuke a aussi sorti un disque compilation réunissant tout son vieux matériel, la compilation est nommée : Thank God For Evolution, un titre qui résume assez humoristiquement bien la rétrospective du groupe sur ce cd.

1. Bartenders & Tarbenders
2. History Doesn’t Repeat Itself… We Repeat History
3. Wings
4. Wings II: The Bastard Idioms
5. Affection, Abandon, Afflicition
6. Gonzales
7. Death-defining Stunts
8. Take to the Seas
9. Snow Day
10. (It’s Not) Rocket Surgery
11. His Brittle Faith
12. Still Weather
13. Wings III: Driving the Point Home
14. Mission Solved, Problem Accomplished

SEB LTMR

Publié le mars 6, 2015, dans Punk, Punk Mélodique, Skate Punk Mélodique, et marqué , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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