(Revue) Buckfest, soirées du 15, 16 et 17 février

C’était l’avant-dernier trio de spectacles du Buckfest, car la semaine prochaine ce sera mon dernier dimanche, lundi et mardi. Je suis si triste juste d’y penser car j’avais du gros fun, surtout que les soirées me faisaient oublier cette maudite neige… Voici donc mon compte-rendu.

Dimanche 15 février

Route St-Louis est un groupe formé de cinq membres. Batterie, deux guitares sèches, basse acoustique et d’alléchants chanteurs. Justement, le chanteur principal prend toute la place sauf que lorsqu’il n’est pas sur les planches de l’Esco, j’adore comment les musiciens prennent toutes leurs places! Ce soir-là, ils ont eu un drummer de remplacement, car l’habituel était dans une fin de semaine d’amoureux avec celle qui fait vibrer son cœur et comme les autres membres de Route St-Louis ne voulaient vraiment pas manquer la chance de jouer lors du Buckfest, ils en ont trouvé un temporaire.

Je fais partie de l’entourage du groupe alors vous comprendrez qu’il est un peu difficile pour moi d’être très objective, je vais faire mon possible!

Je peux vous dire que les boys étaient en feu, malgré quelques erreurs techniques, peut-être dues au stress ou à la bouffe mexicaine! Le chanteur sait bien communiquer avec sa foule attentionnée à écouter et découvrir leur musique. Une partie du public tapait même du pied. Du bon punk rock de chalet qui vous cajole et réchauffe les oreilles, surtout avec notre hiver qui n’en finit plus! À découvrir pour tous les fans de Yesterday’s Ring et Miracles!

ROUTE ST-LOUIS :

Bucky Harris, la deuxième formation de suite ayant cinq membres. Cependant, dans ce cas, on remplace la basse acoustique par une contrebasse. J’ai remarqué que le percussionniste avait un tambourin d’accroché sur son instrument, truc que je trouve assez cool et original!

Leur énergie est tellement contagieuse que j’en tape du pied depuis la première chanson! Tu vois que la musique est la passion de chaque membre : leurs veines sorties, les yeux dans

l’beurre, ça goûte le bonheur! Chansons super entraînantes qui donne le goût de chanter avec eux. Très belle complicité avec le public. Bucky Harris se donnent à fond, ils sont même essoufflés à chacun de leur tour!

BUCKY HARRIS :

Old Dirty Banjo, dernier groupe de cette superbe soirée, nous donne droit à quatre membres étincelants. Banjo, mandoline, contrebasse et chanteur et homme-orchestre, car il s’occupe de faire vibrer l’harmonica, gazou et guitare. Il ne cesse de déconner avec le public pour faire réagir la foule, ce qui marche très bien et donne le cœur à la fête. C’est toujours gagnant des solos de gazou! Il m’ont charmé grâce à ça, même si j’avoue que ça m’en prends pas gros, j’suis pas du genre princesse!

Les paroles sont bilingues et c’est bien vu. Encore une fois, je me laisse bercer et emporter par la musique. Ça vient une fois de plus me rappeler le goût d’être l’été. Tu sais quand il n’y a rien de compliqué et que tout va à merveille? Genre de tounes que j’écouterais en voiture dans un trip de route, les fenêtres baissées, les cheveux dans le vent, en roulant sans aucune destination précise. Un bon mélange de chansons relaxantes et d’autres qui bougent un peu plus.

OLD DIRTY BANJO :

— AUCUN SITE —

Une autre soirée remplie de découvertes, j’en veux plein d’autres. BUCKFEST! CONTINUE DONC AU MOINS LE RESTE DE L’HIVER!

Lundi 16 février

Head Case : pour un band qui ouvre la soirée, ça promet énormément. La formation de quatre membres n’ont même pas fini de s’installer et il y a déjà des fans qui attendent à l’avant de la scène. Si je n’avais pas vu que c’était une fille qui chantait, je ne l’aurais pas cru! Elle est grosse comme moi (c’est-à-dire comme un pou) mais elle a une voix rauque et puissante. C’est à se demander d’où elle sort cette puissance. Un autre qui prend toute la place de l’avant de la scène pour aller chanter littéralement dans la foule… On aime ça! Très bon drummer qui tient le beat! Les musiciens déconnent chacun leur tour avec le

public, ce qui fait en sorte que l’on oublie leur difficultés d’enchaîner les chansons. Du bon punk rock garage qui déménage encore une fois!

HEAD CASE :

Resistance : le trio débarque sur scène pour nous présenter du bon punk trash pesant. Je ne sais pas si c’est moi, le gars derrière la console ou le batteur qui a des sales pipes, mais ça sonne vraiment bien. Un bon agencement de tounes solides. Ils se mettent souvent à trois pour faire les chœurs vocaux, ce qui donne un excellent résultat. « Pas besoin de présentations pour la prochaine toune! », lance le guitariste. Ils m’étonnent et font une incomparable reprise de Stickin’ in my Eyes de NOFX, un de mes groupes punks préférés!

