(Revue) Gutter Demons : plus puissant que le démon!

Je souhaite absolument vous clarifier quelque chose avant que vous exploriez le contenu de ce billet… Lorsque j’assiste à des shows orchestrés par Keep Hope Productions, j’ingurgite une, ou 2 consommations, tout au plus. C’est une façon de maintenir le « focus » sur ce qui se trame tout autour. Vous allez saisir en zyeutant mon chapitre!

Passons donc à l’intérieur du vif du sujet! Une drôle de tournure de phrase… mais je l’assume!

Fidèle à mon habitude, j’ai fait mon entrée au Cabaret de la dernière chance très précocement… Habituellement, les hostilités sont lancées vers 21 heures et moi je suis installé bien confortablement sur le coin du bar à compter de 19 heures 30. Quoi? J’adore contempler les « soundcheck »!

J’ai franchi la porte du Cab et les Gutter Demons entamaient leur session de « tests de son »! Juste ça, ça démontre que je suis choyé par la vie et que ces petites choses sont une source de bonheur pour moi.

Les boys de Gutter testent leur son, Zombie m’offre une Molson Ex (la première de mes 2), je suis aux anges!

Une fois que les rois québécois du psychobilly ont terminé leur séance, les gars d’Amos, les Sociopathes, arrivés sur le tard (juste un brin) se sont installés. À ce moment, il est environ 21 heures 15…

Je dis ça de même là, mais c’est dans ces genres de moments que le refrain de Mononc’Serge « J’pue pas, j’sens l’punk! » prend tout son sens.

Sans blague, les Sociopathes nous ont offert une maudite belle énergie avec leur street/oi! punk… Des riffs pas trop complexes, un son de garage, des petits solos, la batterie qui se fait tapocher assez « quick », les « docs », les mohawks… et un beau trash qui a été démarré par les fans Amossois qui sentaient l’punk! Oui, oui, des punks de la vieille école avec les blousons de cuir, les patchs, les docs, les mohawks… et l’odeur! Je blague un brin avec ça, mais disons que j’aime bien mon odeur de « new punk ».

LES SOCIOPATHES :

Après les Sociopathes, c’était le Désastre (le groupe)…  Pas que la merde était pognée, mais le groupe! Le chanteur et guitariste, Jay, devait composer avec un batteur et un bassiste par intérim puisque le batteur habituel était absent pour des raisons personnelles et le bassiste était perdu quelque part dans Rouyn.

Malgré les quelques accrochages, Jay, avec son sens du spectacle et son rockabilly sont parvenus à égayer la salle comble du Cab. Parmi les divertissements, le Désastre avait confectionné un genre de bonhomme punk avec des boîtes de Pabst et une épée avec des canettes de la même marque. L’épée s’est ramassée dans les mains d’un punk, qui a détruit le bonhomme… C’était pour le show là!

LE DÉSASTRE :

PGB (Perry Got Busted) était le 3e band à performer sur le plateau du Cab. Un quatuor montréalais extrêmement à l’aise sur une tribune et très professionnel. Quoique le batteur a percé la peau de la grosse caisse après une chanson… Ce n’est pas négatif, mais seulement une remarque!

Après que le tout fut restauré, avec l’aide du batteur de Gutter Demons, le spectacle de malade est reparti. Le chanteur performait en bas du stage, dans le trash… et les autres musiciens prenaient tous leur place. Chacun d’eux était extrêmement énergique dans l’espace restreint qu’ils avaient. Entre les tounes, c’est le bassiste qui s’occupait de parler à la foule. Le chanteur, lui, donnait tout ce qu’ils avaient pendant les chansons. Bref, PGB a réellement conquis le publique avec leur punk hardcore. Des chansons courtes et mélodiques, mais qui rentrent en sacrement!

PERRY GOT BUSTED :

Bon, en attendant le trio qui était de retour à Rouyn-Noranda après 9 ans d’absence, j’ai absorbé ma 2e consommation, en jasant avec mes voisins de quartier… et en écoutant du bon vieux Béru comme musique de fond!

Une fois les Gutter Demons aménagés, le spectacle a démarré… Puis quand je dis démarré là, c’est au quart de tour! Je n’ai aucun qualificatif assez puissant afin de décrire ce que les rois du psychobilly ont présenté à ce pub rempli à craquer! La contrebasse guidée par Gutter Flipper était monstrueuse… le chant rugueux et la « guit » « drivés » par TöxiK a intoxiqué solidement le public… la rapidité et la technique de Yells à la batterie étaient sans faille. Je vous le dis, je cherche toujours les qualificatifs afin de reproduire ce que j’ai vu et ce qui me vient en tête ressemble à ça : mémorable, malade, débile dans tête et capoter en ostie!

Un psychobilly à saveur punk, une énergie ahurissante, un trash de malade, un gars qui a été sorti sur la tête (puisqu’il était trop saoul), une salle comble et une foule VRAIMENT dedans ont illustré le retour plus que parfait des Gutter Demons, à Rouyn-Noranda.

En passant, ils ne sont pas que de retour uniquement pour se remplir les poches avec des spectacles ici et là, mais pour revenir au sommet et nous offrir une nouvelle galette d’ici 2016!

Ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ce trio hors pair en spectacle dans leur village, je vous jure que la prochaine fois qu’il se montre la face chez vous, n’hésitez aucunement à acheter votre billet. C’est simple, les Gutter Demons sont des incontournables de cette scène punk québécoise! Sur ce, on se recause cette semaine avec une critique et une entrevue surprise!

GUTTER DEMONS :

ÉCRIT PAR: JEFF DROUIN

Publié le mars 1, 2015, dans Événement, Oï Punk, Psychobilly, Punk, Spectacle, Street Punk, et marqué , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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