On a même eu droit à LA meilleur version de Pet pi Répète que j’ai jamais entendue! Les Chick’n Swell peuvent aller se rhabiller. Ce qui réveille toute la foule présente, parce qu’elle semblait dormir par moments et tout le monde se met à chanter, incluant l’équipe de l’Escogriffe!

RESISTANCE :

Viva Bertaga fit ensuite sont entrée. C’est un trio qui rend hommage à Bérurier Noir. Une saxophoniste, un percussionniste et le guitariste chanteur sont vraiment prêts à attaquer l’Escogriffe. Les membres sont vraiment en feu. Dégâts de bière sur le plancher, on s’en balance, ça fait punk et ça fite avec les tounes. Le chanteur a le même vocal, ce qui rend très crédible ce groupe. Ça sonne crasse, garage, pareil comme les vieux albums de Béru! La seule chose qui ne sonne pas garage, c’est le saxophone, mais bon il y a quand même des cuivres de temps en temps dans Béru.

C’est une réussite! Ça me donne vraiment le goût de réécouter tous les albums de Béru. Encore une fois, je me laisse tenter pour aller dans le cercle de danse mauditement punk! Par la même occasion, leur set de chansons me rappelle de vieux souvenirs avec mes chums lorsqu’on écoutât Béru dans l’tapis!

VIVA BERTAGA :

Merci Buckfest pour cette soirée bien… bien fêtard!

Mardi 17 février

Eddy Blake Eaton qui rentre sur les planches de l’Esco en ce mardi est un artiste solo avec une contrebasse qu’il utilise aussi parfois comme violoncelle. Un vrai bon mélange de blues, punk et de rockabilly. Il a un vocal qui s’agence très bien avec chaque note de son instrument. Le monde qui était absent a manqué un jam improvisé avec le piano de l’Escogriffe. Manipulé par un musicien d’un groupe suivant. (On pense souvent que ce n’est qu’une simple décoration, mais j’ai eu la preuve qu’il fonctionne vraiment).

Eddy déconne facilement avec l’auditoire. On a maintenant droit à un duo : le guitariste du prochain groupe vient se joindre à lui pour faire une reprise de Pink Cadillac. Si on se ferme les yeux, on se croirait dans un film des années 50!

EDDY BLACK EATON :

Jitterbop Boys, le groupe suivant, est un délicieux trio muni d’une contrebasse, d’un guitariste chanteur aussi et d’un homme derrière les grosses caisses. Succulent, je danse sur la première piste! Une seule imperfection à mes yeux : le chanteur lit ses paroles sur le lutrin, ça manque un peu de professionnalisme, mais qui suis-je pour en juger? Cependant, il est tellement un Jerry Lee Lewis de la guitare qu’on en oublie ce détail. WOW! Le contrebassiste sort de la scène et va dans la foule pour voler la vedette!

Vanessa essaie de m’apprendre à danser le jive, mais y fait tellement chaud et en plus on se fait photographier, ce qui me déstabilise et me déconcentre. Au final, c’est un délicieux groupe. Si vous aimez le rockabilly et la musique des années 50, foncez vite les voir dans l’un de leurs prochains spectacles!

JITTERBOP BOYS :

Le trio Eric Sandmark & His Remblers est terriblement bien préparé à nous faire bouger le cul et faire danser la foule comme des dieux de la musique. Dès la première piste, les trois quarts des gens présents se mettaient de la partie et, croyez-moi, il faisait encore plus chaud! Le contrebassiste me faisait rire, il dansait avec son instrument comme s’il dansait le jive avec une jolie femme. Il le fait tourner et valser à merveille, ça met du punch dans leur performance.

ERIC SANDMARK & HIS RUMBLERS :

Encore une fois, ça me déchirait le cœur de ne pas rester plus tard et profiter de l’excellente soirée. Il fallait que je retourne en bus/métro dans mon patelin… De retour à la vie normale quoi!

Je tiens à féliciter Wawa de Vomit Productions, Bobette de Bobette Productions et Vanessa de Little Wings Productions pour ces trois soirées mémorables. Il reste une dernière fois, alors c’est votre dernière chance de venir danser, trasher, avec moi! Vous n’avez aucune raison valable de ne pas venir! C’est seulement 5$ l’entrée pour des soirées folles raides! Buckfest, prépares-toi à me voir pleurer. Sans toi, la vie a moins de couleurs et de chaleur

DEY BOUCHARD

Publié le février 23, 2015, dans Événement, Cow Punk, Festival, Hobograss, Punk, Rock, Rock Garage, Rockabilly, et marqué , , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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